Tire : Dis, tu peux me sourire?Type : Yaoi
Rating : T13+
Mini Résumé :
Koyama peut enfin prendre des congés et retourne chez ses parents pour passer les fêtes de fin d'année. Il décide d'inviter Masuda avec lui...rien de moins fatiguant.Mot de l'auteur :
Alors Alors ^__^ Voilà, je poste pour la première fois un de mes écrits ici. En réalité, je n'ai pas beaucoup de textes à mon compte, terminé tout du moins, mais ce petit One-shot est lui, bien terminé.
Je voudrais préciser que c'est mon tout premier One-shot Yaoi, qu'il est susceptible d'être "nian-nian", il est court aussi, et ne me criez pas dessus si il est très "soft" xD Je suis déjà trop mal à l'aise de poster ça. Bref, bonne lecture =)______________________________________________________________ Le soleil déclinait et le vent était glacial. Le pauvre Koyama Keiichiro se baladait dans les rues de sa ville natale, épuisé. Effectivement, il était partit dans sa ville pour les quelques jours de congé qu'il avait la chance de posséder pour Noël ; ce n'était pas les congés qui le fatiguaient, mais bien sa désespérante idée d'amener avec lui son collègue de travail, Masuda Takahisa.
En vérité, il avait eu très envie de passer plus de temps avec lui, il ne connaissait finalement pas grand chose de son ami, et ça, pour lui, c'était très contrariant. Il voulait tout connaître de ses collègues de travail, être là quand ceux-ci ont besoin d'aide. Donc, cette petite distance qu'il y avait entre eux deux le gênait énormément. De plus, devant l'air ravagé de Masuda lorsque celui-ci avait apprit qu'il ne pouvait pas rejoindre sa mère qui était elle même partit 3 semaines en Amérique, le généreux Koyama avait fait surface en un temps record : ils partiraient dans sa ville natale ensemble pour cette semaine de congé ! Son collègue en avait était très enjoué, tellement, que 2 jours avant le commencement de ces petites vacances, il avait déjà stocker toute son armoire à vêtements dans 4 valises. Tout s'annonçait très bien pour les deux compères.
Pourtant, dès le premier jour, alors que Koyama tenter de faire visiter sa petite ville à Masuda, il était fatigué et se demandait comment il faisait pour ne pas arracher la tête à l'énergumène excité qu'il promenait dans ce froid.
-Il fait chaud, tu trouves pas Keii-chan ? Tu peux porter mon manteau, please ? déclara le petit brun, avec une moue tout en essayant de se rafraîchir en agitant une main devant son visage, tentant de se dévêtir de l'autre.
-Massu, Tu vas attraper froid ! Arrête de sauter partout et t'auras moins chaud!
-N'empêche, j'ai chauuud.
Koyama soupira, ne cherchant même plus à répondre aux jérémiades du plus jeune.
-Tiens tu vois Massu, là c'est le parc pour enfant. Il y était déjà quand j'étais petit.
Keiichiro avait retrouvé un peu d'entrain en découvrant ce modeste parc de jeu pour enfants qu'il n'avait pas revu depuis des années.
-Pas possible !! Le petit Koyama a joué dans ce parc ?? Je veux y aller aussi ! Keii-chan on peut ?
Celui-ci n'eus pas même le temps de répondre, que son cadet était déjà partir rejoindre en courant les enfants qui s'amusaient. Koyama le suivit, soupirant une nouvelle fois.
En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, Masuda s'était déjà pendu à une échelle pour les moins de 8 ans, avait descendu en rigolant aux éclats un toboggan plus petit que la longueur de ses jambes, puis il se balançait avec dextérité sur une balançoire verte. Notre Koyama s'assit sur un banc, un peu à l'ombre, en regardant son « petit » jouer comme jamais et faire des blagues aux autres enfants qui avaient déjà tous adopté ce grand. Il ne pu s'empêcher de regarder avec tendresse son ami tout en remontant son écharpe sur son nez. Quand il le détaillait comme il le faisait là, il se disait que Masuda était vraiment à croquer ; il avait toujours envie de lui pincer les joues, d'appuyer sur son nez, de jouer avec ses cheveux, de le voir toujours rire. Au travail, il n'avait jamais remarqué comment il pouvait le trouver mignon. Après tout, Masuda était vraiment très attendrissant. Un petit homme très enjoué qui n'arrêtait jamais de rire et qui parlait toujours trop fort. « Tiens ! Je sais même pas si il a une copine ! »
-C'est lequel le votre ? Dit une voix chaleureuse à la droite de Koyama.
