Voila le chapitre 4, j'espère que ça vous plaira =)
La question "Qui est au téléphone?" a enfin une réponse ^^
Bonne lecture et gomen pour le double post xD
_____________
4
Keii se stoppa au milieu de la salle, le téléphone à l'oreille et le visage livide. Je me tournais vers lui, l'interogeant du regard tout comme les autres, mais il ne nous répondit pas. Je compris soudain ce qu'il lui arrivait quand il se mit à parler. Son ton était calme mais son visage laissait transparaitre une certaine colère mélée à de la peur.
-"Oji-san. Que veux-tu?"
-"Iie. Doushite? Pas maintenant."
Ma voie n'était qu'un murmure mais les personnes autours de moi moi l'entendire sans mal, me jetant des regards intérogateurs. J'étais incapable de bouger, mon corps refusait de m'obéir. Si j'avais pu je serais parti en courant mais ce n'était pas la peine d'y songer, je devais rester et l'affronter. Dire que mon père me faisait peur était en dessous de la vérité. En réalité j'étais litéralement terrorisé à la simple pensée qu'il puisse surgir devant moi. Cependant, je ne devais pas me laisser submerger pas mes émotions. Il fallait que je sois fort, après tout mon nom ne signifiait pas "courage" pour rien. Je pris une profonde inspiration, essayant de calmer les bâtements de mon coeur, et me dirigea lentement vers keii-chan. Une fois en face de lui, je lui fis signe de me passer le téléphone. D'abord réticent il finit par accepter.
-"Oji-san, je te passe Yuuki."
-"Moshi, moshi! Oto-san?"
Ma voie ne tremblait pas, j'étais assez fier de moi, mais mon calme dura pas longtemps.
-"Yuuki tu vas me faire le plaisir de rentrer immédiatement en France."-"Je ne peux pas faire ça."
-"Ah! Et pourquoi tu ne peux pas? Vas-y explique moi."-"J'ai décidé de rester ici. Tu ne pouras pas me forcer à rentrer."
-"Voyez-vous ça! Depuis quand tu me tiens tête!"-"Depuis que j'ai décidé d'être le seul maître de ma vie. C'est finit tu ne me forceras plus à faire quoi que ce soit."
-"J'aimerais bien voir ça. Et que comptes-tu faire au Japon? Pourquoi t'es allé retrouver ton cousin? Tu as oublié que c'est lui le seul responsable de ce qui c'est passé? C'est entièrement sa faute si..."-"DAMARE YO! Laisse keii en dehors de ça. Contrairement à ce que tu penses il n'y a pas de responsable, c'était seulement un accident."
-"Tu te voiles la face Yuuki. Pourquoi tu n'acceptes pas la vérité!"-"Ce n'est pas la vérité mais TA vérité. C'est toi qui te voiles la face papa, pas moi. Depuis ces 5 dernières années tu vis dans le regret et tu chéris le souvenir d'une personne disparue. Tu as rejetté la faute sur keii-chan parce qu'il te fallait un coupable pour continuer à avancer. Mais résultat, tu en es toujours au même point. Regarde un peu autours de toi, il n'y a plus personne à tes côtés. Tout le monde est parti. D'abord maman, puis Hiro-chan et maintenant c'est mon tour. T'es le grand perdant dans cette histoire mais tu es trop fier pour te rendre compte de tes erreurs."
-"Je t'interdit de me parler sur ce ton. A qui la faute si tout le monde s'en va? Ce n'est surement pas la mienne. Regarde ou ton comportement a mené ta pauvre mère, regarde ce que keii a causé il y a 5 ans. Ne nie pas vôtre responsabilité à tout les deux dans ces histoires."-"Tu te trouves toujours des excuses. Arrête de te cacher derrière les autres."
-"Je ne me cache pas derrière les autres, j'expose des faits. Le fait que si tu ne trainais pas avec ces voyous ta mère ne se serait pas inquiétée, le fait que si keii n'avait pas prit le volant se soir là rien de tout ça ne serait arrivé."-"...ça ne veux rien dire."
Ma volonté commençait lentement à faiblir et ma voie tremblait légèrement. Il allait gagner, une fois de plus.
-"Tu le sais n'est-ce pas Yuuki? Ce sont les personnes en qui nous avons le plus confiance qui nous trahissent en premier."-"Il...ce n'était pas de sa faute...je le sais. Il n'aurait jamais...fait ça volontairement."
Je levais les yeux et constatais que tout les regards étaient fixés sur moi. Je cherchais celui de keii et ne le quittais plus. J'essayais d'y lire une quelconque trace pouvant approuver les paroles de mon père mais j'y vis seulement une grande tristesse. Lui aussi avait perdu quelqu'un d'important cette nuit là. C'était impensable de croire qu'il pouvait être responsable de ça.
