Titre : Délices en voiture
Type : Yaoi, lemon
Rating : NC-17
Mini résumé : Ryo est aimé depuis plusieurs année par Uchi et Tacchon, il le découvre...
Mot de l'auteur : Au final, j'ai donné le beau rôle à Tacchon u_u C'est pas tout à fait ce que je voulais xD Je voulais qu'il y ait plus de rentre dedans avec Ryo et Tacchon mais vu comme j'avais commencé la scène, ça aurait été dur xD
Mais bon, bonne lecture ^^
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Ryo servait souvent de chauffeur. Les deux plus jeunes du groupes profitaient et abusaient de sa gentillesse. Tadayoshi et Hiroki avaient bien compris qu'ils leur suffisaient d'un regard suppliant pour que leur aîné détourne les yeux, soupire et cède. Ryo rentrait donc rarement directement chez lui le soir.
Ce soir-là, Uchi avait été le plus rapide, il était donc le seul à monter dans la voiture de Ryo. Les deux jeunes respectaient à la lettre un accord conclu entre eux. "Premier arrivé, premier servi", c'était simple, clair, net et précis. Un seul dans la voiture avec Ryo. Les choses à trois n'arriveraient qu'une fois que la première étape serait validée. Et Hiroki comptait bien la valider ce soir. Il était presque sûr que Ryo ne lui refuserait pas cette faveur. Cela faisait trop longtemps qu'Hiroki attendait, qu'il intriguait avec Tadayoshi, qu'il se retenait. Trop longtemps qu'il avait envie de Ryo. Alors il allait passer à l'action.
- "Tu es bien silencieux pour une fois", fit remarquer Ryo.
Ils étaient montés en voiture depuis dix bonnes minutes et Hiroki n'avait pas dit un mot, lui habituellement bavard.
- "Quelque chose ne va pas ?" Demanda Ryo.
- "C'est rien, t'inquiètes pas. Dis Ryo-chan, ça te dit d'aller au parc où on allait souvent quand on était gosse ?
- Hé ? Ça te prend comme ça, d'un coup ?
- Ça fait tellement longtemps qu'on y est pas allé tous les deux.
- Bon, ok," conclu Ryo avec un sourire.
Ce parc lui rappelait de bons souvenirs. Qu'est-ce qu'ils avaient pu s'y amuser avec les Kanjani8. Il se détourna donc de la route qui menait chez Hiroki.
-"Il est fermé...
- On aurait dû y penser. Il est bien trop tard... Pas trop déçu ?" s'enquit Ryo.
- "Hum... Un peu quand même. Mais tant pis."
Hiroki détacha alors sa ceinture et, avec difficulté, passa sa jambe par-dessus celle de Ryo pour s'asseoir sur lui.
- "Mais qu'est-ce que tu fais ?"
Ryo était surpris et incapable de comprendre pourquoi son ami faisait cela.
- "J'ai simplement décidé..."
Hiroki s'arrêta le temps de baisser le dossier du siège pour installer Ryo plus confortablement.
- "de laisser parler mes envies."
Il saisit la manette pour éloigner le siège du volant qui le gênait.
- "Voilà, on est pas bien comme ça ?" sourit Hiroki.
- "Pas vraiment non... Arrête tes idioties.
- Ho non, pas question," dit le plus jeune en se rapprochant du visage de Ryo. "Laisse-toi faire, tu verras, tu y prendras du plaisir toi aussi."
Il posa doucement ses lèvres sur celle de son ami. Ryo réagit et attrapa les épaules d'Hiroki pour le repousser.
- "Je ne veux pas ! Tu n'es pas ce genre d'homme pour moi, je suis désolé. Tu es mon meilleur ami, mais ça ne pourra pas aller plus loin."
Uchi planta son regard dans celui, troublé de son ami. Il esquissa un sourire un brin sadique.
- "Si tu ne veux pas te laisser faire, je vais être obligé de te violer." susurra-t-il d'une vois suave et mesquine.
- "Uchi Hiroki ! Arrête tes délires !"
Ryo fut coupé par les lèvres d'Hiroki. A nouveau, il le repoussa.
- "Arrêtes !"
