| | | Nao \ Sweet Living Nightmare | |
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| Auteur | Message |
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Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 23 Juin - 19:17 | |
| Je me lance ! Je ne poste que le prologue, et si ça plait, je mettrai la suite. =) Titre : Sweet Living Nightmare Auteur : Moi. ^^ Pairing : A vous de voir .... Groupe : [Qui sont les membres et ils viennet de quel groupe] Kame et Akanishi de KT, Yamapi et Ryo de NewS et K8, j'ferai peut-être intervenir d'autres Johnny's. Miyavi, aussi, qui est un personnage central. Par contre, ils sont là, mais en tant qu'étudiants... Genre : Normal (? - J'sais pas cmnt on appelle une relation hétéro) et yaoi Mot de l'auteur : Bon, même si les persos portent les noms et visages des Johnny's, j'prétends pas les connaître. J'pense que c'est un point important. Pour le reste, je sais pas si vous allez aimer ma façon d'écrire... Il y aura plusieurs descriptions, au début, histoire de planter un peu le décor, mais j'vais essayer de disperser un peu tout ça pour que ça ne soit pas trop lourd. Ah ! Et si l'histoire commence sur une scène d'amour, il n'y aura pas que ça, j'vous rassure tout d'suite (ou pas ? xD). Bref. Enjoy ! =) ________________________________________________ Prologue « Ca va ? » murmura-t-il au creux de son oreille. Elle était désormais nue, allongée sur le lit qu’ils partageaient. Les lampes de la pièce étaient éteintes mais les lumières de la ville lui permettaient de voir les traces qui marquaient sa peau. Il faisait semblant de ne pas les voir, prenant soin de na pas lui faire de mal. Son corps tremblait sous ses bras, plus tendu que jamais. Du bout des doigts, il parcourait les courbes de son corps, tentant d’apaiser sa peur. Ses lèvres se dirigèrent alors vers son cou et lui offrirent de langoureux baisers. Elle frémit au contact du piercing encore froid de ses lèvres mais commençait peu à peu à se détendre, saisie par un désir incontrôlable qu’elle n’osait pourtant pas assumer. Il en profita pour descendre subtilement sa main vers son entrejambe qui s’ouvrit légèrement, comme contraint. Il croisa son regard. Elle semblait perdue, mais déterminée à le faire jusqu’au bout, cette fois-ci.
« Laisse-toi faire et tout va bien se passer », dit-il afin de la rassurer, puis il baisa son front comme il le faisait à chaque fois qu’il désirait la conforter. La jeune fille ferma les yeux et essaya de se laisser aller à ses caresses. Quand il sentit le moment venu, il saisit une de ses cuisses doucement mais fermement puis se glissa entre ses jambes. Il remarqua le cri de douleur qu’elle étouffa, mais ne s’arrêta pas pour autant, comme il le lui avait promis. Il l’étreignait avec toute la tendresse dont il était capable mais il sentait bien que les soupirs qui s’échappaient de la bouche de sa partenaire n’étaient pas des soupirs de plaisir.
Il s’arrêta brusquement lorsqu’il vit des larmes perler sur ses joues.
« Continue. » ordonna-t-elle en un chuchotement à peine audible. Il était perdu. Devait-il poursuivre, continuer à lui faire du mal, ou se retirer quoiqu’elle lui ait demandé ? Elle l’avait pourtant prévenu, que ça se passerait ainsi, il s’en rappelait encore. Elle était assise dans le vieux fauteuil de sa chambre et lui allongé sur son lit, feuilletant un magazine féminin français, sa langue natale, qu’il avait trouvé à même le sol. Elle lui avait soudain dit « Ca m’fait encore mal. Ca m’a déjà pris de ressaigner, aussi, mais le docteur dit que c’est normal. » Sa jupe glissait sur ses jambes repliées, dévoilant ses délicieuses jambes. A ce moment-là, il s’était imaginé du sang coulant d’entre ses jambes. Il chassa cette image de cette et se concentra sur le moment présent.
Il voulait en finir le plus vite possible mais préférait prendre son temps pour éviter de la brusquer. Lorsqu’il se retira enfin, elle parut d’un coup soulagée. Elle enfila son boxer ainsi que le tee-shirt du jeune homme qui traînait par terre et alla s’accouder à la fenêtre, respirant une grande bouffée d’air. Dehors, mis à part quelques combinis ouverts toute la nuit, la ville dormait. Une légère brise faisait tournoyer les quelques feuilles de cours qui traînaient par terre. Après avoir remis son jeans en vitesse, le jeune garçon alla s’installer aux côtés de son amie et leur alluma deux cigarettes qu’ils fumèrent en silence, tout deux perdus dans leurs pensées. Le premier était plutôt perdu, ne sachant comment se comporter face à ce qui venait de se passer, la seconde se laissant envahir par un sentiment paisible qu’elle voulait savourer.
« Merci, Miya. » dit-elle, un sourire aux lèvres, lorsque sa cigarette fut entièrement consumée, trop rapidement à son goût. « J’suis là pour ça » répondit-il après un certain temps. Il se leva alors, baisa furtivement son épaule nue, annonçant qu’il était temps d’aller se coucher. Elle resta encore quelques minutes à la fenêtre, admirant le paysage qui s’étendait sous ses yeux. Cela ne valait pas la Bruxelles de son enfance, mais elle devait admettre que Tokyo était une belle ville. Et malgré ce qu’il y avait pu se passer, elle commençait à s’y plaire. _____________________________________________
Dernière édition par Lio le Lun 30 Mar - 21:07, édité 2 fois |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Dim 29 Juin - 21:49 | |
| Chapitre 1 La sonnerie retentit enfin, annonçant la fin des cours de la matinée. Nao s’empressa de rassembler ses affaires et quitta rapidement la salle de cours. Dans tout le bâtiment les classes se déversaient de leurs élèves heureux de leur petite heure de liberté. Elle prit l’escalier qui menait au dernier étage, celui des classes en dernière année. Devant elle marchait Kamenashi Kazuya, un élève de sa classe, d’un pas nonchalant mais assuré, lui lançant de temps à autre un regard suspicieux. Il s’arrêta soudain et lui fit face.
« Arrête-ça ! dit-il, énervé. - Hein ? - Arrête de me suivre ! » s’exclama-t-il avant de s’éloigner non sans lui jeter un regard dédaigneux.
D’abord trop abasourdie par ce qu’il venait de dire, elle n’avait pas su quoi répondre et était restée plantée au milieu du couloir, bousculée par les quelques élèves qui n’étaient pas encore descendus. Elle se reprit lorsqu’une fille particulièrement maquillée, ce qui était, en théorie, interdit à l’école, lui donna un coup de coude (in)volontaire. Nao n’était pas très bien vue par les élèves de son école probablement parce qu’elle traînait avec les « marginaux ». Mais à vrai dire, elle s’en foutait. Ses amis lui apportaient ce qu’il lui fallait et le regard des autres ne comptaient plus en leur présence.
Après s’être ressaisie, elle se dirigea vers le deuxième classe du couloir, la terminale A, sans réaliser qu’il s’agissait justement de la pièce dans laquelle Kamenashi venait justement d’entrer. Celle-ci était vide, à l’exception quatre personnes installées de part à d’autre d’une table. Devant celle-ci était assis le garçon élu le plus beau de l’école : Yamashita Tomohisa. Il lisait un livre, ne semblant pas s’intéresser à la conversation de ses trois amis. Peu de gens savaient qu’il ne s’agissait que d’une façade et qu’en réalité, il n’en perdait pas une miette. Bien sûr, il se gardait bien de le faire remarquer et n’intervenait que très peu.
A côté de lui, assis sur l’appui de la fenêtre ouverte, Nishikido Ryo regardait d’un air distrait des élèves se disputer un match de foot et, plus loin, le parc dans lequel des filles surtout se promenaient, s’installaient en papotant gaiement. De temps à autre, il lâchait un commentaire sur l’une d’entre elles qu’il avait eue ou avait l’intention d’avoir. Sa beauté n’égalait pas celle de son ami, mais il avait du charme et savait en user. Il cultivait d’ailleurs une aura de mystère à laquelle peu de personnes parvenaient à résister, garçons y compris. Il était également considéré comme la « peste » du groupe, surnommé « Poison Tongue » par son entourage, car il n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait, à devenir méchant lorsque l’envie le prenait. Doté d’un égo surdimensionné, mais fragile, il n’hésitait pas à déverser toute sa colère sur quiconque se mettait sur route.
L’autre personnalité forte du groupe se trouvait en la personne d’Akanishi Jin, assis de l’autre côté de leur « leader ». Il était arrogant et sûr de lui, même si ses amis le savait chaleureux et sensible sous ses airs de grands durs, têtu lorsqu’il avait une idée en tête, franc et il ne se laissait jamais abattre. Un battant au sourire aux lèvres qui se laissait facilement apprécier s’il donnait à se faire connaître, c’est-à-dire très rarement.
Ce n’était pourtant pas entre ses deux fortes têtes que les plus grandes disputes éclataient, mais plutôt entre Nishikido et le plus jeune du groupe, Kamenashi Kazuya. Ce dernier était peut-être moins âgé que les autres mais il avait su s’imposer au sein de l’école de par son charme et sa classe naturelle. Il était, avec Yamashita, le plus sociable du groupe, malgré l’effrayante froideur dont il était capable. La relation qu’il avait avec Ryo était aussi proche de l’amour que de la haine. Autant, dans leurs bons jours, ils partageaient des moments de complicité que jalousait leur entourage, autant, lorsque ce n’était pas le cas, ils pouvaient aller jusqu’à en passer aux mains. Nao se rappelait encore du jour, au début de l’année, où Nishikido était entré en trombe dans leur classe, ne se souciant guère du cours qui se déroulait à ce moment, et avait asséné son « ami » d’un coup de poing mémorable, sans que cela ne perturbe ce dernier outre-mesure, ce qui avait eu le don d’énerver davantage son attaquant. Ce jour-là, elle avait commencé à se méfier de Kamenashi, ce type qui pouvait paraître amical au premier abord mais qui était en fait d’une froideur sans pareille, comme si le monde et les choses qui l’entouraient ne pouvaient l’atteindre, même lorsque celles-ci provenaient de celui qu’il devait considérait comme son ami. Et quand elle le croisait, même souriant, elle ne pouvait s’empêcher de le voir sous ce visage-là, celui qu’il avait montré après s’être fait frappé par Nishikido Ryo.
