Voilà la fin Nou-chan :)
J'espère que tu ne seras quand même pas trop déçue!!!
Et que tu comprendras aussi...
Je me moque pas de toi!
Sur toutes les personnes qui l'ont lue, une seule a bien interprêté ^^" les autres j'ai du expliquer XD
Chapitre 9
- Nous allons bientôt rentrer, annonça t-il. Je pensais qu'il nous
restait encore deux mois, mais finalement, suite à quelques
complications, je pense que nous devrons partir avant. Dans trois
semaines au plus tard…
- Pa…pardon?
- Nous rentrons au Japon...pourquoi?
Elle sembla se figer sur sa chaise. Tout à coup, elle ne savait plus quoi dire…quoi? Rentrer? Maintenant?
- Et Amy? Elle ne va pas te manquer? Fit-elle avec un rire forcé.
- Tu veux qu'on la prenne avec nous?
Elle voulut rire à sa plaisanterie, mais au lieu de cela, ses yeux
s'embuèrent et, bientôt, elle eut les joues inondées de larmes. Affolé,
miyavi se précipita vers elle, et lui demanda ce qu'il y avait. Entre
deux sanglots, elle laissa échapper un petit "rien" et que tout allait
bien. Avec un sourire il lui fit remarqué qu'elle n'était pas très
convaincante mais elle se refusa à lui expliquer ce qu'il se passait.
Etrangement, il en ressentit de la peine…mais au lieu de le lui dire
simplement, il eut la réaction qu'il avait toujours et se mit à crier
que de toute façon, il s'en moquait pas mal, et même si elle ne le
croyait pas, elle se mit à pleurer de plus belle. Pour finir, il sortir
en claquant la porte.
Elle voulut lui courir après, mais ses jambes ne bougèrent pas.
Elle se sentit soudainement stupide de pleurer pour cela. Elle l'avait
suivi jusqu'ici! Deux fois de suite, elle avait laissé sa vie en
plan…mais à chaque fois, elle n'avait rien réellement laissé en plan.
Rien qu'elle aimait réellement en tous cas. Mais cette fois, c'était
différent. Elle avait trouvé, enfin, ce qu'elle voulait faire!
Pourtant…pourtant…Elle ne cessait de se répéter que la question
n'aurait pas du se poser.
* * *
Au bout de quelques heures, miyavi finit par rentrer. Il avait
longtemps marché sans trop savoir où il allait. Pour la punir il avait
voulu ne pas rentrer, aller à l'hôtel. C'était quand il s'était rendu
compte qu'il n'avait même pas envisagé d'aller dormir chez une autre
fille ou de définitivement la quitter, qu'il avait décidé de rentrer.
Quand il rentra, Meleika s'était glissée sous la couette. Si elle ne
dormait pas, elle faisait semblant. Et juste pour cette fois, malgré sa
colère, sa frustration et sa….peine?, il décida de ne pas crier. Au
lieu de la réveiller, il s'allongea près d'elle, en faisant le moins de
bruit possible. Il hésita un instant puis l'entoura d'un de ses bras.
Pas tellement pour elle…plutôt pour lui. Il ne comprenait pas bien ce
qu'il se passait, mais il avait l'impression qu'elle était en train de
lui échapper. Il détestait quand les choses lui échappait…ça lui
laissait toujours un sentiment amer d'échec. Mais là, c'était plus
comme de la tristesse. Peut-être parce qu'il s'agissait d'un être
humain mais, encore une fois, il n'avait jamais considéré les autres
que comme des jouets. Parce que c'est plus facile de se séparer d'un
jouet que d'une personne…
Là, c'était différent.
- Mel? Finit-il par murmurer.
Elle ne bougea pas et ne répondit pas. Peut-être dormait-elle vraiment finalement?
- Mel, et si tu restais ici?
Elle se retourna subitement et le regarda avec un air interrogateur. Il esquissa un sourire.
- Je ne sais pas ce qu'il se passe, avoua t-il Mais clairement, tu n'as pas envie de partir.
- Si je restais, tu ferais quoi?
Il se redressa sur le lit et elle en fit de même. Il se tourna vers elle et planta son regard dans le sien.
- Je ne resterai pas, fit-il.
- Je sais, souffla t-elle.
- Je ne suis pas amoureux de toi.
Mais ça, c'était un mensonge…peut-être. Bien sûr, il ne pouvait pas
rester, il avait des choses à faire. Mais il voulait rester. Ou plutôt,
il voulait qu'elle vienne avec lui. Il voulait qu'elle éclate de rire
et lui dise qu'elle le suivrait parce que de toute façon, rien ne
comptait plus pour elle qu'être avec lui. C'était de l'égoïsme? Oui
sans doute. Et alors?
Zut….
Il commençait à sentir ses yeux s'embuer. Voilà quelque chose qui ne
lui était pas arrivé depuis des années, en public en tous cas. C'était
vraiment trop bête. Il se retint de laisser s'échapper les larmes qui
menaçaient de couler. Ce n'était pas digne de lui.
- Qu'est-ce que tu veux faire?
Elle ne parla pas tout de suite puis:
- Je veux être heureuse, souffla t-elle.
Il faillit éclater de rire.