Mais Hiroki plongea dans son cou, et glissa ses mains sous le tee-shirt de son aîné.
- "Uchi !" répéta Ryo, véritablement gêné.
Hiroki grogna et releva la tête.
- "Ne m'appelle pas comme ça !
- Alors arrêtes !
- Non ! Depuis qu'on se connaît, tu me rends dingue ! Tu ne sais pas combien j'ai souffert de te côtoyer tous les jours ! Alors, s'il-te-plaît, juste pour ce soir... Juste pour ce soir, laisse-toi faire. S'il-te-plaît."
Uchi avait une voix suppliante et des larmes aux yeux en disant ces derniers mots. Ryo fut choqué. Hiroki ressentait ça pour lui ? Il l'avait... fait souffrir ? Il ne l'avait jamais compris.
Hiroki aurait voulu ne pas recourir à cette méthode, mais si c'était le seul moyen pour que Ryo accepte... Sentant son aîné perdu, Hiroki en profita pour plaquer ses lèvres contre ses consoeurs et passer doucement sa main sur l'entrejambe qui le tentait tant. Il sentit Ryo se crisper mais ne pas bouger. Lentement, il leva son regard et essaya de décrypter les sentiments visibles dans les yeux de Ryo. De l'incompréhension, un peu de peine, beaucoup de doutes. Hiroki devait encore une fois forcer les choses pour réussir à avoir ce qu'il voulait. Au ralenti, sa main se posa sur le jean du plus vieux. Millimètre par millimètre, il fit sauter le premier bouton et descendit la braguette, les yeux toujours ancrés dans ceux de Ryo. Celui-ci ne fit aucun geste de recul, mais Hiroki voyait bien que s'il allait trop vite, il se braquerait. Alors toujours très délicatement, il fit glisser ses doigts sur la zone du boxer dégagé.
Ryo se crispa. Il avait envie d'aider Hiroki, de le libérer de sa douleur, mais... Le faire de cette manière-là le dérangeait. Il n'était pas pour les histoires de sexe entre amis. Surtout avec Hiroki. Ryo s'était juré de le protéger et de ne jamais lui faire de mal. Mais apparemment, il lui en avait fait. Involontairement, il lui avait fait mal. Il devait s'excuser, se faire pardonner. Il prit Hiroki dans ces bras.
- "Je peux pas. Je suis désolé mais je peux pas.
- Si, tu peux. Pense à moi comme à une fille si tu veux.
- Shakkun..."
Le plus jeune reprit possession des lèvres de Ryo pour le faire taire. Il les mordilla et les embrassa sans s'arrêter, sachant que le plus vieux ne lui accorderait pas le droit d'approfondir le baiser.
Sa main continua doucement à se balader. Elle avait pris place plus profondément dans le jean, caressant du bout des doigts le membre de l'aîné. Celui-ci poussa un gémissement de désespoir. Si Hiroki le voulait vraiment, alors il se laisserait faire. Tant pis pour lui. Il aurait dû remarquer l'effet qu'il avait sur le plus jeune, ainsi, il aurait pu l'aider plus tôt.
Fort de ce demi-consentement, Hiroki retira le tee-shirt de Ryo. L'une de ses mains se mis aussitôt à effleurer le torse découvert, accompagnée des lèvres, tandis que l'autre retrouvait sa place plus bas.
Petit à petit, Ryo se sentit envahi par le plaisir. Son membre se gonflait et sa peau devenait plus sensible aux cajoleries de son cadet.
Uchi allait lentement, Ryo se laissait faire mais ne répondait pas. Il devait le mener à un tel point de plaisir que le plus vieux perdrait la tête et agirait enfin.
Les soupirs et gémissements de Ryo se faisait de plus en plus nombreux. Son membre était tendu. Hiroki passa ses mains dans le boxer et tira dessus juste assez pour pouvoir admirer l'objet de sa convoitise. Il se recula sur les genoux de Ryo et se pencha pour y déposer un baiser. Il sortit la langue et s'amusa un instant avec. Mais il était mal placé. Il se redressa, ouvrit son pantalon et le fit descendre avec son caleçon. Il baissa encore un peu le siège de Ryo et s'installa sur celui-ci. Hiroki gémit en sentant le membre de son aîné sous ses fesses. Lentement, il le pris en main et se positionna.