Ce qui les rendait d’autant plus attirants était le fait que, même s’ils étaient très liés et passaient beaucoup de temps ensemble, chacun vivait sa vie à sa propre manière et ils semblaient indépendants. D’autant plus qu’ils excellaient de leurs particularités. Le premier, Yamashita, était considéré comme l’intelligence du groupe, outre le fait qu’il soit connu pour ses talents d’acteur. Il obtenait toujours les meilleures notes et, même s’il n’était pas le meilleur de l’école, il en approchait. Akanishi, forte tête, était depuis deux ans le capitaine de l’équipe de foot. Kamenashi était le batteur phare du club de Baseball et avait marqué plus d’un point aux célèbres tournois du Koshien. Nishikido, quant à lui, était un excellent joueur de tennis et c’était sur un court qu’il attirait le plus de filles, mais s’il s’agissait également de l’endroit où il était le plus fermé et agressif, se concentrant sur le jeu qu’il devait gagner, et qu’il remportait la plupart du temps, entre autres grâce à sa détermination.
« T’es qui, toi ? » s’exclama-t-il lorsqu’il vit l’intruse qui venait de pénétrer dans la classe, leur propriété privée lors des temps de pause. Kamenashi évita son regard, persuadé qu’elle l’avait suivie jusque là pour se déclarer. Yamashita leva à peine les yeux contrairement aux deux autres qui, eux, ne se privèrent pas de la dévisager de haut en bas. Une autre qu’elle aurait rougi et se serait enfuie en courant ; elle préféra les ignorer et, n’apercevant pas la personne qu’elle désirait voir, elle se dirigea vers la seconde fenêtre ouverte. Elle n’eut pas de mal à le repérer tandis qu’il jouait au foot : il était plus mince que les autres et se démarquait d’eux de par sa « bizarrerie ».
« Miya ! » appela-t-elle. Il leva la tête et la vit accoudée à la fenêtre de sa classe. Ses yeux pétillaient et un sourire éclairait son visage. Elle n’avait pas la beauté de Keiko, le canon de l’école et, accessoirement, la copine officielle de Yamashita, mais une beauté bien à elle qui le touchait. Et voir son joli visage transcendant d’un bonheur pur et innocent l’emplissait d’un sentiment heureux, même s’il était conscient que ce n’était qu’une façade. De plus en plus fragile. Il l’invita à la rejoindre, ce qu’elle s’empressa de faire.
« C’est qui, cette fille ?! demanda Ryo, vexé d’avoir été ignoré de la sorte. - ‘Sais pas. - Elle traîne avec les Autres », affirma Yamashita, toujours au courant de ce qu’il se passait. S’en suivit un silence entendu. Les autres. Il y avait trois types de personnes à Eitoku : L’élite, composée des quatre garçons et, de temps à autres, quelques privilégiés qui ne gardaient pas leur place bien longtemps. Les normaux, situés à un niveau inférieur, et qui respectaient leurs aînés. Et, enfin, les autres. Les bizarres, les loosers, les différents. Ceux qui s’en foutaient de la hiérarchie ou qui ne voulaient pas l’accepter, ou tout simplement ceux qu’on ne voyait pas parce qu’ils ne méritaient pas qu’on ne leur porte attention.
Dernière édition par Lio le Lun 30 Mar - 21:08, édité 1 fois |
|  | | Cyliane Kazoku


 Nombre de messages: 813 Age: 20 Localisation: Les pieds sur terre, la tête en l'air. Date d'inscription: 09/04/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Mar 1 Juil - 13:34 | |
| yatta!!! *____* J'adore ce que tu écris, comment tu l'écris etc J'adore l'histoire aussi et le caractère que tu as collé à chacun des Johnny's!! (et à Nao aussi *-*) Bref: ENCOOOOORE!!! *-* _________________ # All Around Asia, the Beauty is Real! # |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Mar 1 Juil - 15:23 | |
| Cyliane ! <3 Mercii ^^ La suite est en cours d'écriture, mais il faudra attendre encore un peu. =) (En même temps, je posterai pas avant d'avoir obtenu ce que je veux, c'est-à-dire la suite de RLA) |
|  | | Cyliane Kazoku


 Nombre de messages: 813 Age: 20 Localisation: Les pieds sur terre, la tête en l'air. Date d'inscription: 09/04/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Mer 2 Juil - 12:33 | |
| Mais euh  Je vais la mettre de toute façon X) Maintenant t'es obligée de mettre la suite toi aussi niak niak niaaaaak!! *nyappy* _________________ # All Around Asia, the Beauty is Real! # |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 25 Aoû - 19:59 | |
| J'ai oublié de poster mes suites ici. ^^ (Même s'il y en a peu...)Donc pour ceux que ça intéresse :____________________________________________________________ Nao rangeait tranquillement ses affaires lorsqu’un jeune homme vint s’appuyer sur les casiers à côté d’elle, la frôlant au passage. Elle n’eut pas besoin de le regarder pour savoir de qui il s’agissait ; seul Miyavi aurait osé l’aborder de cette manière.« ‘Parait qu’on sort ensemble, dit-il amusé.- Ah oui ?! Quelle drôle d’idée, répondit-elle du tac-au-tac. Après tout, on a juste couché ensemble. »Il ne répondit pas, conscient qu’elle ne parlait de la nuit qu’ils avaient passée ensemble avec légèreté que pour en diminuer l’importance. Il embraya plutôt sur un autre sujet : le concert où il l’emmenait ce soir-là. Un de leurs amis donnait son premier live et il tenait à ce qu’ils y assistent ensemble. La sonnerie annonça alors la reprise des cours et chacun rejoignit sa classe respective. Trop occupée à compléter son devoir qu’elle n’avait pas eu le temps de terminer la veille, Nao ne remarqua pas que lorsque Kamenashi entra en classe avec au moins cinq minutes de retard, comme il se doit, son regard se posa sur elle. Il haussa un sourcil. Alors cette fille se trouvait dans sa classe… Comment avait-il fait pour ne pas la remarquer ? Après tout, c’était une étrangère. Il passa le cours affalé sur sa chaise, les mains dans les poches, écoutant à peine ce que disait le prof. Lorsque celui-ci quitta la pièce, le beau brun se leva, gardant les mains dans les poches, ce qui lui donnait un air froid et détaché, et alla se planter devant le banc de Nao, attendant que celle-ci ne daigne lever les yeux vers lui. « La prochaine fois que tu viens nous espionner, sois plus discrète, lâcha-t-il d’un ton cassant.- Je tâcherai d’y penser, merci » répondit-elle. Il fit mine de ne pas l’avoir entendue et s’éloigna, feignant le mépris et l’indifférence. Il rejoignit le groupe des populaires de leur classe, leur racontant comment la nouvelle l’avait suivie jusqu’en terminale A pour les harceler. Et voilà, sa réputation était à nouveau entachée. Et elle aurait beau essayer de se persuader que cela ne la touchait pas, en rire avec ses amis, être la risée des élèves allait forcément la blesser. Encore.« Oy, le gosse ! » s’exclama soudain une voix rauque que tout le monde connaissait bien. Nishikido était appuyé sur l’embrasure de la porte et attendait son ami. Celui-ci ne tarda pas à le rejoindre et ils quittèrent ensemble l’école, ignorant Tadayoshi-sensei, le professeur principal de la seconde B, qui venait de pénétrer dans la salle de cours.« Nao, pourrais-je te parler un instant ? » demanda le professeur dès que son cours fut terminé. Celle-ci termina de ranger ses affaires rapidement avant de s’avancer vers son bureau, appréhendant déjà ce qu’il allait lui dire. « J’ai discuté avec ta mère et plusieurs professeurs, commença-t-il, et nous sommes tous satisfaits de tes résultats scolaires qui sont plus que bons pour quelqu’un comme toi. Nous sommes contents de la facilité que tu as eue à t’adapter au système scolaire japonais, et nous pensons que le moment est venu pour toi de t’inscrire dans une activité complémentaire.- C’est-à-dire ?- Tu sais combien il est important ici, au Japon, de s’investir dans une autre activité que les cours. Cela fera bonne impression lorsque tu iras à l’université et après, encore, lorsqu’il sera temps pour toi de te trouver un travail. C’est pourquoi nous estimons que tu dois te trouver un groupe d’activité. - Je ne sais pas si j’aurais le temps…- Le temps, tu peux te le trouver. J’ai confiance en tes capacités. As-tu déjà une idée d’un sport ou groupe que tu aimerais rejoindre ?- Pas vraiment, répondit-elle. Je n’y ai jamais vraiment songé. - Tu peux toujours aller au secrétariat pour t’informer des différentes activités proposées. Penses-y, c’est important ! » ajouta-t-il avant de quitter la classe. « Je suppose que je n’ai pas le choix. » murmura-t-elle pour elle-même.***
