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 [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}

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Lily
¤KANJA' ADDICT¤
Ryo & Tacchon fan



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MessageSujet: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Sam 26 Sep - 15:44

    Titre : Coup de Folie...
    Type : Euh... Partie 1 : Romance, le reste plus Drame/Général
    Rating : R voire NC-17 pour la partie 1, plus G pour la suite
    Mini résumé : Kondô Suzuka, enseignante, vit une vie normale et tranquille. Ayant rompu avec son compagnon six mois plus tôt, elle rumine et broie toujours du noir face à la trahison dont elle a été victime. Cependant ses amies sont là pour lui changer les idées et la faire sortir. Ce qu'elles n'avaient pas prévu, c'est que leur sage et gentille Suzuka déciderai de jeter ses principes aux orties le temps d'une soirée, le temps d'un Coup de Folie...
    Mot de l'auteur : Lemon au début, profitez-en ça risque d'être le seul... Et navrée pour les plus perverses, je suis pas encore au niveau d'Odeia XDDD


    Partie 1 :
    Mi-Août 2009

    Je m’appelle Kondô Suzuka, j’ai 24 ans et je vis à Tokyo. Je suis professeur d’anglais dans un lycée assez réputé de la capitale. Je suis née à Nara, en mai 1985, j’y ai toute ma famille, mais pour mes études, je suis venue m’installer à Tokyo et j’y suis restée, en partie parce qu’au moment où je les terminais, il y avait quelqu’un dans ma vie…

    Ca fait six mois que c’est terminé avec Katsuo, je l’ai fichu à la porte de notre appartement quand j’ai découvert qu’il me trompait depuis un an. Dire qu’on se fréquentait depuis 4 ans et qu’on s’était installés ensemble moins d’un an plus tôt… Le salaud. Quand j’y repense, j’ai juste envie de le frapper. Si je lui convenais plus, il m’aurait simplement quitté, je me serais sentie moins mal. Nan sérieusement, il m’aurait largué, j’aurais été triste un moment, mais je serais passé à autre chose. Là, il m’a trahit, trompé, pendant plus d’un an, je suis triste et en plus j’arrive pas à tourner la page. Pourquoi ? Parce que j’ai beaucoup de rancœur contre lui et ça m’étouffe…

    Du coup, les copines, heureusement qu’elles sont là, sans quoi je tournerais toujours dans mon appartement pleins de souvenirs… J’ai déménagé il y a un mois, j’ai pris quelque chose de plus petit, pour moi toute seule c’est parfait. Les filles voudraient que je sorte mais souvent, je refuse. Je me tue au boulot, à m’occuper d’ados ingrats qui n’en ont rien à faire de l’anglais, je suis trop crevée pour sortir en semaine et le week-end, je n’ai pas la tête à faire la fête. Et puis, je n’aime pas les boîtes de nuits… Et non, ce n’est pas parce que c’est dans une boîte de nuit que j’ai découvert la trahison de Katsuo… Enfin si peut-être…

    Mais bon, les filles insistent tellement, en plus c’est l’anniversaire de Riya… Je n’ai pas le choix, alors pour une fois j’ai accepté. Je me suis même laissée coiffer et maquiller par Nao et Minami, ce qui au final n’était pas une si mauvaise idée. Elles avaient fait du beau boulot en m’embellissant sans trop en faire. Du coup, mes yeux attiraient le regard des autres sans que mon maquillage ne soit vulgaire et mes cheveux étaient remontés avec style sans pour autant que la coiffure soit trop élaborée.

    J’avais enfilé une jupe noire et un haut blanc moulant ainsi que des chaussures à talon. J’aurais croisé un de mes étudiants qu’il ne m’aurait pas reconnu. Les filles approuvèrent, pour elle j’étais sexy sans être aguicheuse. Je restais sobre tout en changeant néanmoins de mes habitudes. Enfin, ce n’est pas tous les jours que je vais en boîte aussi… Et puis je me voyais mal aller au lycée avec une tenue pareille…

    Toutes les quatre prêtes, nous sommes allées prendre le métro. Prendre la voiture nous aurait empêchées de boire et au final, c’était entre autre le but de la soirée… Les filles ont porté leur choix sur une boîte assez connue et assez select aussi. Mais quatre jeunes femmes célibataires et prêtes à faire la fête, ça rentre dans n’importe quelle boîte, surtout quand elles sont habillées comme nous l’étions.