- "Hiroki..."
Il était trop tard pour lui, il n'entendit même pas le murmure de Ryo. Retenant son désir, il fit doucement entrer le membre dressé en lui, s'arrêtant quand les sensations devenaient trop fortes et le faisaient frissonner. Ryo posa ses mains sur les hanches du plus jeune. Ses yeux fermés, sa bouche grande ouverte sa respiration haletante prouvaient qu'il prenait du plaisir.
Hiroki se souleva et se rassit, gémissant. Ryo émis un grognement. Petit à petit, il prit le contrôle, faisant bouger Hiroki selon le rythme qui lui convenait.
Hiroki fut le premier à se libérer, envoyant son sperme sur le torse et jusqu'au visage de son amant. Ryo, surpris, rouvrit les yeux, mais un mouvement brusque de Hiroki le fit se cambrer et il jouit.
Ils ne bougèrent pas pendant quelques minutes, reprenant leur souffles et remettant de l'ordre dans leurs pensées.
Hiroki se dégagea finalement.
- "Désolé," s'excusa-t-il.
Ryo se redressa.
- "C'est à moi de m'excuser. Pardon."
Un silence gêné suivit. Ryo se saisit d'un mouchoir, tremblant et se nettoya rapidement. Ils se rhabillèrent et le plus vieux démarra la voiture. Il déposa HIroki devant chez et le plus jeune sorti sans même dire bonne nuit à son aîné.
Deux jours plus tard, Ryo raccompagnait Tadayoshi chez lui.
- "Il s'est passé quelque chose récemment ?" demanda le ranger vert. "Depuis deux jours, tu semble préoccupé.
- C'est rien."
Tadayoshi observa son compagnon, sceptique.
- "Yosh ! Tu te souviens de ce petit coin de baie que je t'avais montré ? Allons y faire un tour, tu as besoin de passer une soirée tranquille."
Ryo grommela.
- "Je préférerais être seul ce soir. J'ai besoin de réfléchir.
- Je te promet d'être discret, tu pourras te perdre dans tes pensées. De l'air un peu moins pollué te fera du bien."
Ryo soupira. Après tout, pourquoi pas. Il sera peut-être plus serein devant un beau coucher de soleil.
Ils mirent une bonne demi-heure à atteindre cet endroit tranquille. Ryo coupa le contact et s'allongea sur son siège, observant la baie et le le ciel rouge. Il sortit de son véhicule et s'appuya sur le capot de sa voiture, les mains dans les poches. Tadayoshi attendit cinq minutes avant de sortir discrètement. Il attrapa un sac de courses — faites plus tôt dans la journée — et alla s'installer aux côtés de Ryo.
- "Tiens," dit-il en tendant une canette de bière. "Je les avais achetées parce que je pensais passer la soirée devant un bon film. Mais tant pis, je me ferais ça demain.
- Merci," sourit Ryo.
Il ouvrit la canette et bue une longue gorgée.
- "Ça fait du bien," s'exclama-t-il en poussant un soupir.
- "Avoue que mon idée n'est pas si mauvaise.
- Hum. Merci."
Tadayoshi sourit et reporta son attention sur le coucher de soleil. Il avala un peu de bière, la savourant dans cette brise qui soulevait ses cheveux. Il était décidé à ne pas parler. Ryo était perturbé et s'il souhaitait réfléchir Tadayoshi ne l'en empêcherait pas. Il resterait simplement à ses côtés prêt à le soutenir.
Le silence régnait depuis presque dix minutes quand Ryo se décida à parler.
- "Tu sais... J'ai fait une connerie avant-hier."
Tadayoshi tourna la tête vers son aîné, attendant la suite.
- "Quand j'ai ramené Shakkun chez lui, il m'a demandé de faire un détour. Pour aller au parc où on avait l'habitude d'aller tous les huit, tu te souviens ?"
Tadayoshi se contenta d'hocher la tête.
- "Il était fermé quand on y est arrivé... Faut dire, vu l'heure à laquelle on avait fini le boulot, c'était sûr. Et... A ce moment-là... Shakkun... s'est assis sur moi et..."