Nishikido et Kamenashi marchaient d’un pas assuré dans la rue, discutant de ce qu’ils comptaient faire de leur après-midi. Ils devaient rejoindre deux filles de l’école voisine qu’ils avaient rencontrées la veille dans un petit bar du quartier. Ils avaient l’intention de les emmener ensuite dans un parc pour « se les faire ». Ils n’eurent pas à attendre longtemps avant qu’elles n’arrivent. Elles s’étaient maquillées pour paraître plus jolies, avaient remonté leurs jupes pour dévoiler leurs jambes fraîches et ouvert les premiers boutons de leurs chemises, leurs pulls posés négligemment sur leurs épaules cachant à peine leurs décolletés plongeant. Kamenashi détestait ça, particulièrement les filles trop maquillées, mais il fit comme si de rien n’était. Nishikido s’en foutait. Du moment qu’elles avaient un beau corps et qu’elles savaient ouvrir leurs cuisses, il ne se souciait pas du reste. « Désolées de vous avoir fait attendre », dit la plus grande des deux. Celle de Ryo. Elle portait une coupe plutôt courte qui encadrait un visage carré. Elle aurait été belle si elle n’avait pas un nez un peu trop proéminant, mais le jeune homme aimait cette marque de « caractère », comme il le disait. La seconde, plus timide, était destinée à Kamenashi. D’un commun accord, il obtenait toujours les plus jolies. Celle-ci arborait un visage fin et délicat provenant sans aucun doute d’une bonne famille. Elle avait de grands yeux trop alourdis par du far à paupières. Il engagea la conversation et elle fut vite éblouie par le charme dont il était capable. C’était facile. Trop facile. Ils se retrouvaient déjà le soir même, après le concert, conscients tous les quatre de l’endroit où la soirée se finirait. Ils se quittèrent sur un baiser langoureux pour Nishikido et Kato, sa copine, tandis que Kamenashi n’offrit qu’un baiser tendre mais furtif sur la joue rougissante de Kumiko. Il connaissait bien ce genre de filles ; elles devaient être prises avec délicatesse. ***
La presque totalité du Chapitre 2, plus loin
Dernière édition par Lio le Lun 30 Mar - 21:09, édité 1 fois |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 25 Aoû - 20:06 | |
| Chapitre 2
« Un groupe d’activité ?!- Oui.- Tu sais déjà ce que tu veux faire ?- Pas la moindre idée.- On a besoin d’un manager en plus, si ça t’dit. Les championnats de foot arrivent, et les entraînements vont être de plus en plus nombreux, et un seul manager ne suffit pas », proposa alors Miyavi.« J’sais pas.- Ce serait bien, justement. On aurait pas de mal à se voir, comme ça. - Et tu crois qu’ils m’accepteront ? - Ils n’auront pas le choix », dit-il, confiant. Il saurait faire pression, s’il le fallait. Le concert avait lieu dans un petit bar d’Ikebukuro reconverti en salle de concert pour l’occasion, donnant l’impression qu’elle était bondée malgré le peu de monde qui la remplissait. Il y avait essentiellement des jeunes de l’âge des musiciens et beaucoup d’amis de Miyavi étaient venus. La scène n’avait qu’un décor minimaliste, ce qui était logique puisque ce groupe ne faisait que débuter et ne pouvait pas encore se permettre de faire des caprices, mais on pouvait voir que les instruments qui y trônaient n’étaient certainement pas des jouets d’amateur. Miyavi offrit une bière à son amie en attendant l’arrivée des musiciens qui ne tardèrent pas. Les premières notes qui se firent entendre annoncèrent tout de suite la couleur : ils ne jouaient pas dans le « rock de fillette » comme disait Miyavi. Ils se rendront compte plus tard que ce groupe qu’ils trouvaient simplement bon n’en était qu’aux balbutiements d’un excellent groupe de Visual.Ils ne quittèrent pas tout de suite l’endroit après le concert, trop impatients de donner leurs impressions à leur ami. Elle ne les vit que lorsque la salle commençait à se vider. Ils n’étaient que trois ce soir-là : Akanishi, Nishikido et Kamenashi, le quatrième étant probablement trop occupé avec sa copine. Cependant, seul le premier semblait avoir réellement apprécié le concert, même s’il affichait un air faussement désintéressé. Ils avaient troqués leurs uniformes scolaires contre des vêtements « de tous les jours ». Ils portaient tous les trois un jeans. Celui de Kamenashi était troué à plusieurs endroits et accompagné d’un sweater blanc. Nishikido portait un simple tee-shirt jaune qui arborait le slogan « It’s better in the Bahamas » ainsi qu’une casquette qui disait « Mean people sucks ». Akanishi, quant à lui, portait un tee-shirt clair agrémenté de quelques colliers, dont un qu’il ne quittait jamais.« Je leur ai proposé de venir, expliqua Miyavi après avoir suivi le regard de son amie.- Quoi, vous êtes potes, maintenant ?!- Non, répondit-il en riant. Mais on parle parfois de musique, avec l’équipe. C’est bien le seul sujet de conversation que je puisse avoir avec ce type », ajouta-t-il avant de s’éloigner.Ce type. Akanishi. Miyavi jouait dans son équipe et ils formaient un surprenant duo d’attaquants lorsqu’ils étaient sur le terrain. Mais il était de notoriété publique qu’Akanishi ne supportait pas Miyavi, et réciproque. Ce dernier, lassé d’attendre, était justement monté sur ce qui servait de scène. Il squattait la batterie, seul instrument qui n’avait pas encore été emporté par les musiciens, et improvisait sur ce qui ressemblait à peu près à un morceau. Nao ne put s’empêcher de se dire qu’il était encore plus beau lorsqu’il jouait de la musique, son élément au même titre que le football. Il lui avait d’ailleurs dit un jour que s’il ne parvenait pas à percer dans le milieu du football, il essaierait de mettre en avant ses talents de guitariste. Il fut bientôt chassé par Reita, le batteur.Nishikido et Kamenashi abandonnèrent leurs amis, impatients de rejoindre leurs conquêtes d’une nuit. Akanishi, quant à lui, attendait Yamashita qui devait arriver après avoir raccompagné Keiko chez elle, c’est-à-dire d’ici quelques minutes. Il parcourut la salle des yeux et aperçut une jolie fille assise seule à une table. L’attente ne sera finalement pas bien longue… Il n’eut pas le temps de se lever qu’une main se posa sur ses épaules.« Jin-chan ! s’exclama un jeune homme. Content que tu sois venu ! - Miyavi », dit l’intéressé en grimaçant. Que Miyavi vienne lui parler, passe encore. Après tout, il s’était déplacé jusqu’ici pour assister à son concert, il était donc normal qu’il vienne le remercier. Mais l’enthousiasme avec lequel il s’était adressé à lui ne lui disait rien qu’y vaille. Akanishi en conclut que son coéquipier avait soit trop bu, soit quelque chose de désagréable à lui demander. Il espérait que ce n’était que la première possibilité. « Que me vaut ton soudain intérêt ?- C’est juste pour te prévenir que ce n’est plus la peine de chercher un manager pour les championnats. Je connais quelqu’un qui serait parfait.- Ah oui ?! dit Akanishi, agacé. Et j’peux savoir qui ?- Elle ! » répondit Miyavi en indiquant Nao du doigt. Akanishi regarda dans la direction qu’il indiquait et aperçut la jeune fille accoudée au bar, discutant avec un des guitaristes du groupe. Se sentant observée, elle détourna la tête et leurs yeux se croisèrent pour la première fois. Il avait un regard froid et pénétrant qui durant une seconde l’effraya. Gênée, elle baissa les yeux et rougit, même si les autres ne le virent pas à cause de l’obscurité. Akanishi eut un rictus. D’un coup, son attitude dédaigneuse de ce matin l’avait désertée.« Il en est hors de question, dit-il en s’éloignant.- Ce sera elle et pas une autre. » cria Miyavi à son intention alors qu’Akanishi s’apprêtait à franchir la porte. Ce dernier, une fois hors de vue, shoota de rage sur une poubelle qui traînait là. Il savait qu’il devrait se plier aux exigences de Miyavi. Lorsqu’il avait une idée en tête, il était difficile de le faire plier, et il savait que s’il refusait sa copine en tant que manager, sa réaction risquerait d’être fatale à l’équipe. Il se rappelait encore du coup qu’il leur avait fait l’année passée. Ils étaient sur le point de gagner le match qui les amènerait en finale d’un championnat important mais, pour une raison qu’il ignorait encore, Miyavi a commencé à jouer mal et à rater beaucoup d’occasions. Ils s’étaient alors violemment disputés suite à quoi il avait quitté l’équipe, réalisant une bonne fois pour toutes les menaces qu’il avait prononcées. Akanishi ne l’avait pas pris au sérieux, il en avait subi les frais : Eitoku perdit ce match. Par la suite, Akanishi avait dû le supplier pour qu’il revienne, souvenir encore douloureux à ce jour. Ils n’avaient pas reparlé de l’incident jusqu’à présent, mais il était conscient que s’il n’accédait pas à ses désirs, Miyavi saurait l’enfoncer. Soit en quittant à nouveau l’équipe, ce dont il était tout à fait capable, et ce, même pour une fille, ou, pire encore, en mentionnant aux autres le fait que leurs capitaine l’ait supplié de revenir dans l’équipe, ce qui entacherait sa réputation.Il rejoignit finalement Yamashita dans le karaoké qu’ils avaient l’habitude de fréquenter. La pièce était déjà bondée et l’alcool coulait à flot, annonçant une bonne soirée en perspective.***