    On est donc entrées sans problème. Il y avait pas mal de monde, mais ça restait raisonnable. Riya s’étonna d’ailleurs, d’habitude c’était beaucoup plus la cohue. On ne s’attarda pas sur ce détail et la fête commença. Je n’aurais jamais imaginé que passer ma soirée à boire et danser avec des inconnus me ferait oublier tous mes soucis, à moi la calme et pragmatique Suzuka… Mais c’est arrivé et franchement si j’avais su, je serais venu il y a des mois.

    Je ne savais pas vraiment quelle heure il était mais ça faisait un petit moment qu’on était arrivées. Après être restées un moment ensemble, nous sommes toutes allées danser, et si nous n’étions jamais loin les unes des autres, c’était un peu chacune dans sa bulle. On avait décidé de faire la fermeture et qu’on rentrerait toutes ensembles en taxi ou en métro, mais que si l’une de nous voulait rentrer plus tôt, elle devait au moins prévenir l’une d’entre nous.

    Je ne doutais pas que Riya, miss-je-saute-sur-tout-ce-qui-bouge, ne rentrerai certainement pas en notre compagnie. Elle finirait par trouver quelqu’un avec qui finir agréablement la soirée. Je n’approuvais pas ses façons de faire, passer d’un homme à l’autre sans complexes, mais après tout si ça lui convenait… Personnellement, les coups d’un soir n’ont jamais été ma tasse de thé, pourtant…

    Pourtant quand il s’est approché de moi et a fait dégager le type avec lequel j’étais en train de danser, j’ai su immédiatement qu’il serait l’exception qui confirmerait la règle. Et ça, pas seulement parce que je l’avais reconnu… Parce que connu, il l’était, et diablement sexy aussi. Le pire c’était peut-être qu’il en avait pleinement conscience et savait parfaitement en jouer. Quand il posa ses mains sur mes hanches avant de commencer à danser de manière suggestive avec moi, il n’eut droit qu’à un rapide coup d’œil surpris avant que je ne me prenne au jeu. Il voulait s’amuser avec moi ? Parfait, je m’amuserai aussi dans ce cas.

    Nous n’échangeâmes pas un mot, nous nous contentions de danser, encore et encore, frottant nos corps l’un contre l’autre de manière sensuelle. Tout était dans la suggestion… Des frôlements, des caresses légères, un souffle dans mon cou et sa main, toujours posée sur moi, comme si j’étais devenue sa propriété pour la soirée.

    J’avais déjà bu pas mal avant de commencer à danser, et comme chacun sait l’alcool a des effets désinhibiteurs, aussi j’agissais ce soir avec moins de retenues qu’à mon habitude et il avait lui-même vraisemblablement bu pas mal aussi. Quand il se pencha enfin vers moi, son visage à quelques centimètres du mien, me souriant d’un air aguicheur tout en semblant me demander si oui ou non je souhaitais aller plus loin, je me surpris moi-même à me hausser sur la pointe des pieds pour venir sceller nos lèvres.

    Je signais là pour la nuit la plus torride, mais peut-être aussi pour la plus grosse connerie, de ma vie. Ses lèvres étaient la tentation même. Alors que ses mains s’égaraient dans mon dos, les miennes vinrent jouer dans ses cheveux. De sa langue, il quémandait l’entrée de ma bouche et c’est presque immédiatement que je lui laissais l’accès. Sa langue caressait la mienne avec passion et exigence, ses lèvres butinaient les miennes avec délice et sa main s’égarait toujours plus bas dans mon dos, faisant remonter mille frissons le long de ma colonne vertébrale.

    Un coup sur son épaule le fit sursauter et fit voler en éclat la bulle qui s’était formée autour de nous. Son ami, lui aussi très connu et très sexy, lui fit remarquer qu’il était dans un lieu public. Mon partenaire grogna à l’encontre de l’autre avant de prendre ma main et de me tirer hors de la piste. Un peu plus au calme, il me parla enfin.