Il observa son interlocutrice et découvrit une jeune femme, qui lui offrait un sourire avenant avec le bout du nez rouge.
-C'est le grand brun qui joue dans le bac à sable ^^
La femme regarda donc vers l'endroit indiqué pour essayer d'apercevoir la personne indiquée ; bien vite elle comprit qu'il parlait d'un adulte, et elle n'osa plus adresser
la parole à l'homme louche assis à sa gauche...
Keiichiro n'y prêta pas même attention tellement il était concentré sur le sourire de son Masuda.
-Hé Keii-chaaann ! Tu viens jouer avec moi ?
-Non Massu, il faudrait qu'on aille manger.
-Youpi ! J'ai faim ! On va manger dans le resto de tes parents ? Je veux des ramens !
-Oui, si tu veux.
Ils sortirent du parc ensemble, tout en discutant sur les différentes saveurs d'un plat de ramen, enfin c'était surtout Masuda qui conversait en solitaire.
-Dis, Massu, comment ça se fait que tu sois aussi enjoué aujourd'hui ? Tu n'aurais pas préféré passer tes jours de congés avec ta mère ?
-Ben comme tu vois, elle préfère partir en Amérique. Et puis j'aime passé du temps avec toi, Keii-chan !
Koyama crut vraiment voir un voile fugace de tristesse couvrir les yeux de son ami. Alors, il le connaissait si peu ? De toute évidence, Masuda était triste de ne pas être avec sa mère.
Quand ils arrivèrent dans le fameux restaurant, la gérante se jeta sur son fils, lui faisant une grosse bise sur chacune des joues.
-Mon choux ! Tu m'a manqué !
-Toi aussi, maman. Et j'ai amené un collègue de travail. Voilà Masuda Takahisa.
-Bonjour Madame, dit poliment Masuda en se penchant.
La mère de Koyama lui répondit elle aussi en souriant et se pencha légèrement.
-Sois ici comme chez toi, Masuda, je suis ravie de t'accueillir. Tu es tellement mignon, je te vois souvent à la télévision aussi. Chéri, sors de ta cuisine et viens saluer ton fils et notre invité !
Masuda sourit en regardant cette petite femme énergique si gentille avec lui. Il aimait se faire chouchouter, ça avait toujours été ainsi, et l'a gentillesse qui émanait de cette femme le rassurée. La même gentillesse que celle de son fils.
-Bon retour mon fils. Je suis fier de toi, tu sais. J'aime beaucoup quand tu viens nous rendre visite.
-Merci Papa,tu va me faire pleurer.
-Ha sois pas bête. Et qui vois-je là ?
-Masuda Takahisa, un collègue de travail de notre petiot, répondit la mère de Koyama.
-Tu es sûre qu'il est majeur, ma chérie ?
-Voyons !
Tout le monde rigola chaleureusement. Keiichiro se sentait enfin chez lui. C'était l'endroit qu'il appréciait le plus au monde. Cette odeur de nourriture ambiante qui régnait dans le petit salon réservé aux clients, ces couleurs orangées et chaudes qui lui rappelaient tant de souvenirs d'enfance, tout lui plaisait.
-Bon excusez moi les enfants, mais j'ai des commandes à préparer.
-Et moi, des clients à servir, ajouta Mme. Koyama en se dirigeant vers des nouveaux clients. Mes lapins, installez vous dans la salle à manger de l'étage et manger un ramen tranquille... Bonjour Mr. Takano, ça faisait longtemps! Je vous commande comme d'habitude ?
Keiichiro entraina son ami dans les cuisines pour se prendre un plat , laissant sa mère à son travail.
-Ils sont géniaux tes parents ! Je veux les même !
-Merci, c'est vrai qu'ils sont gentils.
Quand ce fût fait, ils montèrent les escalier pour s'installer dans la maison.
-Tu peux faire comme chez toi. Normalement, les valises, enfin Ma valises et Tes valises sont arrivées hier, alors elles doivent être dans ma chambre.
-Okey !
-Et ça te dérange pas de dormir dans un futon dans ma chambre ? Comme tu peux le voir on a pas trop de place dans la maison, alors on a pas de chambres d'amis ou autre.
-Mais ça me fait plaisir de dormir avec toi, Keii-chan !