Non loin de là, dans un autre karaoké, les deux autres membres du groupe rejoignaient Kumiko et Kato. Leurs uniformes avaient été remplacés par des jupes encore plus courtes que les précédentes ainsi que des débardeurs qui dévoilaient la naissance de leurs poitrines ainsi qu’une partie de leurs ventres. Ils n’eurent pas besoin de consommer énormément avant qu’elles ne cèdent à nouveau à leurs avances. Les deux couples étaient de plus en plus proches lorsque Nishikido proposa de « continuer cette agréable soirée dans un endroit plus intime », avant d’assener sa partenaire de baisers sensuels dans le creux du cou. Elles ne se firent pas prier et ils se retrouvèrent vite devant le Next, un hôtel qu’ils connaissaient bien pour y avoir terminé nombreuses de leurs nuits. Chambre 102 Il eut à peine le temps de fermer la porte derrière lui que Kato se jetait littéralement sur ses lèvres. Elle le débarrassa de son tee-shirt puis le poussa sur le lit avant de l’enjamber. Il aimait ce genre de filles, sauvages qui prenaient les choses en main, et il aimait plus encore les dominer. Ce qu’il s’empressa de faire. Lorsqu’il poussa un ultime soupir de plaisir, son visage lui revint en tête. C’était toujours pareil. Il se trouvait une fille, la séduisait, puis l’emmenait dans cet hôtel pour lui faire l’amour sans jamais obtenir le plaisir escompté. Il chassa son image de ses esprits et se concentra sur l’instant présent, c’est-à-dire comment se débarrasser de son exutoire d’un soir. N’étant pas d’humeur à discuter, il n’y alla pas par quatre chemins.« En fait, t’es pas si bonne que ça », lâcha-t-il alors qu’elle s’emmitouflait dans les draps immaculés du lit qu’ils partageaient. Il n’avait pas besoin de mentir, elle ne lui avait même pas volé une heure de son temps et son attention. Elle se retourna brusquement sur lui, affichant un air offusqué.« Qu..quoi ?! balbutia-t-elle.- T’es pas si bonne que ça. D’ailleurs, tu me saoules déjà. Casse-toi », ordonna-t-il avant qu’elle ne puisse dire quoique ce soit. Vexée, elle s’extirpa du lit et se rhabilla rapidement. Avant de franchir à nouveau la porte, dans le sens inverse cette fois, elle se retourna une dernière fois sur lui et cria presque :« Enfoiré !- Oui, c’est ça. » dit-il sur un ton désintéressé. Il se pencha alors sur la table de nuit, ignorant la jeune fille qui quitta la pièce en claquant la porte, s’empara de son paquet de cigarette qui traînait là ainsi qu’un cendrier et s’allongea sur le lit pour fumer une cigarette. Que faisait Kamenashi ? Il était probablement en train de se donner du plaisir avec la belle Kumiko. Chambre 201 Kamenashi referma la porte doucement derrière lui. Ils n’avaient pas parlés depuis qu’ils étaient montés dans le taxi, Kato ayant fait la conversation pour quatre. Kumiko, elle, avait fuit son regard tout au long du trajet et ici encore, elle gardait ses yeux rivés sur ses mains posées sur ses genoux. Elle s’était assise sur le bout du lit et semblait prête à s’enfuir à tout moment. Il se débarrassa d’abord de sa veste qu’il jeta sur la chaise puis il vint s’agenouiller devant elle, posant ses deux bras sur les genoux de la jeune fille, planta ses yeux dans les siens et attendit qu’elle fasse le premier pas elle-même. « Je… Je ne l’ai jamais fait » dit-elle après un long silence embarrassé. Kamenashi poussa un soupir exaspéré à peine masqué. Bien sûre, qu’elle était vierge, il n’était pas stupide ; il avait su lire dans ses baisers qu’elle n’avait aucune expérience. Il lui saisit le menton doucement, l’obligeant à lever les yeux vers lui. « Kumiko, si tu n’es pas prête, tu peux me le dire. Saches que je tiens beaucoup à toi, ajouta-t-il en lui caressant les cheveux, et que je peux t’attendre autant de temps que tu le désires. » Il l’embrassa alors doucement, d’abord, puis avec plus d’intensité, ne lui laissant pas le loisir de dire quoique ce soit. Il l’allongea alors sur le lit. Lorsqu’elle essaya de l’empêcher d’aller plus loin, il la plaqua sur le lit, lui tenant fermement les deux mains au-dessus de sa tête pour l’empêcher de partir. Paniquée par la tournure que prenaient les événements, la jeune fille commença à se débattre plus vivement et finit par réussir à se libérer de son étreinte. Elle s’empara rapidement de son sac et quitta la pièce sans demander son reste, mais il n’essaya même pas de la retenir. Il prenait conscience peu à peu de son comportement. Énervé de ne pas obtenir ce qu’il voulait, il avait presque eu recours à la violence, ce qu’il s’était toujours interdit. Le jeune homme s’alluma une cigarette et s’allongea sur le lit, laissant ses pensées vagabonder. Que s’était-il passé exactement dans sa tête à ce moment-là ? D’habitude, il prenait toujours son temps. Il laissait les filles venir à lui, s’ouvrir, et ne les obligeait à rien. Bien sûre, il prenait de temps en temps les initiatives pour les guider, mais il ne les brusquait jamais, ou du moins, il essayait. Pourtant, il y a quelques minutes de cela à peine, il n’avait pas supporté l’idée qu’on se refuse à lui. S’il ne s’était pas ressaisi, il aurait pu aller plus loin qu’il ne le devait. Il ferma fort les paupières, essayant de chasser l’image du joli visage de Kumiko tordu par la peur. Peur de lui.Kamenashi se glissa dans les draps. Il ne rentrerait pas chez lui ce soir-là. Depuis quelques mois, il n’en ressentait plus l’envie ni le besoin. De toute façon, s’il n’avait pas été dans cette chambre d’hôtel, il se serait retrouvé d’une manière ou d’une autre chez Jin. Il s’endormit sur la pensée rassurante d’un ami toujours prêt à lui ouvrir sa porte. A un étage au-dessus de lui, Nishikido entamait sa deuxième cigarette. Il terminera d’abord son paquet avant de quitter l’hôtel et de regagner sa propre chambre, prenant bien soin de ne pas réveiller sa famille qui dormait paisiblement. Ses parents, assez stricts, n’étaient pas encore au courant de ses sorties nocturnes, ou du moins ils faisaient semblant, et il se gardait bien de leur en faire part. De leur côté, du moment qu’il leur ramenait de bonnes notes à la maison, ils ne le surveillaient pas de trop près et se taisaient face aux nombreuses aventures que leur fils avait avec toutes ces filles, du moment qu’il ne s’exposait pas, qu’il restait discret. Les choses étaient de toute façon claires entre eux : une fois ses études terminées, Ryo reprendrait l’entreprise familiale petit à petit jusqu’à en devenir le dirigeant principal, donnant l’occasion au père de famille de prendre sa retraite. Entre temps, il aurait épousé la fiancée qu’ils étaient déjà en train de lui choisir soigneusement. Le jeune couple leur donnerait un petit-fils qui, à son tour, apprendrait ce qu’il y avait à apprendre afin de succéder à son père. Les parents de Ryo n’avaient pas peur que leur fils aille à l’encontre de leurs plans. Il n’avait jamais montré de signe de rébellion, ou alors ils avaient été vite réfutés, il était bon élève et travaillait dur pour pouvoir s’inscrire à Todai et il fréquentait les bonnes personnes, ses amis étant également issus de bonnes familles. Ils avaient aussi vent de cette règle implicite entre lui et le jeune Kamenashi qui consistait à ne pas fréquenter une même fille plus d’une nuit. Même si elle les avait quelque peu choqués au début, elle avait eu le don de les rassurer. Cela sous-entendait qu’ils n’avaient pas le droit de s’attacher, donc aucune fille ne viendrait s’imposer à eux pour compromettre le projet d’avenir de leur fils. ***
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|  | | Lio Aniki


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 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 25 Aoû - 20:07 | |
| ***
« Tu commences demain. » annonça un Miyavi triomphant. Il s’était presque précipité dans sa classe pour lui communiquer la bonne nouvelle, trop heureux que leur nouvelle manager soit une jolie fille, sa Nao, qui plus était. D’habitude, leur capitaine prenait soin de ne choisir comme managers « provisoires » que des filles banales, ni laides pour que les joueurs ne soient pas dégoûtés, ni jolies pour ne pas les déconcentrer non plus. « En théorie, tu dois porter un survet’, mais on s’en fout un peu tous de ce que tu portes. Tu peux même porter des shorts, quand il fait chaud, le coach fait jamais attention. Et…euh… Voilà, je pense que c’est tout. » Nao comprit vite que ses explications ne lui seraient pas d’une grande aide, mais peu importait. Elle avait visionné quelques vidéos scolaires la veille et le boulot paraissait assez simple : faire en sorte que les joueurs aient à boire, les aider en cas de blessure ou autre, s’occuper du matériel. C’était négociable. Elle était plutôt débrouillarde, elle saurait s’en sortir même si, apparemment, sa venue n’était pas appréciée par tout le monde.