    « Deux solutions. Ou on en reste là pour aujourd’hui, sachant qu’on ne se reverra probablement jamais, ou alors… On va terminer ce qu’on a si bien commencé ailleurs… Tout en sachant qu’on ne se reverra probablement jamais après ça. A toi de décider. »

    Il avait beau avoir bu pas mal, il semblait savoir ce qu’il faisait et ce qu’il voulait. Et en l’occurrence, ce qu’il voulait, c’était moi. Jetant mes principes aux orties et me fichant pas mal qu’il me prenne pour une fille facile – après tout, il l’avait dit lui-même, il n’y aurait rien d’autre que cette nuit – je comblais la distance qui nous séparait pour venir me coller contre lui et l’embrasser à nouveau. Resserrant ses bras autour de moi il approfondit une nouvelle fois le baiser avant de s’éloigner à nouveau un peu.

    « La deuxième proposition, ne ? »
    « Je dois juste prévenir mes amies que je m’en vais. »
    « Je t’attends à la sortie. »

    J’hochais la tête pour signifier mon accord puis m’apprêtait à retourner sur la piste quand il m’attrapa le poignet pour me retenir.

    « Je ne t’ai pas demandé ton nom… »
    « Suzuka. »

    Je lui souris avant de retourner sur la piste pour retrouver mes amies. Je tombais rapidement sur Nao et lui tapotait l’épaule pour lui signaler ma présence. Elle se retourna vers moi et me sourit. Je me penchais sur son oreille pour qu’elle m’entende clairement.

    « J’y vais. »
    « Eh ? Tu rentres déjà ? »
    « Disons qu’on m’attend et que je ne rentre pas tout de suite. »
    « Eeeehhh ? Notre gentille Suzuka se dévergonde ? »
    « J’ai envie de m’amuser. Pour une fois, je n’ai pas envie de réfléchir. »
    « Alors fonce ! Je préviendrais les autres ! »
    « Merci. On s’appelle ! »

    Deux minutes plus tard, j’avais quitté la piste et rejoins la porte de sortie. Je n’ai même pas eu le temps de me demander où il était passé qu’il sortait d’un coin sombre et m’attrapait la main avant de m’entraîner à l’extérieur à sa suite. Une voiture noire aux vitres tintées semblait nous attendre, je m’y engouffrais à sa suite et elle démarra presque aussitôt.

    « Tu habites seule ? »
    « Eh ? Oui, pourquoi ? »
    « On peut aller chez toi ? A moins que tu ne préfères un hôtel… »

    C’est là que je compris le pourquoi de sa question. Evidemment, il était exclu d’aller chez lui, il avait beau ne pas être tout à fait sobre, il savait encore que c’était risqué de donner son adresse à n’importe qui. Rapidement, je fis mentalement le tour de mon appartement. Je n’avais rien laissé traîner et j’avais changé mes draps la veille…

    « Va pour chez moi. »

    Je donnais l’adresse au chauffeur, alors que déjà ses mains reprenaient leur douce torture sur ma peau. Ses lèvres vinrent se nicher dans mon cou, son souffle de plus en plus court me faisant frissonner. Très vite, il abandonna mon cou pour se concentrer à nouveau sur mes lèvres et je lui accordais sur l’instant l’entrée de ma bouche. Tout comme lui, semble-t-il, j’avais plus que hâte de reprendre là où nous avions été arrêtés par son ami. Sa langue vint caresser la mienne avec toujours la même exigence et la même passion, ses mains caressaient mes cuisses faisant remonter petit à petit ma jupe le long de mes jambes alors que les miennes s’égaraient sur son torse, tentant d’ouvrir les boutons de sa chemise.

    Ne cessant de m’embrasser, il bougea légèrement puis me tira à lui de telle sorte que je me retrouvais face à lui sur ses genoux. Stoppant un instant notre baiser, j’eus le loisir de plonger mes yeux dans les siens pour les voir assombris par le désir. Ses mains étaient toujours posées sur mes cuisses mais cette fois-ci sous ma jupe et remontaient toujours plus haut.

    Enhardie, je remontais mes mains dans mes cheveux et retirais les quelques épingles qui faisaient tenir ma coiffure en place. La masse sombre retomba sur mes épaules et je le vis suivre le mouvement des yeux. Souriant doucement je laissais tomber les épingles au sol et posais mes mains sur ses joues avant de me pencher sur lui pour l’embrasser à nouveau.