Ryo n'arrivait pas à dire la suite.
- "Et ?" l'encouragea Tadayoshi.
- "Il m'a avoué qu'il... que je lui faisais envie..."
Le green ranger ne dit rien.
- "J'ai... j'ai craqué... Quand il m'a hurlé combien il avait souffert, j'ai cédé. Je voulais pas lui faire plus de mal."
Les premières larmes coulèrent sur les joues de Ryo.
- "J'aurais pas dû ! J'aurais pas dû !"
Tadayoshi laissa Ryo pleurer un peu.
- "Tu sais, Ryo-chan... Hiroki est venu me voir hier. Il m'en a parlé."
Comme le plus vieux releva brusquement la tête vers lui, il expliqua avec un sourire d'excuse :
- "Depuis longtemps, il se confie à moi. Je savais ce qu'il éprouvait pour toi, mais il m'avait fait juré de ne rien te dire. Hier, il m'a dit ce qu'il t'avait fait. Qu'il se sentait mal de t'avoir forcé ainsi, mais que maintenant, il pourrait t'oublier plus facilement. Il avait l'air triste en me disant ça mais il semblait aussi soulagé."
Ryo regarda à nouveau ses pieds, les larmes s'échappant toujours de ses yeux.
- "Il... Il m'en veut ?
- Non," répondit calmement Tadayoshi. "Il est un peu déçu que tu l'évites mais il sait qu'il te faut un peu de temps."
Le silence reprit ses droits. Les deux jeunes observèrent le soleil disparaître à l'horizon. Tadayoshi secoua sa canette pour jauger ce qu'il lui restait de bière. Ryo le regarda faire et esquissa un sourire.
- "Tu bois vraiment trop vite."
Tadayoshi haussa les épaules.
- "Ce n'est que de la bière.
- Heureusement que c'est moi qui conduit."
Tadayoshi rit. Puis le silence se refit maître.
- "Dis, Tacchon... Pourquoi Shakkun était-il si attiré par moi ?
- Ryo-chan," soupira le plus jeune, " tu ne te rends vraiment pas compte à quel point tu es attirant ?"
Ryo leva son regard peiné vers son ami.
- "Tu es sexy, tu joue le mec insensible et froid alors que tu es une crème... Bon je vais pas te décrire, hein ! Mais surtout, tu jouais beaucoup avec Hiroki. Dois-je te rappeler combien de fois tu lui as mis la main aux fesses en pleine interviews ou en concert ?"
Ryo rit doucement à ces souvenirs.
- "Comment pouvait-il rester insensible ? Même moi, je suis tombé sous ton charme alors que tu joues beaucoup moins avec moi... Alors Hiroki...
- Hé ?"
Ryo n'en croyait pas ses oreilles.
- "Tu es...
- Tombé sous ton charme, oui, c'est bien ce que j'ai dit. Mais ne t'inquiètes pas, je sais me retenir. Je ne ferais jamais rien de déplacé."
Ryo sentit le poids sur ses épaules s'alourdir encore. Alors comme ça, ses deux cadets ressentaient la même chose ? Et il ne s'était aperçu de rien... de rien du tout.
- "Ne fais pas cette tête là, Ryo-chan. J'ai toujours su que mes sentiments seraient à sens unique, je ne te demande pas d'essayer de m'aimer. Mais s'il-te-plaît, ne me raye pas de ta liste d'ami."
Ryo secoua la tête.
- "Tu fais partie du groupe de toute façon..."
Tadayoshi attendit quelques secondes.
- "Allez, rentrons. Je pense que tu as besoin de repos et il commence à faire noir.
- J'aimerais rester encore un peu. Tu veux bien ?"
Le batteur sourit et se réinstalla sur le capot.
- "Tacchon... Est-ce que toi aussi tu as envie de moi ?" demanda soudain Ryo, d'une voix grave et troublée.
- "Je te mentirai si je te disais non, mais je sais me retenir, je te l'ai dit."