Dès que son ami eut quitté la pièce pour rejoindre sa propre classe, un groupe de filles qui écoutait la conversation depuis le début s’approcha de son banc et formèrent un demi-cercle en face d’elle. L’une d’elle, probablement la meneuse, s’empara de son journal de classe et en feuilleta quelques pages d’un air dédaigneux. Elle lâcha alors, non sans quitter des yeux le cahier déjà usé par sa propriétaire : « J’ai cru comprendre que tu étais la nouvelle manager de l’équipe de foot. - Oui, répondit Nao, nullement impressionnée par Mariko, la fille qui lui faisait face. Pourquoi, ça pose un problème ? - Un problème ? répéta la concernée, en jetant le journal de classe par-dessus son épaule d’un air désinvolte, bientôt suivie par ses charmantes amies qui s’emparaient de ses livres de cours pour les jeter par-ci par-là dans la classe. Peut-être le fait qu’on sait tous qu’une fille comme toi n’aurait jamais été choisie par Akanishi-san. Et qu’on se demande tous pourquoi, malgré ça, tu es leur nouvelle manager. Quoique, non, en fait, c’est évident. Tout le monde est courant de tes agissements. Que tu couches avec ce type pour accéder à tes désirs, c’est-à-dire pouvoir approcher Akanishi. C’est piteux. Alors soyons clair : Akanishi, tu n’y touches pas. » En prononçant cette dernière phrase, la jeune fille avait posé ses deux mains sur le banc de Nao, s’était penchée sur elle et avait planté ses deux yeux menaçant dans ceux de son adversaire. « Je ne vois toujours pas où est le problème, répliqua Nao. Que je m’intéresse à Jin ou pas, lui n’en a rien à foutre de ma personne. Ce n’est pas comme si j’étais un danger » ajouta-t-elle en souriant. A ces mots, la jeune fille la gifla. « Tu n’as aucun droit de l’appeler par son prénom ! » s’exclama-t-elle presqu’en hurlant, hystérique. Aïe. Nao avait complètement oublié. Au Japon, seules les proches ont le droit d’appeler quelqu’un par son prénom et elle venait de bafouer cette règle de politesse importante. Mais elle, de par ses origines occidentales, ne pouvait s’empêcher de nommer les gens de par leurs prénoms, habitude dont elle ne parvenait pas à se défaire. Miyavi la laissait toujours faire sans réagir, trouvant cette manie plus amusante que dérangeante. Avec elle, c’était comme si le monde était son ami, puisqu’elle se permettait d’appeler les gens par leurs prénoms, quelles que soient leurs positions face à elle. « Et détrompes-toi, reprit-elle sur un ton plus calme mais froid et méprisant, je n’ai pas peur de toi. Je ne supporte juste pas l’idée que quelqu’un de ton genre approche de trop près Akanishi-san. Tu ne mérites pas d’être leur manager, ni même de les fréquenter. Tu n’es qu’une… » Elle s’interrompit soudain lorsque le professeur entra en classe. La pause était finie et elle avait échappé de justesse à ce que Kamenashi soit témoin de la scène. Quoique, lui non plus n’aimait pas Nao, elle l’avait vu lui parler sèchement, certainement pour la rejeter lui aussi. Elle lança un dernier regard menaçant avant de rejoindre sa place, non sans afficher un air hautain. Haru-sensei, le professeur d’histoire japonaise, balaya la classe des yeux. Il remarqua les livres qui jonchaient le sol mais ne fit aucune remarque. Nao se leva discrètement et, sans un mot, les rassembla puis rejoignit son banc, gardant toujours le silence. Son professeur ne se mêlerait pas de ce qu’il avait pu se passer, même s’il devait se douter que ses ouvrages scolaires n’étaient pas tombés par terre par maladresse. Les professeurs n’intervenaient jamais, se justifiant en disant que les élèves de cet âge devaient être assez matures pour régler ce genre de problème par leurs propres moyens. La jeune fille décida de ne rien dire pour ne pas envenimer les choses, comme la dernière fois. Elle suivit le cours les yeux rivés sur le manuel d’histoire ouvert sur le chapitre concernant l’ère Edo, préférant éviter les regards probablement emplis de haine de ses camarades de classe. Si Kamenashi était sans conteste le roi de la classe, Mariko en était la figure féminine. Si aujourd’hui elle désignait Nao comme son ennemie, le reste suivrait avec plaisir. En ce moment, la française n’avait qu’une envie : disparaître. Qu’ils oublient, et surtout qu’Elle passe vite à autre chose.
D’autant plus que ses soupçons étaient totalement injustifiés. Nao n’en avait que faire de cet Akanishi, ce bellâtre prétentieux aux airs suffisants. Le pire restait quand même les insinuations qu’avait eues Mariko comme quoi elle vendrait son corps pour parvenir à ses fins. C’était ridicule. Pas elle. Encore moins avec Miyavi, qui n’était pas du genre à se faire avoir juste pour du sexe, ou presque. Mais les autres allaient la blâmer pour ces rumeurs sans fondements, et tout ça dans le dos de son ami, parce que ce dernier leur faisait peur. Bande de lâches.
Les deux heures qui suivirent furent les plus longues depuis des semaines qu’elle était ici. Dès que le professeur avait le dos tourné, les élèves en profitaient pour la martyriser. Le but était simple : la pousser à bout pour qu’elle pète un plomb et soit virée du cours ou, mieux encore, expulsée pour plusieurs jours. Eitoku était une école réputée et stricte qui n’hésitait pas à punir sévèrement ses élèves même si les fautes qu’ils avaient commises n’étaient pas si graves. Certains lui lançaient des boulettes de papier, parfois agrémentés d’encre, ils s’échangeaient des mots, forcément sur elle, ne faisant même pas semblant de l’ignorer, rejetant toujours la faute sur elle lorsque le professeur réagissait. Et tous, sans exception, étaient contre elle. Elle était seule. Aucun moyen de se défendre, puisque la parole d’une vingtaine d’élèves valait mieux que celle d’une seule. Et si elle répondait à leurs menaces, la faute lui retomberait dessus, ils l’accuseront de les avoir agressés sans raison. Le professeur se rendraient peut-être compte de ce qu’il se passait réellement, mais il ne dirait rien, entre autres parce qu’il n’aurait pas de preuves, et il se résoudrait à la punir elle, Nao, la victime.
Lorsque la cloche sonna enfin, Nao rassembla rapidement ses affaires et quitta la classe presque en courant, évitant de croiser le regard des autres. Sauf que cette fois, ce n’était pas les heures d’ennui qu’elle fuyait, mais ses camarades de classe qui s’en donneraient à cœur joie de la martyriser une fois que le professeur aurait quitté les lieux. Heureusement pour elle, ils n’en eurent pas le temps. Comme la veille, elle prit l’escalier précipitamment, ignorant les remarques des élèves qui descendaient en sens inverse, plus nombreux. Elle ne le vit pas mais, juste derrière elle, Kamenashi montait lui aussi, persuadé qu’elle retournerait en terminale A. Pourtant, une fois arrivée au dernier étage, elle ne s’arrêta pas mais continua son ascension : elle se dirigeait vers le toit, endroit interdit d’accès aux élèves, ce qui n’empêchait pas certains d’y passer leurs pauses. Il pensa d’abord à la suivre, curieux de ce qu’elle allait y faire, mais se ravisa. Elle y allait probablement pour s’isoler et pleurer sur son sort. Au Japon, c’était une honte de pleurer devant les autres, même lorsqu’il s’agissait de proches. Et la ridiculiser ne l’intéressait pas tant que ça, du moins, pas pour le moment. Il poursuivit son chemin et rejoignit ses amis. En croisant Miyavi et ses amis qui, eux, quittaient les lieux, il glissa :
« Nao est sur le toit. En pleurs. » ajouta-t-il en affichant un sourire narquois. Le joueur de foot l’ignora mais, une fois la porte franchie, il abandonna ses amis pour rejoindre la jeune fille sur le toit, ce qui n’échappa à Kamenashi. Ce dernier s'assit à sa place habituelle, en face de Yamapi. « Quelles nouvelles ? demanda-t-il à son aîné. - L’étrangère est la nouvelle manager de l’équipe de foot, répondit ce dernier, non sans lâcher son livre de math dans lequel il terminait un exercice d’équations compliqué. - Non ! s’exclama le jeune homme en se tournant vers Akanishi, attendant une confirmation de sa part. - Ouais, ben j’ai pas choisi », marmonna-t-il entre ses dents. Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre ; Miyavi devait être derrière tout ça. Il décida de ne pas s’étendre sur ce sujet et leur annonça sa nouvelle à lui, qui plairait certainement à ses amis : « Mariko a décidé de s’en prendre à elle, justement. Et c’est bien parti pour une semaine. - Encore ?! -Je pensais que ça s’tait fini… - Quoi, c’est déjà arrivé ? s’enquit Kamenashi, qui n’était pas encore au courant. - Oui, en début d’année, expliqua Yamashita. C’est pour ça qu’elle a changé de classe. - Et pourquoi elle a commencé à s’en prendre à l’étrangère, aujourd’hui ? - J’en sais rien. Je sais que Mariko l’a engueulée, mais j’suis arrivé trop tard pour entendre la conversation… - Elle est probablement jalouse d’avoir été devancée par Nao comme manager », risqua Yamashita, ce qui lui valut un regard meurtrier de la part de Jin. Ce dernier se leva à ce moment-là, s’empara de son sac de sport en prévenant ses amis qu’il devait aller s’entraîner. En temps que sportif et ses notes lui permettant de le faire, il avait droit à deux heures de pauses pour s’entraîner sur le temps de midi, en plus des entraînements après les cours. Nishikido et Kamenashi s’échangèrent un regard, ce qui leur servit à comprendre. A leur tour, ils quittèrent la classe pour se parler puis rejoindre le court de tennis pour l’un, le terrain de baseball pour l’autre. Yamashita se retrouva seul, sans témoin pour le constater, à son grand soulagement. Il détestait cette période de l’année où les matchs les plus importants de tous les sports à peu près avaient lieux et durant laquelle ses amis se séparaient chacun pour s’entraîner de leur côté, l’abandonnant à son propre sort. C’était entre autre pour cette raison qu’il était devenu sociable ; il évitait ainsi de se retrouver seul, ce qui nuirait à sa réputation. Même si au fond, il savait bien qu’il préférait la compagnie de la solitude à celle de tous ces hypocrites qui ne le fréquentaient que pour la notoriété. Pas d’humeur à rejoindre les balourds sans intérêts, il décida que ce serait Keiko qui occuperait son temps de midi. Il sortit son portable et l’appela pour qu’ils se rejoignent au parc. Il choisissait toujours un lieu public pour que les autres les voient et les envient, mais aussi pour ne pas avoir à faire semblant. En théorie, les contacts physiques étaient prohibés au sein de l’établissement scolaire. Et ailleurs aussi, quand on y pensait.
***
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|  | | Eilimei Modo ♥ ¤~Nicholas' Wife~¤

 Nombre de messages: 1437 Age: 31 Localisation: Là où me guide mon coeur... Date d'inscription: 25/02/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 25 Aoû - 21:33 | |
| Je viens seulement de tomber sur cette fic... et je dois dire qu'elle me fascine ! J'ai un peu l'impression de retrouver Hana Yori Dango, le F4 et ce qui va avec, mais comme j'ai adoré, je ne peux te le reprocher, lol. Les caractères que tu attribues à nos Johnny's préférés sont extrèmes, mais je dois reconnaitre que ça donne un sacré piment à l'histoire ^^. Autant te dire que tu viens de trouver une nouvelle addict, lol. Donc surtout, n'hésite pas à poster la suite dès que possible *o* (non non je ne suis pas impatiente, c'est pas vrai...). _________________ SaDiStIc GiRlZ sTyLe  "Même quand je serai grand'père, tellement vieux que j'en aurai oublié mon propre nom, moi... Tout le temps que nous aurons passé ensemble, je ne l'oublierai jamais." Nakatsu |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Mar 26 Aoû - 20:33 | |
| Une nouvelle lectrice ! <3 Merci. ^^ Même si je pense pas que ma fic soit si fascinante. C'est juste une histoire de lycéen, mais ça me plaît. =)
Pour les F4, c'était pas prévu à la base. Mais j'me suis rendue compte après coup que ça y ressemblait fort.. Ca doit être inconsciemment, j'ai tellement aimé le drama. (Le premier que j'ai vu, d'ailleurs, et celui qui m'a incité à m'intéresser au Japon).