    L’une de ses mains quitta mes cuisses pour venir se perdre dans mes cheveux. Je souris à nouveau alors que mes mains se glissaient à présent sous sa chemise que j’avais réussi, je ne sais comment, à sortir de son pantalon. Il frissonna un peu en sentant le contact de mes doigts sur sa peau et ce fait ne fit que m’encourager à aller toujours plus loin. Mais alors que j’allais poursuivre son exploration plus bas, la voiture s’arrêta et il rompit à nouveau le baiser en soupirant de frustration. Descendant de ses genoux, je remis précipitamment un peu d’ordre dans mes cheveux alors que la vitre tintée entre nous et le chauffeur se baissait.

    « Nous sommes arrivés. »
    « Merci. » grogna mon compagnon avant d’ouvrir la portière.

    Il sortit et m’aida à en faire de même, son regard brûlant ne me quittant pas. Sans un mot je lui demandais de me suivre et le guidait jusqu’à mon immeuble dont je déverrouillais la porte avant de m’engouffrer à l’intérieur avant lui. A cette heure-ci plus personne n’était réveillé, c’est donc le plus discrètement possible que je montais les escaliers, mon compagnon derrière moi, jusqu’au troisième étage. Rapidement j’ouvris la porte et il attendit qu’elle soit à nouveau verrouillée derrière nous pour reprendre là où nous nous étions arrêtez. Et cette fois-ci il n’y aurait plus rien pour nous arrêter…

    Ses mains prenant en coupe mon visage il m’embrassa avec exigence, mordillant ma lèvre inférieure avant de glisser dans mon cou. Ses mains descendirent sur mes épaules avant de venir effleurer mes seins. Je frissonnais à ce contact et ne put retenir un petit gémissement. Je me sentais totalement électrisée. Il me plaqua brusquement contre le mur de l’entrée et je gémis de douleur alors que ma tête cogna durement contre celui-ci.

    « Ite ! »
    « Gomen. » me dit-il en relevant les yeux vers moi et en stoppant toutes caresses. « Ca va ? »
    « Mmm. C’est bon. » répondis-je en glissant mes mains sur ses épaules.

    Fort de cette constatation, il reprit sa douce torture à mon égard, passant ses mains sous mes cuisses pour me soulever et se plaqua contre moi. J’enroulais mes jambes autour de ses hanches et m’accrochais à ses épaules, ma tête retombant en arrière alors qu’il enfouissait son visage dans ma poitrine. Redressant la tête il m’embrassa goulument dans le cou alors que je me penchais de nouveau vers lui. Puis il se mit en mouvement, quittant l’entrée il me demanda d’une façon pressante où se trouvait ma chambre ce que je lui indiquais dans la seconde.

    Une fois à l’intérieur, il me relâcha sur le lit et je m’y retrouvais allongée, lui me dominant de toute sa taille. De là où j’étais, je pouvais voir qu’il était plus qu’à l’étroit dans son pantalon mais quand je voulu me redresser pour remédier à ça, il me força à me rallonger d’une pression sur l’épaule. Se plaçant au dessus de moi, il recommença ses baisers, sur mes lèvres, puis dans mon cou avant de descendre vers mon décolleté. Si l’une de ses mains prenait appuis sur le lit pour maintenir son équilibre, l’autre remontait le long de mon flanc, me caressant doucement à travers le tissu de mon débardeur.

    Frissonnant alors que sa main s’attardait sur la courbe de mon sein, je me cambrais légèrement en me mordant la lèvre pour ne pas gémir. Dire que nous n’avions encore ôté aucuns vêtements… Il finit par se redresser sur ses genoux et retirer sa chemise alors que je me redressais à mon tour et venait déposer un baiser sur son torse.

    Aussitôt, il enfouit ses mains dans mes cheveux, caressant doucement la masse noire et soyeuse. Mes mains parcouraient son torse avec avidité et venaient se poser sur ses hanches, descendant toujours plus bas. D’un geste léger, j’effleurais la bosse de son pantalon ce qui le fit se crisper de la tête aux pieds et grogner doucement.

    Avec des gestes saccadés, il entreprit de m’ôter mon débardeur qui se retrouva rapidement sur le sol, bientôt suivit par mon soutien-gorge. Prenant mes seins en coupe dans ses mains, il les caressa tout en m’entraînant à nouveau dans un baiser enflammé. Le plaisir montait en moi de façon irrépressible et je me laissais aller comme jamais auparavant. Je retombais sur le dos, mes cheveux s’étalant comme une corolle noire autour de ma tête, et il posa ses mains sur mes hanches puis descendit la fermeture éclaire de ma jupe avant de la faire glisser le long de mes jambes.