-"Tu ments. Les personnes en qui nous avons le plus confiance sont toujours celles qui nous soutiennent et partagent notre peine même quand elles se trouvent à des millions de kilomètres de nous."
-"Je vois. Tu ne veux rien entendre alors sache que ça ne sera pas la peine de venir frapper à ma porte quand tu aura besoin de moi. Tu es tout seul désormais Yuuki."-"Je le suis déja depuis 5 ans. À croire que tu avais oublié que t'avais encore un fils."
-"Je n'ai aucune leçon à recevoir de ta part. Si tu veux savoir la vérité, je n'ai jamais voulu de toi mais par amour pour ta mère j'ai fait des efforts. Tu n'étais qu'un accident, une erreur de parcours. Tu as toujours été un poids pour moi. Heureusement que ton frère n'était pas comme ça. Je te souhaite de bien profiter de tes derniers instants. Finalement ton départ c'est ce qui pouvait m'arriver de mieux. Dis bien à la "famille" qu'il n'auront pas besoins de m'inviter à ton entèrement. J'espère que tu t'en iras vite, le monde n'a plus besoin de toi et personne ne te regretera. Adieu Yuuki."Et il racrocha. J'avais le visage ravagé de larmes que je ne pouvais pas retenir. Dire que son avoeu m'avait blessé était bien peu comparé à ce que je ressentais. Il venait de briser quelque chose en moi. Je n'allais pas tarder à m'effondrer totalement et je ne voulais pas que ça soit devant toutes ces paires d'yeux qui me dévisageaient. Je m'approcha doucement d'eux et rendis son téléphone à keii avant de partir en courant.
Je ne savais pas ou j'allais mais je m'en fichais. Les différentes salles défilaient devant mes yeux mais je ne m'arrêtais pas. Ma gorge me faisaient mal et ma respiration devenait de plus en plus diffile alors que je retenais les sanglots qui ne demandaient qu'à s'échapper. À bout de force je m'enfonça dans la première pièce que je vis en claquant la porte derrière moi et me laissa glisser le long de celle-ci. Ce n'est qu'à ce moment que je laissa ma peine prendre le dessus. De violents sanglots me secouaient et je tremblais de tout mon corps, la respiration saccadée. Mes bras entouraient mes genoux et ma tête était posée sur ceux-ci, cachant mon visage. Pourquoi il m'avait dit tout ça maintenant? Pourquoi il avait voulu que je rentre alors que je comptais si peux pour lui? Pourquoi continuait-il à vouloir me convaincre que keii était le seul responsable de ce qui c'était passé? Pourquoi toutes les personnes autours de moi finissaient toujours par m'abandonner? Pourquoi je me retrouve seul? Pourquoi je dois le quitter alors que je viens juste de le retrouver? Pourquoi je dois mourrir? Pourquoi?...
-"DOUSHITE?"
J'avais hurlé ce mot de toute mes forces jusqu'à m'en briser la voie. Mes pleurs ne se calmèrent pas pour autant et je replongea ma tête entre mes genoux, les larmes coulant de plus belle. Alors qu'une nouvelle série de sanglots me secouaient, j'entendis des rires et des bruits de pas se raprocher. Soudain, la porte d'en face s'ouvrit mais je ne bougea pas, restant replié sur moi-même contre la porte qui menait dans le couloir. Les personnes qui venaient d'entrer se turent en me voyant et le silence remplit la pièce, seulement troublé par mes pleurs. Je sentis quelqu'un s'approcher, s'acroupir en face de moi et poser une main sur mon épaule.
-"Shhh...calme toi. Qu'est-ce qui ce passe?"
-"Ri...ri...rien."
Je n'arrivais pas à me calmer et encore moins à parler. C'était comme si un barrage avait laché, tout ce que je retenais depuis trop longtemps avait décidé de sortir. Il fallait juste attendre que ça se calme. La personne qui m'avait parlé semblait l'avoir comprit et s'assit à côté de moi, m'entourant de son bras. Je me laissa aller contre elle tandis que quelqu'un d'autre s'asseyait à ma gauche. Je ne sais pas combien de temps on resta ainsi mais petit à petit je réussi à me calmer. Je releva la tête et me dégagea doucement de l'étreinte de la personne qui m'avait consolé. Il y avait en tout 5 jeunes hommes qui me dévisageaient. Deux étaient assit à mes côtés et les autres par terre en face de moi. Je ne me sentais pas très à l'aise. Je ne les connaissais pas et ils m'avaient découvert dans un état que personne n'aurait dû voir. Je ne savais pas quoi leur dire alors je reposa ma tête sur mes bras, eux-même appuyés sur mes genoux. Le jeune homme qui m'avait serré contre lui prit la parole.
-"Ça va mieux?"
-"Hum."
-"Tu veux bien nous dire pourquoi tu pleurais?"
-"Iie."
-"Comment tu t'appelles?"
-"Hayato Yuuki. Et...et vous?"