Ryo se releva et se plaça face à son ami. Tadayoshi ne bougea pas, un sourcil levé, le regard interrogateur, peu sûr de ce que Ryo voulait faire. Celui-ci posa finalement ses mains sur le torse du plus grand et se rapprocha doucement. Il appuya sa tête sur l'épaule du green ranger.
- "Ryo... Ce n'est pas une très bonne idée...
- Juste un instant, s'il-te-plaît."
Le yellow ranger se cala mieux et écouta les battements de coeur du plus jeune. Ils étaient anormalement rapides. Ryo sourit.
Tadayoshi n'avait pas osé bouger. Il n'avait même enlacer Ryo. Il lui avait dit qu'il ne ferait rien, mais là, il n'était plus si sûr de lui. Quand il sentit des lèvres dans son cou, il sursauta et s'éloigna.
- "Ryo, qu'est-ce que tu fais ?"
Le plus vieux s'écarta.
- "Gomen."
Ses mains étaient toujours sur le torse de Tadayoshi, ses yeux les fixant.
- "Ryo, si tu n'enlèves pas de suite ces mains, je ne réponds plus de moi."
Le concerné leva les yeux, les plongeant dans ceux de son ami. Il avait toujours l'air perdu et le plus jeune le trouvait à croquer.
- "Qu'est-ce... qu'il y a ?," murmura Tadayoshi, d'une voix hésitante.
-"Si... Si je te dis que contrairement à Shakkun qui est réellement mon meilleur ami et sur lequel je n'ai jamais eu de vue, toi... Que pour toi, j'ai pensé une ou deux fois que si tu étais une fille, j'aurais craqué... Est-ce que tu accepterais de me laisser faire ?"
Ryo n'avait pas lâché Tadayoshi du regard. Il avait presque cru voir une lueur de désespoir passer dans les yeux du plus jeune.
- "Ryo... Ce n'est pas une bonne idée... Tu n'es pas dans ton état normal...
- Tacchon..."
Ryo fit glisser ses mains le long du torse de son ami.
- "S'il-te-plaît."
Tadayoshi secoua la tête.
- "Ryo, arrêtes. Je vais finir par te sauter dessus...
- Fais-le.
- Non. Tu n'es pas toi-même."
Ryo esquissa un sourire.
- "Alors, si je redeviens le Ryo taquin, langue de vipère, qui agit avant de réfléchir, tu te laisseras faire ?"
Joignant les gestes à la parole, il fit passer ses mains sous la chemise du batteur et fit jouer ses doigts sur le ventre offert. Tadayoshi attrapa brusquement les mains baladeuses.
- "Ryo."
Mais le plus vieux ne lui laissa pas le loisir de s'exprimer plus. Il plaqua soudainement ses lèvres sur celles entrouvertes du plus jeune. Sans plus de cérémonie, il en profita pour insérer sa langue à la recherche de sa consoeur.
Que pouvait faire Tadayoshi à part apprécier ce baiser de tout son coeur, de toute son âme et y répondre avec entrain ? Depuis le temps qu'il en rêvait...
Alors, quand Ryo dégagea ses mains et les replaça sur son corps, il ne recula plus. Au diable la raison, celui qu'il aimait depuis si longtemps lui demandait, il le ferait. Ryo avait déjà à moitié déboutonné sa chemise quand Tadayoshi rompit le baiser.
- "Si tu es sûr de toi, je te préviens... Tu n'as pas intérêt à être inactif comme avec Uchi."
Ryo ne répondit pas, souriant en coin, une lueur s'allumant dans ses yeux. Il avait saisi le message et il le prouva dans la seconde suivante. Il dévora le cou du plus jeune, continuant sur le torse une fois la chemise totalement ouverte. Ses mains étaient tout aussi actives, parcourant toute les parcelles de peau nue, se glissant furtivement dans le pantalon par moment — juste assez pour que Tadayoshi se cambre et gémisse — pour en ressortir immédiatement.
Le green ranger agissait lui aussi. L'une de ses mains s'était naturellement posée sur les fesses de Ryo et les malaxait, l'autre se promenait dans le dos, griffant légèrement l'aîné.