    L’instant d’après, je n’étais plus vêtue que par une culotte en dentelle, et il reprenait sa douce torture, couvrant mon ventre, puis mes cuisses de baisers alors que ses mains exploraient chaque parcelle de mon corps. Je me cambrais, m’offrant un peu plus à ses lèvres. Sa main passa sur mon dernier vêtement, effleurant mon intimité à travers la dentelle. Il sourit avec un air limite pervers quand je gémis à son contact, mais je m’en fichais royalement tant qu’il continuait. Pourtant, je repoussais un instant ses mains baladeuses, bien décidée à ne pas être la seule presque nue.

    Je m’attaquais à la boucle de sa ceinture avec des mains tremblantes et je cru entendre un petit rire s’échapper de sa gorge à ce moment là. Ses mains se posèrent sur les miennes pour les écarter et il se leva du lit pour se défaire lui-même de son pantalon. Du même coup, il en profita pour sortir un petit carré en alu de sa poche et de le déposer sur ma table de chevet. Je haussais un sourcil dans sa direction et eut un sourire en coin.

    « Tu avais prévu le coup ? »
    « Disons que je ne comptais en effet pas terminer la soirée seul. Ca te dérange ? »
    « Aucunement. Je préfère les hommes prévoyants. »

    Sur ces belles paroles, il me rejoignit sur le lit et me fit taire d’un nouveau baiser. Ses mains et sa langue étaient à nouveau partout sur moi, et les frissons de plaisirs me parcoururent à nouveau. J’avais envie de plus, beaucoup plus.

    Me contorsionnant, je réussis à faire glisser mon dernier vêtement le long de mes jambes et le jetait sur le sol alors que ses yeux sombres me fixaient avec une intensité qui aurait dû me faire rougir. Sa main passa à nouveau entre mes jambes et je me cambrai sous la caresse. Voyant l’effet produit, il recommença encore et encore tout en léchant ma peau jusqu’à me rendre folle.

    Sans savoir comment, je réussi à le faire basculer et à me retrouver au dessus de lui. Je lui offris un sourire en coin alors qu’il m’observait d’un œil surpris, ne s’attendant certainement pas à ce retournement de situation. Mes mains glissèrent sur son torse, bientôt suivies par mes lèvres, et descendirent toujours plus bas. M’attardant un instant sur ses abdominaux, je fis glisser mes doigts en une caresse légère comme une plume sur son boxer.

    Il se tendit de la tête aux pieds et ferma les yeux, preuve qu’il était déjà bien excité. Je sentais son membre dur à travers le tissu et je n’avais qu’une seule envie, l’en débarrasser. Glissant mes doigts le long de l’élastique, je le fis glisser vers le bas, petit à petit. Il souleva ses hanches pour m’y aider et bientôt le vêtement se retrouva sur le sol.

    Ses yeux étaient fixés sur moi avec toujours la même intensité. Le prenant en main j’effectuais quelques mouvements de haut en bas, le faisant soudainement grogner. Je le sentais plus tendu que jamais, il était sur le point d’exploser et pourtant, il se maîtrisait totalement. Alors que j’inclinais la tête pour déposer un baiser sur son membre il bougea soudainement et me bascula à nouveau sur le dos.

    Attrapant le préservatif sur la table de chevet, il en déchira l’emballage et l’enfila d’un geste rapide avant de poser ses mains sur mes hanches. Avant même que je n’ai eu le temps de réaliser, il était en moi et une sensation de pur plaisir m’envahissait. J’entendis ses grognements se mêler à mes gémissements tandis qu’il entamait un va et vient d’abord lent puis de plus en plus rapide, nous faisant grimper par étapes jusqu’à atteindre le paroxysme.

    Une vague de plaisir plus forte encore m’envahit, me coupant la respiration et je jouis dans un gémissement étouffé, prononçant son nom sans m’en rendre compte. Il me suivit l’instant d’après avant de s’écrouler littéralement sur moi. Le souffle court, nous ne bougions pas, reprenant chacun peu à peu une respiration plus normale. Il était toujours en moi et je sentais encore son membre palpiter.