Koyama sourit à cette annonce tout en continuant de regarder son ami. Celui-ci baissa les yeux tout en rougissant.
-Ah ne sois pas mal à l'aise Massu, c'est mignon ce que tu viens de me dire. Allez, Maman-Keii-chan veut un bisous.
Mais quand Koyama s'approcha de lui pour le prendre dans ses bras en adoptant un sourire de gamin comme il avait l'habitude de faire avec tout les membres de son groupes de musique, Masuda le repoussa avec force, peut être un peu trop. Keiichiro se recula, les yeux écarquillés et la bouche ouverte, mais ne voulant pas mettre son ami plus mal à l'aise qu'il ne semblait déjà l'être après ce qu'il avait fait, il sourit et s'excusa :
-Désolé Massu, je recommencerais plus, fallait me dire si t'aime pas que je te prenne dans mes bras. Je le fais avec tout le monde tu sais.
-Justement, ça m'énerve.
Ne sachant pas trop quoi répondre, et voulant dissiper l'ambiance pesante qui s'était imposée, l'ainé sourit encore et déclara qu'ils devaient commencer à manger. C'est ce qu'il firent pendant une bonne heure, retrouvant leur complicité habituelle, oubliant cet incident. Quand ils eurent finit, il était déjà 21 heures; Voulant utiliser leur vacance comme bon moyen pour se reposer, ils décidèrent de se coucher immédiatement. Alors, Koyama partit prévenir ses parents, tandis que Masuda commençait à sortir ses affaires et se mettait un pyjama bien chaud. Quand Keiichiro revint dans la chambre, il se changea à son tour en vitesse puis installa le futon pour son ami. Après quelques minutes, ils étaient tout les deux couchés par terre dans leur futon, à tout juste quelques centimètres l'un de l'autre. Koyama essayait de dormir mais le sommeil ne venait décidément pas, alors en désespoir de cause, il décida de parler avec son voisin à condition que celui-ci ne dorme pas.
-Massu tu dors ?
- …
-Allez Massu, je me sens seul. Me dis pas que tu dors, pleurnicha l'ainé.
-Non mais j'étais entrain de m'endormir.
-Parfait si toi aussi t'arrive pas à dormir !
-Je viens de te dire que j'allais dormir, soupira le plus jeune.
-Bon Massu, de quoi veux-tu parler ?
-Je sais pas.
-D'accord, on devrait discuter de ce qui n'a rien avoir avec le travail, ne ?
- …
-Mais dis quelque chose quand même !
-Ok...Je ne suis qu'un collègue de travail pour toi ?
Koyama fut prit de court par cette question. Il n'osa pas répondre de suite, et prit son temps pour réfléchir à sa réponse. En y repensant, il avait présenté Massu à ses parents en le nommant comme collègue de travail. A sa place, lui non plus n'aurait pas apprécié.
-Non, tu es un très bon ami pour moi. Je suis désolé d'avoir juste dit « collègue de travail » devant mes parents. Et puis tu sais, je t'ai invité ici pour qu'on se connaisse un peu mieux, alors tu n'as pas à t'en faire.
-D'accord.
-Et moi je peux te demander quelque chose ?
-Bien sûr.
-Tu me vois en tant qu'ami aussi ?
-On peut dire ça comme ça.
Encore une fois Koyama était surpris. Mais ce coup-ci il se sentit blessé. Il détestait le noir. Dans le noir de sa chambre en cet instant, il ne pouvait pas voir l'expression du visage de son voisin et il avait horreur de ça. Aussi, d'un geste brusque il se pencha sur sa gauche pour allumer sa fidèle petite lampe de chevet. Tout aussi rapidement, il se tourna vers Masuda pour voir son visage, et quand il vit que celui-ci lui tournait le dos, son coeur se serra. D'une certaine manière il se sentait trahi, mais aussi ridicule d'avoir dit à une personne qu'il tenait à elle et que celle-ci ne le considérait même pas comme un ami. Il voulut éteindre la lampe mais en un geste trop brusque, il la renversa, mais ne s'en préoccupa pas plus étant donnée qu'elle s'était éteinte comme il souhaitait. Quelques secondes plus tard, il était à nouveau couché et tournait lui aussi le dos à son voisin.
De toute la nuit, il eut du mal à s'endormir. Il ne pensait qu'une chose : Masuda était vraiment lunatique !