Pour la suite, je l'ai déjà commencée, mais je me donne encore un peu de temps pour peaufiner le tout... |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 12 Jan - 19:44 | |
| La fin du chapitre 2, que j'avais toujours pas postée ...
Nishikido et Kamenashi traversaient justement le parc, discutant à voix basse pour ne pas se faire entendre. Ils n’avaient pas encore eu l’occasion de se voir, encore moins de se parler, et l’aîné était curieux de savoir comment la soirée de son ami s’était déroulée. Ce dernier n’avait pas encore abordé le sujet, ce qui ne lui disait rien qui vaille. D’habitude, c’était lui qui en parlait le premier, ne lésinant pas sur les détails de sa nuit passée en bonne compagnie. Sauf que cette fois, il était distrait, comme préoccupé, et parlait de banalités plutôt que d’empiéter sur le sujet.
« Alors ? » s’enquit soudain Nishikido, après un léger blanc. Son ami hésita d’abord un instant. Puis il bafouilla, comme s’il cherchait les mots justes. « Je… J’ai merdé », avança-t-il après plusieurs tentatives. Face au silence de l’aîné, il continua : « Je… Elle voulait plus. Alors j’l’ai forcée. Enfin, j’ai essayé. - Et quoi, tu l’as forcée jusqu’au bout ? - Non, non, répondit Kamenashi un peu trop vite. Elle a commencé à se débattre, alors j’l’ai laissé partir. - J’vois pas où est le problème, alors. Vous n’avez rien fait, alors c’est pas comme si tu l’avais violée, si ? » Kame manqua un battement de cœur en entendant ce mot qu’il n’avait pas osé prononcer. Nishikido, lui, comme toujours, n’hésitait pas à dire tout haut ce que les autres pensaient tout bas. « Non, non, s’empressa-t-il de répondre. Mais j’ai été un peu… - Violent ? » termina Ryo à sa place. Il s’arrêta alors, posa une main sur l’épaule de Kamenashi, l’obligeant à lui faire face. « Écoute vieux, dit-il. On sait tous combien c’est frustrant quand une fille se refuse à nous. Tu as eu de la chance, jusqu’à présent, puisque ça ne t’était jamais arrivé, et hier soir, t’as un peu perdu le contrôle de toi. Mais c’que t’as fait, c’est rien en comparaison avec ce que t’aurais pu faire. - Justement, c’est ce qui me fait peur. Qu’est-ce qu’il serait arrivé si je n’avais pas su m’arrêter ?! - Tu as su t’arrêter, Kazuya, alors y’a aucun stress à avoir. T’arrives à te gérer. Alors tu vas pas me faire un caca nerveux pour une connerie. Cette fille, il vaut mieux que tu l’oublies, et vite. On s’en fout d’elle, elle s’en remettra, comme toutes les autres. Crois-moi, elles sont bien plus fortes qu’elles n’y paraissent. Alors passe à autre chose. D’ailleurs, ce soir on sort. »
Kamenashi acquiesça distraitement. Malgré la tentative de son ami de le rassurer, il ne parvenait pas à penser à autre chose que Kumiko. Il fallait qu’il la revoie, qu’il s’excuse. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. D’habitude, il avait du mal à retenir les noms de ses conquêtes, mais cette fois, elle le hantait. Était-ce seulement parce qu’elle s’était refusée à lui, comme le lui avait suggéré Nishikido ? Probablement. Au fur et à mesure qu’ils marchaient, il se mit à élaborer un plan afin de soulager sa conscience. Le seul moyen qu’elle quitte ses pensées était qu’il parvienne à obtenir ce qu’il désirait : son corps. Après les cours, il irait la voir et s’excuserait. Il passerait du temps avec elle pour qu’elle apprenne à lui faire confiance et ensuite, il irait jusqu’au bout une bonne fois pour toute, peu importait le temps que cela lui prendrait. Nishikido n’avait pas besoin de savoir ; s’il l’apprenait, il le prendrait mal. Il avait toujours mis un point d’honneur à ce qu’ils ne fréquentent pas une fille plus d’un jour. Le plus jeune avait respecté cette stupide règle puisqu’aucune fille jusqu’à présent ne lui avait donné envie de l’enfreindre, et il ne s’était pas douté que cela lui arriverait un jour.
Alors qu’ils se séparaient pour rejoindre leurs terrains de sport respectifs, Kamenashi dit à son ami : « J’ai entraînement ce soir aussi, donc je ne pourrais pas venir tout de suite. - J’t’attends, si tu veux. - C’est pas la peine, dit Kazuya. Dès que j’ai fini, j’t’appelle et on se retrouve. - Oh, ok. » Ils se quittèrent sur ses mots, chacun plongés dans ses pensées. Le premier qui n’était pas dupe se demandait ce que son ami avait l’intention de faire. Le second culpabilisant déjà d’avoir menti à un de ses meilleurs amis. Mais il abandonna ses pensées au vestiaire et se concentra sur le jeu une fois monté sur le terrain, savourant sa petite heure de liberté où il pouvait ne penser à rien. ***
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|  | | Neyuu Sensei


 Nombre de messages: 157 Age: 15 Localisation: Toulouse Date d'inscription: 13/02/2009
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Lun 2 Mar - 18:18 | |
| Et bien, j'ai adoré ! ^0^
Je trouve ça assez recherché, et pour une fiction qui se passe au lycée, je trouve pas ça trop "nian nian", enfin non, on peut vraiment pas parler de "nian nian" là xD
J'aime beaucoup le caractère des personnages que tu as attribué. Enfin non, je n'aimerais pas des personnes comme ça, mais je les trouve très recherchés etc et ça me plait.
Bon, je crois que je vais écrire quelque chose de long là xD Je suis lancée =_=
Donc, pour parler du groupe "d'élite", j'aime ça toujours avec une certaine contradiction, oui parce que le plus souvent, faut le dire, ce sont des conards, Kamenashi, Ryo et compagnie. Quoique je trouve Jin pas trop dans les extrêmes encore. Mais d'un autre côté, ce genre de personne qui forment un groupe où ils se reconnaissent, avec des amis sur qui ils peuvent compter etc, je trouve ça presque admirable, mais c'est pas logique xD Enfin bref ! Ce qui m'a surprise avec eux aussi, c'est que malgré le fait qu'ils soient tous amis, j'ai l'impression qu'il y'a une part de mensonge entre eux. Comme Yamapi qui ne dit pas qu'il n'aime pas quand ils se séparent pour les matchs, le fait que Kamenashi ment à Ryo par rapport à la fille, Jin qui ne veut pas admettre qu'il ne peut pas tenir tête à Miyavi tout ça. Et je pense que c'est quelque chose de cultivé par leur milieu, comme si d'une certaine manière, c'était inévitable. Mais là je prends ça trop au sérieux XD
Ensuite, y'a le cas de Miyavi. Je trouve son personnage très intéressant, à la fois très humain, et avec un petit truc en plus. C'est ça que j'aime, ce petit truc en plus que je n'arrive pas vraiment à trouver xD
Pour Nao, je crois que c'est quelque chose d'à part. En fait, elle m'intrigue. J'aime rarement les personnages féminins dans les fictions, mais elle, je l'aime bien xD En tout cas, je me demande ce qu'il lui est arrivé avant, j'ai bien une petite idée, mais je suis pas sûre. Après, son caractère me semble étrange aussi, elle agit comme si elle avait souffert toute sa vie et qu'elle était presque blasée de tout. Aucune réaction un peu embarrassante, pas un mot plus haut que l'autre, sauf peut être après le concert quand Jin la regarde, c'est le seul passage où je la trouve un peu "humaine". Mais d'un autre côté, tu montres bien le fait que ça l'a fatigue tout ça, quand elle se fait persécuter donc j'imagine qu'elle n'arrive pas à montrer ses sentiments tout simplement. D'ailleurs en parlant de sa persécution, je trouve ça peut être un peu de trop. Enfin, moi je l'aurais pas utilisé. Y'a quelque chose qui me déplait dans ça mais je peux pas vraiment dire quoi.
Et pour parler du texte en lui même. J'ai trouvé ça plutôt bon. En fait, y'a quelques fautes qui sont désagréables mais je dirais plutôt dommage, sans ces quelques oublis de mots ou autres, ce serait vraiment parfait. Ensuite je n'ai pas vu de fautes de syntaxe apparentes, y'avait de belles expressions ce que je me plais toujours à lire. Ha si! Il me semble me souvenir que dans le prologue, qui est assez bouleversant et qui nous laisse sur une grosse interrogation-très bien choisis à mon goût, ça mets l'ambiance du texte xD-en tout cas, y'avait pas mal de répétitions au début.