    Finalement, il roula sur le côté, se retirant du même coup et resta un instant comme ça, les yeux aux plafonds. Puis il tourna son regard vers moi et nos yeux se croisèrent avant qu’il ne tende un bras pour me ramener contre lui. Nous n’échangeâmes pas un mot et nous endormirent. Tacitement, nous venions de convenir qu’il resterait jusqu’au lendemain…


    Le lendemain

    Au milieu de la nuit, nous avions refais l’amour, tout aussi passionnément que la première fois avant de nous endormir à nouveau. Ce matin là, je me réveillais en sentant la caresse de ses doigts sur ma peau. Ouvrant les yeux, je tombais directement sur les siens et je souris.

    « Bien dormi ? » me demanda-t-il.
    « Pas assez, mais je rattraperai mon sommeil en retard demain. »

    Il eut un sourire amusé et je jetais un rapide coup d’œil au réveil pour constater qu’il était déjà 8h. Me redressant doucement, le drap contre moi, je m’assis sur le bord du lit en lui tournant de fait le dos. Petit à petit, je reprenais mes esprits et me réveillais totalement. Finalement je tournais les yeux vers lui pour constater qu’il me fixait toujours avec une certaine envie. Cette constatation me fit sourire mais je fis comme si de rien n’était.

    « Café ? » demandais-je en toute innocence.

    Ses sourcils se froncèrent et ses lèvres se plissèrent pendant un instant puis il se redressa à son tour pour venir se coller contre mon dos. Ses mains trouvèrent d’emblée leur place sur mes seins et ses lèvres vinrent butiner mon cou.

    « Plus tard. » finit-il par répondre en me tirant une nouvelle fois sur le lit.

    A nouveau, il me rendit folle avec ses caresses et me mena au septième ciel. Je ne pensais pas qu’il resterait, à la base j’aurais cru qu’il partirait au milieu de la nuit mais non… Il avait même pris le petit déjeuner avec moi ce matin là. Puis il était parti, en m’embrassant une dernière fois. Un baiser d’adieu puisque nous avions convenu de ne plus nous revoir. Étrangement, je n’étais pas triste, même plutôt heureuse. Il avait réussi à me faire oublier mes problèmes et m’avait offert une nuit dont je me souviendrais toute ma vie.

    « Au revoir, Suzuka. »
    « Sayonara, Ryo. »

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Dernière édition par Lily le Sam 3 Oct - 21:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Sam 26 Sep - 16:06

Hum...
Pas de mon niveau... ?

Ça va pas la tête ?!! Tu fais mieux que moi là !! O_O

Pfiou, ce fut chaud... Très chaud !

Mais c'est bien, l'es prévoyant le Ryo xDD

Et tu sais quoi ? Bon, je me doutais que c'était Ryo, hein, mais c'est vexant de ne savoir son nom qu'à la fin xD *ne vas pas avouer qu'elle a fait ça aussi dans son JinKoki* Alors du coup, à un moment, j'ai changé, j'ai mis Tacchon à la place de Ryo xDDD (pas de commentaires s'il-vous-plaît u_u)

Tu nous refais des lemon quand tu veux ! (Un petit RU de ta fabrication ? xD)

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Sam 3 Oct - 21:18

    Plus de lemon dans cette deuxième partie... Je ne sais pas encore si j'en ferais un autre dans la suite de la fic... Bonne lecture...

    Partie 2 :
    Fin Septembre 2009

    Barbouillée… Depuis quelques jours je me sentais affreusement barbouillée tous les matins. Pourtant, après avoir mangé un peu ça allait tout de suite mieux. Les cours se passaient bien, c’était surtout une corvée d’enseigner à une classe en particulier, mais le reste du temps c’était supportable. J’étais en train de corriger des copies – bourrées de fautes – dans la salle des professeurs quand l’infirmière du lycée y entra avec une collègue en discutant semble-t-il de l’une de nos étudiantes.

    « Et elle t’a dis ça comme ça ? » demanda Ishikawa-san, ma collègue.
    « Enfin pas de but en blanc. Elle m’a d’abord posé des questions sur la contraception et tout… Puis elle m’a demandé la probabilité de tomber enceinte quand on utilise simplement un préservatif. » lui répondit Sasaki-san, l’infirmière.