- Mais je ne sais pas ce que je dois faire pour cela, continua t-elle. Ici, j'ai trouvé ce que je voulais faire mais…
Elle ne finit pas sa phrase.
- Ecoute, fit-il, on a qu'à dormir et on verra plus tard. Si tu veux,
tu peux même me l'annoncer le jour de mon départ. Moi, je m'en moque.
Elle hocha la tête sans un mot.
* * *
Meleika entra dans le bureau de Fujioka-san d'un pas un peu hésitant.
Elle était en retard….les évènements de la veille l'avait complètement
épuisée, elle n'avait pas pu se réveiller à temps. Et bien entendu, il
ne fallait pas compter sur miyavi. Il ne savait sans doute même pas ce
que les mots "se lever tôt" voulaient dire. Avait-il jamais vu un
soleil se lever? Oui sans doute, après avoir veillé à une soirée. Mais
c'était tout. Elle sentit son cœur se serrer vaguement. Ca allait lui
manquer…
Même les petits-déjeuners ratés allaient lui manquer. Mais elle ne
pouvait pas le suivre. Pas une fois de plus. Parce qu'à présent elle
voulait vivre pour elle aussi un peu. Elle lui serait certainement
reconnaissante toute sa vie, parce que c'était grâce à lui qu'elle
était devenue quelqu'un. Et elle l'aimerait aussi certainement toute sa
vie. Ca lui faisait mal de le laisser partir, de laisser s'effondrer
tout ce dont elle avait toujours rêvé, mais il fallait bien qu'elle ait
un peu de fierté, au moins vers la fin. Et puis c'était lui qui le lui
avait proposé.
- Meleika, …vous êtes en retard, remarqua froidement Fujioka-san.
- Excusez-moi, répondit la jeune fille.
- Votre excuse?
- Je n'en ai pas.
On ne donnait jamais d'excuse à Fujioka-san car pour elle, aucune
excuse n'était valable. Alors il fallait baisser la tête et dire qu'on
était impardonnable, un point c'est tout.
* * *
Deux ans après
* * *
miyavi
regarda Meleika. Elle n'avait pas fait ses bagages. Il baissa la tête,
il ne leur restait pas beaucoup de temps. Elle ne lui dit pas qu'elle
restait, ce n'était pas vraiment la peine, il avait compris. Et il
était un peu surpris. Quelque part, même s'il savait à quel point sa
vie ici comptait pour la jeune fille, il avait cru, espéré, qu'elle le
suivrait. Mais non…et dans un sens, c'était normal, il ne pouvait pas
lui en vouloir. Mais il lui en voulait. Il lui en voulait vraiment. - Tu sais à quoi tu renonces? Fit-il avec un demi-sourire.
- Je sais, mais ça va aller. Je me suis trouvée un autre appartement
moins chef déjà, je déménagerai la semaine prochaine. Tu n'as rien
oublié? Parce que…
- Je suis déçu, soupira t-il. Tu avais dit que tu ne me laisserais pas partir…
- Et toi tu avais dit que tu ne m'aimais pas. Tu vois, nous avons menti tous les deux.
Il ne répondit pas.
- Je suis un peu triste, fit-elle. Il ne répondit pas. - Mais c'est pour le mieux, assura t-elle.
- Viens avec moi.
- Je ne peux pas. J'ai mon travail, et j'aime ma vie ici.
- Je m'en moque. Viens avec moi, répéta t-il. Tu m'aimes, non?
- Oui….mais cela ne suffit pas.
- N'importe quoi. Eh merde…
Cette fois, il ne les retint pas, les larmes se mirent à couler. De la
colère? De la tristesse? En vérité, c'était peut-être un peu des deux.
- Je ne peux pas partir, répéta t-elle.
- Je t'y forcerai.
- Je serai malheureuse.
- Je m'en moque. Viens avec moi. C'était
un peu étrange. N'était-ce pas à elle d'être en larmes et de le
retenir? Pourquoi était-ce le contraire qui venait de se produire? Et finalement, elle était restée….
Meleika regarda par la fenêtre de son appartement.
Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pensé à leur séparation…
Finalement, elle n'avait jamais déménagé. Comment dire…elle n'avait pas
pu. Tout comme elle n'avait pas pu trouver un petit ami. Elle n'avait
juste pas envie. Alors elle s'était contentée de travailler, le plus
possible. Petit à petit, elle se faisait une place dans l'entreprise.
Et même s'il manquait toujours quelque chose, elle était heureuse.
Mais tout de même, ça lui manquait.
Les notes de guitare le soir, les matins de mauvaise humeur, les larmes
aussi…et puis les sourires de miyavi, ironiques, souvent moqueurs…et sa
gentillesse. Cachée, certes, mais bien là. Tout cela lui manquait.
Parfois, elle se demandait même pourquoi elle ne l'avait pas suivi,
pourquoi elle était là, toute seule, dans cet appartement ou chaque
meuble le rappelait à son souvenir. Mais elle était là…
Elle regarda sa montre et sursauta. Il fallait qu'elle parte! Les séances de dédicaces, quant on y arrivait pas au moins trois heures à l'avance, c'était l'Enfer…
FIN
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