Voilà je pense avoir tout dit xD
En tout cas, ça me plait énormément et j'espère voir une suite bientôt =) Oui, vivement la suite ^___^ |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Jeu 12 Mar - 20:48 | |
| Ow ! Merci pour ton long commentaire ! *o* Je suis flattée que non seulement tu te sois donné la peine de tout lire, mais en plus de commenter et sincèrement... Déjà, je suis contente que tu trouves pas ça nian-nian. Ca l'aurait fait mal, parce que j'essaie à tout prix d'éviter de tomber dans la guimauve et d'écrire un truc banal.. Pour l'élite, je comprends ce que tu veux dire, je pense. Ce genre de personnes, on les déteste, d'une certaine manière, mais on peut pas s'empêcher d'être fasciner par eux non plus... En tout cas, c'est comme ça que je le ressens. C'est pas pour rien, d'ailleurs, que j'ai fait une fic avec des personnages comme ça... Et puis je suis contente que tu ais senti aussi que même s'ils sont amis, il reste quand même une part de mensonge, entre eux. Surtout comme Yamapi qui pour moi est un hypocrite. Mais normalement, ça ressortira plus par la suite (si elle sort un jour ^^) Et puis Miyavi... C'est miyavi. <3 C'est parce que la vraie personne elle-même a un truc en plus, j'pouvais pas en faire un type banal. ^^ Pour Nao, je sais pas trop quoi dire. Je te laisse découvrir le personnage dans la suite... Et pour le texte, je suis désolée pour les fautes... Et c'est vrai que je zappe toujours quelques mots. Systématiquement. xD En général, je me relis plusieurs fois avant de poster, mais même quelques jours après, il me reste toujours quelques fautes, ou des mots manquants... En tout cas, merci pour ton commentaire ! Tu peux pas savoir combien ça me fait plaisir ^^ Et j'apprécie quand on me critique, alors n'hésite pas à me faire remarquer quand quelque chose te déplaît, ou ne va pas ... Je poste tout de suite la suite ! |
|  | | Lio Aniki


Nombre de messages: 70 Date d'inscription: 19/06/2008
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Jeu 12 Mar - 21:09 | |
| Voilà la suite ! On en apprend plus sur la relation entre Nao et Miyavi... Je suis désolée d'avoir mis autant de temps pour poster, mais comme le forum était un peu mort... Je posterai la suite dans pas longtemps, comme cette scène est pas des plus joyeuses. _________________________________________________________________ Chapitre 3Miyavi s’attendait au pire tandis qu’il montait les escaliers menant au toit. Les rares fois où il avait vu Nao pleurer constituaient de mauvais souvenirs pour lui vu l’état dans lequel il l’avait trouvée à chaque fois. Elle ne pleurait jamais, préférant étouffer ses sentiments en elle plutôt que de les afficher aux yeux de tous. Même le jour de leur première vraie rencontre, alors qu’elle venait de passer une horrible journée que lui-même n’aurait pas supportée, persécutée par ses camarades de classe, elle lui avait souri sincèrement. Il passait par hasard dans un couloir désert quand il avait entendu des cris provenant d’une salle de classe. Curieux, il s’était approché et avait vu Nao encerclée par une bande d’élèves sans scrupules. L’un deux s’était emparé de son pique-nique et l’avait jeté sur elle, salissant son uniforme flambant neuf. Elle avait tenté de se défendre mais deux garçons la tenaient fermement par derrière, l’empêchant de faire le moindre mouvement. Ne supportant pas ce genre de comportement, Miyavi s’était décidé à réagir. Il était entré dans la pièce en disant :
« Je peux vous aider ? » Surpris, ils s’étaient retournés sur lui d’un même mouvement. Son ton indiquait clairement qu’il ne pensait pas ce qu’il disait. Reconnaissant que Miyavi n’était pas le genre de personne avec laquelle ils pouvaient jouer, ils furent contraints de relâcher la jeune fille, non sans lui promettre une vengeance. Celle-ci les avait défiés du regard comme si elle n’avait pas peur d’eux, ce qui avait semblé être le cas la première semaine qu’ils s’étaient fréquentés. Lorsqu’ils eurent tous quitté la pièce, elle avait reporté son regard sur lui et l’avait détaillé d’un air dédaigneux. Elle avait remis ses vêtements en place, lissant sa chemise légèrement froissée, avait saisi son sac et sans un mot ni même un geste de remerciement, avait quitté à son tour la salle de classe. Il aurait très bien pu reprendre sa route et rejoindre ses amis comme il l’avait prévu mais au lieu de ça, il la suivit jusqu’au toit où elle était montée. Il y avait quelque chose qui n’allait pas, et sur lequel il avait besoin de mettre le doigt. Il avait besoin de comprendre. Son comportement. Sa réaction. Et cette beauté qu’elle dégageait sans que les autres ne semblent le remarquer. Était-ce la jalousie qui avait poussé ses camarades de classe à la martyriser ? Ou cet air hautain et hors de portée qui les énervait ? En tous cas, quelles qu’aient été leurs raisons, leur harcèlement ne semblait avoir aucun effet sur la jeune fille, ce qui n’était pas normal.
Ils n’étaient pas seuls, là-haut ; appuyés contre un mur, un couple s’embrassait. Elle était passée à côté d’eux sans même leur adresser un regard, lui avait lâché un ricanement moqueur. Ensuite, elle s’était assise sur le petit muret qui servait de barrière au bord du bâtiment, balançant ses jambes dans le vide. Miyavi était d’abord resté planté à un mètre d’elle, sans trop savoir quoi dire pour pouvoir lui adresser la parole.
« Tu vas te faire remarquer par un prof, si tu restes ici », avait-il soudain dit. Sa propre remarque l’avait lui-même surpris. Lui qui ne manquait jamais une occasion de transgresser les règles imposées par l’école ou ses parents tenait désormais le rôle du sage. Mais cela lui avait permis d’attirer la jeune fille qui tourna la tête vers lui, le jaugeant une fois de plus de haut en bas. Elle haussa les épaules, puis, au lieu de se retirer comme il le lui avait suggéré, elle s’allongea sur le muret, et ferma les yeux pour mieux savourer ce moment de calme qu’on lui avait octroyé. Grâce à moi, ne put s’empêcher de penser Miyavi, fier de son intervention. Seulement, son attitude continuait à le déranger. La façon dont elle le regardait signifiait clairement qu’il ne méritait pas son attention, et cela l’irritait au plus haut point. De quel droit se permettait-elle de le juger sans le connaître ? Si elle prenait le temps de lui parler ne serait-ce que cinq minutes, elle saurait qu’il méritait amplement son attention, et pas seulement parce qu’il était quelqu’un de bien et d’intéressant. Après tout, il fréquentait Eitoku, l’école regroupant tous les fils de riches du pays.
« Tu m’étonnes, que les gens s’en prennent à toi, avec la façon dont tu te comportes avec eux. » Elle ne disait toujours rien. Il s’assit près d’elle à même le sol, appuyant son dos sur le muret et chercha un moyen de l’attirer à lui. Elle plaça sa main sur son front afin de protéger ses yeux du soleil. « Ca fait depuis longtemps que tu es au Japon ? » Elle soupira, mais ne dit toujours rien. « T’as pas faim ? lâcha-t-il soudain après un long silence. - J’aime pas la nourriture japonaise », dit-elle alors. Surpris qu’elle lui répondu cette fois-là, il se retourna sur elle et leurs regards se croisèrent. Un immense sourire se dessina sur le visage du jeune qui reconnut là une ouverture. « C’est que tu n’as jamais goûté aux bons plats nippons ! » lança-t-il d’un ton enjoué. Elle semblait rejeter leur culture, il allait lui apprendre à l’apprécier, lui y compris. Il se leva et tendit la main vers elle. « Viens ! » ordonna-t-il. Elle sembla hésiter un instant puis, lentement, elle se leva pour le suivre.
Cette fois-là, elle lui avait expliqué clairement les raisons qui l’avaient poussée à l’accompagner au petit snack dans lequel il l’avait amenée. D’abord parce qu’elle s’ennuyait terriblement et qu’elle n’avait pas envie de passer une minute de plus dans l’établissement scolaire qui l’horripilait. Ensuite et surtout parce que fréquenter quelqu’un comme lui horrifierait très certainement ses parents, sa mère. Depuis ce jour-là, ils s’étaient retrouvés tous les midis sur le toit de l’école. Elle ne parlait jamais de ses agressions, ni d’elle-même, préférant l’écouter parler de sa vie, ou le laisser l’emporter un peu partout, sauf ici, à l’école.
Seulement un jour, après deux semaines durant lesquelles elle n’avait pas manqué un seul de leurs rendez-vous, il ne la trouva pas sur le toit. Il décida d’abord d’attendre ; il lui arrivait quelques fois d’arriver en retard, mais elle ne venait toujours pas. Il l’appela plusieurs fois sur son portable, mais elle ne répondit pas. Il parcourut alors tous les bâtiments à sa recherche, de pièce en pièce, en vain. Il ne restait plus qu’un endroit où il serait susceptible de la trouver : les toilettes des filles. Il commença par celles du rez-de-chaussée, mais les filles qui s’y trouvaient l’assurèrent que l’étrangère ne s’y trouvait pas. Étage par étage, il visita les toilettes jusqu’aux dernières qu’il avait fuit inconsciemment de peur de ce qu’il pourrait y trouver : celles réservées au secondes. Elles semblaient vides à première vue. Il s’avança hésitant dans ce lieu censé lui être interdit. Des filles avaient écrit sur le miroir qui au-dessus des lavabos « Salope » à l’aide d’un rouge à lèvres. Quelles garces, ne put-il s’empêcher de penser. Son regard se porta alors aux portes des toilettes. L’une d’entre elles était close, bloquée par une chaise qui empêchait qu’on ne tourne la poignée. Quelles garces, se répéta-t-il, non dupe sur les personnes à l’origine du message, et qui avaient enfermé quelqu’un. Sans un mot, il retira la chaise qu’il posa plus loin, libérant la petite cabine. A l’intérieur, il n’entendit aucun son, comme si personne ne s’y trouvait. Sans le vouloir, il nourrissait l’espoir que la personne qui y était enfermée n’était pas Nao, sa Nao, la jeune fille qu’il avait eu du mal à approcher et qu’il commençait petit à petit à connaître, aussi difficile soit-il. Il toqua doucement à la porte avant d’oser l’ouvrir, mais personne ne répondit. Alors seulement, à l’aide d’une pièce qui traînait dans la poche de son pantalon, il déverrouilla la porte et jeta un œil à l’intérieur de la petit cabine, effrayé par ce qu’il allait y trouver.