Les garçons se regardèrent, étonnés que je ne sache pas qui ils étaient. Ce fut celui qui était installé à ma gauche qui me répondit.
-"Je suis Sakurai Sho, à côté de toi c'est Aiba Masaki et en face, de gauche à droite, Ohno Satoshi, Ninomiya Kazunari et Matsumoto Jun. Nous sommes Arashi."
-"Hajimemashite."
-"Visiblement tu ne fais pas parti de la JE. Qu'est-ce qui t'amène ici?"
-"Je suis venu rendre visite à mon cousin. C'est un membre des News."
-"Lequel?"
-"Koyama Keiichiro."
Le dénommé Ninomiya Kazunari allait me poser une question quand un appel venant du couloir le coupa dans son élant.
-"Yuuki! Yuuki, t'es là? Yuuki! Où est-ce que t'es passé? Répond!"-"Je crois qu'on te cherche. Tu devrais répondre."
-"Hum...ouai."
-"Allez fais pas cette tête. Quoi que ce soit je suis sûr que ton problème s'arrangera."
-"Je ne crois pas."
-"Ne pense pas comme ça. Si tu le veux vraiment tout ira bien. T'es encore jeune, t'as toute la vie devant toi alors profites-en!"
-"Je n'ai pas...non...laissez tomber."
-"Nani?"
-"Betsuni. Je profiterais de la vie, ne t'inquiète pas Aiba-san."
Avant qu'il puisse répliquer je me mettais debout bientôt imité par le reste du groupe. Un second appel résonna dans le couloir et Ninomiya ouvit la porte en criant à l'adresse de la personne à l'extérieur.
-"C'est bon Ryô-chan arrête de chercher, il est là."
Le dit Ryô-chan se précipita sur moi dès qu'il me vit.
-"Yuuki! Enfin je te retrouve. Pourquoi est-ce que t'es parti comme ça? Qu'est-ce qu'il t'a dit ton père au téléphone pour te mettre dans cet état? Tout le monde te cherche. Keii-chan est au bord de la crise de nerf, il arrête pas de répéter que c'est de sa faute. Faudra que tu m'expliques parce que moi là je suis complètement largué."
-"Calme toi Ryô. L'agresse pas comme ça."
-"Gomen. Au fait, merci de l'avoir retrouvé."
-"Mais de rien. Bon, nous on va y aller. Le travail nous attend. Ja ne mina!"
Ils quittèrent tous la pièce, me laissant seul avec Ryô.
-"Tu veux bien m'expliquer? D'abord les médicaments et maintenant ça. J'aimerais bien comprendre."
Je soupira en me passant une main dans les cheveux, les décoiffant légèrement. Je crois qu'à ce stade c'était devenu inévitable. Si je ne lui disais rien il serait bien capable d'aller raconter sa découverte aux autres. Il était debout devant moi, les bras croisés sur sa poitrine et quelques mèches de cheveux lui chatouillant les joues. Son regard brun profond, presque noir, était planté dans le miens et j'eu la désagréable impression qu'il lisait en moi. Je sentis un frisson me parcourir et brisais précipitament le lien qui c'était formé entre nous. Je baissais les yeux, géné, et lui murmura.
-"Ce soir. Viens me vois dans ma chambre et je te dirais tout ce que tu voudras savoir."
Il ne répondit rien mais m'adressa un sourire victorieux avant de m'entrainer à l'extérieur. Dans le couloir je lui jeta discrètement un coup d'oeil, laissant mon regard le détailler. Il n'était pas très grand mais pas trop petit non plus, son corps était fin et musclé et ses cheveux bruns mi-long lui donnaient un air sauvage. Son visage semblait continuellement grâve et sérieux mais je devinais qu'il s'agissait d'une façade. Le petit sourire en coin qui n'avait pas quitté sa bouche depuis que nous étions sortit de la salle me conforta dans mes suppositions. Sentant sans doute mon regard sur lui, il se tourna vers moi.
-"Tu te défileras pas ce soir, ne?"
-"Iie."
-"Tu me diras vraiment tout ce que je veux savoir?"
-"En ce qui concerne les médicaments et l'appel téléphonique, oui. Pour le reste...je verrais."
Il ne répondit pas mais me fit un de ses plus beau sourire avant de me laisser entrer dans la salle de danse que j'avais quitté précipitament, une heure plus tôt. Et si j'avais trouvé une raison de vouloir me battre?
_________
Je mes un petit espace vocabulaire on sait jamais:
-Doushite: Pourquoi
-Oji-san: Oncle
-Oto-san: Père
-Damare yo!: La ferme!
-Hajimemashite: Enchanté
-Nani: Quoi
-Betsuni: Rien
_________________
~Kanjani8-addict-fan-team powaaaaaa!~

......
Les Eitos sont déjà les rois du monde de toute façon xD
Faut juste prévenir le monde maintenant...