Bien vite, Ryo trouva le pantalon du cadet encombrant et y remédia. Tadayoshi frissonna, la nuit était tombée, la fraîcheur se faisait sentir. Mais il se réchauffa vite. Ryo était revenu se coller à lui et il était bouillant. Le plus jeune ouvrit les boutons du jeans et, sans l'enlever, passa des doigts curieux dans l'espace libéré. Lorsqu'il rencontra le membre gorgé de désir, il ne put s'empêcher de jouer avec. Les gémissements de Ryo guidèrent ses gestes. L'aîné, lui, s'attaqua d'abord au boxer du cadet avant de s'occuper de la même manière. Il enroula ses doigts autour du sexe déjà bien durci et fit quelques va-et-viens. La tête soudainement penchée vers l'arrière de Tadayoshi et le long gémissement qui s'échappa de ses lèvres lui affirmèrent que son initiative était plaisante. De sa main libre, il attrapa la nuque de son amant et l'embrassa sauvagement. Lèvres contre lèvres à se dévorer, main sur le membre de l'autre à donner du plaisir, ils se sentirent partir vers le septième ciel. Mais Ryo se recula soudainement. Il saisit son cadet aux hanches et lui fit faire demi-tour. Tadayoshi posa les mains sur le capot de la voiture. Bien vite, il sentit quelque chose s'introduire en lui. Il se mordit les lèvres retenant un cri mais pas le gémissement. Il sentit la chose sortir puis rentrer un peu plus loin que précédemment. Ryo répéta le mouvement plusieurs fois, conscient du plaisir qu'il donnait à son cadet. Il se mit à accélérer, essayant toujours d'aller de plus en plus loin en Tadayoshi. Celui-ci s'était mis à bouger au rythme imposé par Ryo. Il s'était penché plus en avant, posant les coudes sur le capot de la voiture pour permettre une pénétration plus profonde. Il criait son plaisir et plus il criait, plus Ryo bougeait vite et fort. Ce dernier avait passé une main des hanches au membre de son amant et il le masturbait maintenant aussi vite qu'il lui faisait l'amour. Tadayoshi fut le premier à atteindre le septième ciel. Il hurla le nom de Ryo durant sa jouissance. Ryo donna alors des coups de reins encore plus forts et se libéra à son tour.
Tadayoshi resta appuyé sur la voiture pour reprendre son souffle. Ryo se releva, remettant boxer et pantalon. Il posa une main douce sur le dos de son cadet.
- "Ça va ?
- Laisse-moi quelques secondes," dit Tadayoshi, essoufflé.
Ryo le regarda. Le corps du batteur était vraiment attirant, ce ventre se gonflant et se dégonflant à une vitesse incroyable, cette peau frissonnante, ces longues jambes, ces fesses fermes. Ryo se pencha doucement sur son amant et le rhabilla. Il remonta le boxer, faisant attention au sexe pas encore revenu à sa taille normale, puis s'occupa du pantalon. Tadayoshi se releva pour permettre à Ryo de le reboutonner. Il remit également la chemise en place, bouton par bouton. Le plus jeune ne le lâcha pas des yeux. Ryo était si tendre dans ses gestes qu'il lui donnait l'impression de faire tout ça par amour.
- "Rentrons maintenant, nous avons tous les deux besoin de repos," murmura Ryo, un sourire doux sur les lèvres.
Tadayoshi lui obéit en silence. Il attendit d'être presque arrivé chez lui pour poser la question qui lui trottait dans la tête.
- "Ne, Ryo, pourquoi ?"
Le plus âgé se mordit la lèvre.
- "Je... Je ne sais pas. J'en ai eu envie soudainement. Après ce que tu m'as dit, j'ai... J'ai eu envie de toi."
La réponse parut satisfaire Tadayoshi qui sourit et ouvrit sa portière.
- "Si tu en as encore envie un jour, je pense pouvoir répondre à tes attentes. Et si jamais tu as envie de plus, je suis sûr qu'Hiroki sera ravi de se joindre à nous."
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Ah oui, j'aime pas mon intro... Et j'suis pas fan du passage avec Hiro... Pas réussi à exprimer ce que je voulais. Tant pis xD
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Odeia deshita !

Les Eitos sont les rois du monde ! Maintenant, il faut juste prévenir le monde...