Une jeune fille y était à moitié couchée, son visage enfoui dans ses bras qui s’appuyaient sur la cuvette de la toilette. Son cœur se serra à la vue de cette image. Il reconnut tout de suite les longs cheveux châtains, légèrement ondulés, dans lesquels il avait rêvé de passer ses mains. Ce jour-là, ils étaient mouillés, les filles ayant très certainement jeté un seau d’eau par-dessus la porte, comme il les avait déjà vues le faire. Mais elles ne s’étaient pas seulement contentées de cela. Sur les murs et la porte de la cabine avaient été écrits des mots insultants destinés à Nao, ainsi que des dessins qui n’étaient pas très avantageux à son égard. Des rouleaux de papiers toilettes passés sous l’eau jonchaient le sol autour d’elle et son uniforme avait à nouveau été tâché, tandis que ses longues jambes étaient griffées et marquées de contusions récentes. Il fut parcouru d’un frisson d'effroi. Il savait que les élèves de la classe de son amie s’étaient déjà amusés à lui faire du mal, mais il n’avait jamais voulu croire que cela allait aussi loin. Un sentiment de culpabilité l’envahit. Comment avait-il fait pour passer à côté de ça ? Avait-il été assez naïf pour croire que son intervention d’il y a deux semaines avait suffi à calmer les ardeurs des agresseurs ? Non, il n’avait tout simplement pas voulu accepter la réalité, d’autant plus que son amie n’avait jamais mentionné le fait qu’elle n’était pas très bien acceptée dans sa classe. Doux euphémisme.
Il se pencha sur elle et lui caressa doucement les cheveux afin de la rassurer. « Je suis là, c’est fini », chuchota-t-il. Elle ne bougeait toujours pas. Il s’agenouilla alors à côté d’elle et essaya de la relever. Quand elle sentit le corps de son ami à ses côtés, elle se redressa, tout en prenant soin de cacher son visage avec ses cheveux, pour enfouir sa tête dans le creux de son cou. Il la serra alors contre lui, caressant toujours ses cheveux, et lui murmura des mots rassurants à l’oreille. Il lui promit de se venger. Il commençait à sentir des larmes couler le long de ses joues, poursuivant leur course dans son cou à lui. Et ce qui n’était que quelques gouttes de tristesse au départ se transforma vite en un flot continu et intarissable. Ne sachant pas vraiment ce qu’il devait faire pour la calmer, il se contenta de la tenir contre lui pour lui faire comprendre qu’il ne la laisserait pas tomber.
Il ne savait pas combien de temps ils étaient restés là, tous les deux dans les bras l’un de l’autre, mais assez en tout cas pour entendre deux sonneries retentir et voir quelques filles s’aventurer dans les lieux. Il leur avait lancé à toutes un regard noir leur faisant comprendre qu’elles n’étaient pas la bienvenue, ce qui n’empêcha cependant pas le message de se répandre : l’étrangère était dans les bras d’un garçon dans les toilettes pour filles. Un professeur ne tarda pas à arriver, les priant de quitter les lieux pour rejoindre le bureau du directeur qui attendait des explications. En entendant les ordres du professeur, la respiration la jeune fille qui était saccadée se fit plus régulière et elle reprit peu à peu ses esprits. Cinq minutes plus tard, elle séchait ses larmes. Elle releva la tête vers son ami, et il put enfin voir son visage qui était noir du maquillage qui avait coulé. « Même comme ça, elle est jolie », pensa-t-il. Il chassa vite cette pensée, et l’aida à se relever. Elle s’empara de son sac et entreprit de se débarbouiller le visage qui en avait grandement besoin. Dehors, le professeur s’impatientait, l’obligeant à se dépêcher. Miyavi ignorait le professeur et ne lâcha pas un seul instant son amie de peur de la perdre. Après s’être démaquillée rapidement, ce qui n’avait pas effacé le rouge qui cernait désormais ses yeux, elle avait glissé sa main dans celle de Miyavi et, ensemble, ils avaient rejoint le bureau du directeur pour s’expliquer.
Il espérait ne plus avoir à vivre un moment pareil, mais il avait retrouvé une seconde et unique autre fois son amie effondrée, et ce fut pire que l’incident précédent qui les avait plus que rapprochés. Il préférait ne pas y penser et, après avoir pris une grande inspiration, ouvrit la porte qui menait au toit, témoin de leur amitié grandissante. Elle était là, allongée à la même place que le premier jour où il l’avait suivie jusqu’ici, sa main protégeant son visage du soleil comme toujours. En entendant la porte se refermer sur lui, elle se retourna sur lui. Un sourire discret illumina son visage lorsqu’elle le reconnut. Tout son être se détendit d’un coup, soulagé. Elle ne pleurait pas. Il se jura de remettre à sa place le gamin prétentieux qui lui avait ramené ces mauvais souvenirs au bord du cœur et en quelques enjambées à peine rejoignit son amie.
« Tu vas te faire remarquer par un prof, si tu restes ici » dit-il avant de s’asseoir en tailleur à côté d’elle, s’appuyant sur le muret. « Qu’ils viennent ! » avait-elle lancé sur un ton de défi. Son rire léger qu’il aimait tant entendre s’était mêlé au sien. « T’as quoi, cet aprèm ? demanda-t-elle après un silence complice. - Français, répondit-il avec une grimace explicite, ce à quoi elle répondit en le tapant. Et toi ? - Education physique. » Ils n’en dirent pas plus, mais établissaient déjà chacun un plan d’évasion dans leur tête. Comme tous les vendredis, ils passeraient leurs après-midi ensemble, loin de l’école, loin des contraintes. Aujourd’hui, c’était à lui de choisir l’endroit où ils iraient. * *¨*
Dernière édition par Lio le Lun 30 Mar - 21:11, édité 1 fois |
|  | | Neyuu Sensei


 Nombre de messages: 157 Age: 15 Localisation: Toulouse Date d'inscription: 13/02/2009
 | Sujet: Re: Nao \ Sweet Living Nightmare Jeu 12 Mar - 22:08 | |
| Je suis trop contente que tu ais mis la suite Que du bonheur ! ( ce qui est contradictoire, vu que en effet, cette suite n'est pas des plus joyeuses xD )
Bref, ça renforce mon avis : J'adore ta fiction ! Et je suis contente que mon commentaire t'ai plus =) Je suis d'accord avec toi pour l'élite, mais je n'avais pas encore remarqué que Yamapi était hypocrite Peut être plus tard oui. Et puis finalement, quand on y pense, quelqu'un qui n'est pas content parce que ses amis le laissent seul, c'est pas non plus un super point. Par ce que justement, en tant qu'ami, il devrait vouloir simplement leur bonheur. Enfin bref x) Je suis d'accord avec ton point de vue sur eux en tout cas; il y a cette espèce de fascination, qui est assez bizarre quand on y pense parce que oui, ils ont des caractères vraiment détestables xD Mais ils ne peuvent pas être que méchants, hein ? HEIN ? xD
Miyavi ... Tout à fait d'accord, Miyavi c'est Miyavi, donc, dans une fiction aussi, il faut réussir à lui attribuer un caractère spécial, quelque chose qui donne ce petit truc en plus, parce oui, en réalité aussi, y'a ce petit truc.
Pour Nao, malgré ce chapitre, j'ai encore du mal à la cerner. Elle me semble vraiment très mystérieuse; clairement ancrée dans l'histoire, mais à la fois si éloignée. Je sais pas comment expliquer ça, comme si elle prenait tout avec un recul impressionnant. Et là, je me dis qu'elle ne doit vraiment pas être heureuse, il y est bien arrivé quelque chose de vraiment atroce, c'est obligé !
Alors pour les fautes ! Je le fais toujours remarqué si j'en vois ( et il me semble que j'en ai pas vu énormément pour ce chapitre ^^ ) mais personnellement, ça ne me dérange pas plus que ça =) Bon parfois les mots oubliés etc c'est un peu gênant en fonction du passage dans lequel ils sont, mais de toute façon mon cerveau les rajoute automatiquement, c'est pratique xD Et puis moi aussi, quand j'écris je fais des fautes et j'oublie des mots, ce serait vraiment trop prétentieux de t'en vouloir à mort xD
Donc maintenant, ce chapitre 3 =) ( ça va encore faire un long commentaire ^^ )
C'est vrai qu'on en apprends plus sur la relation de Miyavi et Nao, mais ça reste toujours mystérieux pour moi. Je sais pas pourquoi, mais je les définis comme ça : Mystérieux xD Si c'était l'effet que tu voulais leur donné, et bien c'est réussis =) Mais il y a aussi une certaine pureté entre eux. Une pureté pas vraiment pure finalement xD Parce que les bases de leur amitié commencent pour moi de manière très pure, mais en même temps, c'est grâce/ à cause des brimades subits par Nao. De plus, Miyavi est amoureux de Nao. Je sais pas si c'est le cas en fait, mais j'en ai vraiment l'impression xD On pourrait comparé leur amitié comme celle qui lie un frère et sa soeur, mais voilà, un frère ne pense pas continuellement que sa soeur est belle. XD Enfin en même temps, je trouve que ça donne à Miyavi un air attendrissant trop chouuu Et encore, je me demande ce qu'en pense Nao, de tout ça. Elle doit bien le remarquer que Miyavi l'aime vraiment beaucoup.
Enfin je prends beaucoup beaucoup ça avec sérieux xD J'espère que ça te dérange pas xD Parce que généralement, quand une fiction me plait ( c'est le cas pour tout les bouquins que je lis également =) ) je la "vis" avec intensité. Je précise toujours dans mes commentaires que je suis une personne qui ressent beaucoup de sentiments à travers un texte dans la limite où le style d'écriture me plait etc. Et c'est le cas avec toi, donc si tu postes des passages qui sont déprimants, attends toi à ce que je te dise que j'ai fondu en larmes au bout de trois mots xD
Voilà, j'espère que tu mettras une suite bientôt mais ça a l'air bien partit visiblement =D
Aussi, j'avais à peu près remarqué que le forum était un peu mort, mais je suis une nouvelle alors j'ai pas fais plus attention que ça. Il faudrait faire une sorte de pub non ? Ca doit se faire ça.
Bref, bonne continuation, moi j'attends la suite avec impatience =) |
|  | | | | Nao \ Sweet Living Nightmare | |
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