    Je redressais la tête alors qu’un frisson me courrait le long de la colonne vertébrale.

    « Et tu lui as dit ? »
    « Je lui ai dit que le préservatif était surtout efficace contre les MST, mais que niveau contraception le risque est toujours important. Là, elle s’est mise à pleurer et m’a dit qu’elle pensait être enceinte. »

    Un nouveau frisson descendit dans mon dos et je fermais les yeux en me traitant d’idiote. Evidemment que je savais que le moyen le plus sûr était la pilule ! Evidemment que j’aurais dû continuer à la prendre, même après avoir rompu avec Katsuo… Evidemment qu’il y avait un risque. Mais non ! Non, je ne pouvais définitivement pas être enceinte ! D’ailleurs, j’avais eu mes règles il y avait…

    Rouvrant brusquement les yeux je me levais d’un bond, faisant tomber ma chaise au sol. Les deux autres sursautèrent alors que je remballais rapidement mes copies et les fourrais dans mon sac.

    « Kondô-san, daijobu ? »
    « Hai. Je viens de me souvenir que j’ai un rendez-vous urgent… » répondis-je avant de me diriger vers la sortie. « A demain ! »

    Et je quittais la salle aussi vite que possible. Tout d’un coup, je m’étais senti oppressée et j’avais eu besoin d’air. Une fois à l’extérieur du bâtiment, je respirais profondément pour reprendre mon calme, la panique m’ayant totalement submergée. J’eus soudainement une forte envie de pleurer toutes les larmes de mon corps. C’était impossible, non ? Pourquoi ça devait m’arriver à moi ? J’avais une vie bien tranquille, je ne faisais jamais le moindre écart, et à la moindre anicroche je pouvais être sûre que quelque chose me tomberai dessus.

    J’avais été inconsciente aussi, près d’un mois et demi auparavant. Je m’étais laissée entraînée par mes désirs sans prendre la peine de songer aux conséquences. Il n’aurait pas dû y en avoir. C’était une nuit sans lendemain. Pas de sentiments, pas d’attache…

    Resserrant mon sac contre moi et ravalant mes larmes, je me mis en marche et quittais l’enceinte du lycée. Comme dans un état second, je pris le chemin de l’hôpital le plus proche…

    Une heure et demi plus tard


    J’attendais anxieusement, mes mains se tordant nerveusement alors que mes jambes s’agitaient toutes seules. Lorsque j’avais fait part de mes soupçons à l’infirmière, elle m’avait envoyé faire une prise de sang dont les résultats devaient m’être communiqués dans l’heure. Ca faisait déjà plus d’une heure que j’attendais, et plus le temps passait, plus je me sentais nerveuse.

    Alors que je tentais de me calmer avec des exercices de respiration, la porte s’ouvrit, me faisant me redresser en sursaut, et un médecin entra. Il me sourit avec amabilité et prit place sur le siège face à moi.

    « Bonjour Kondô-san. Je suis le docteur Kobayashi. »
    « Bonjour sensei. »
    « J’ai les résultats de votre analyse. »
    « So ka. »

    Il sourit face à ma nervosité et feuilleta un instant les feuilles qu’il venait semble-t-il de prendre en main. Puis il redressa la tête, toujours aussi souriant.

    « Tout va bien. Vous êtes en parfaite santé. »
    « Euh… merci mais… »
    « Ah le reste, ne ? Mes félicitations, vous êtes bien enceinte. Vous en êtes à… »
    « Un mois et demi. »
    « Hai. Vous savez quand … ? »
    « Mmm. Disons que ma vie sentimentale est un peu désertique alors quand quelque chose s’y passe, je m’en souviens clairement. » souris-je avec désillusion.

    Mon visage devait s’être décomposé puisqu’il me regarda avec des yeux affolés.

    « Ce n’est pas une bonne nouvelle si je comprends bien… »
    « Disons que, ce n’étais pas voulu. »
    « Ca signifie que le père… »
    « Je ne suis pas sûre qu’il y a un père. »
    « So ka. Que faites-vous dans la vie ? »
    « Je suis enseignante. »
    « Vous avez donc un revenu suffisant pour élever un enfant. »
    « Quelles sont mes options ? »
    « L’adoption. Ou la maternité. Vous savez aussi bien que moi qu’en dehors de certains cas bien précis, l’avortement est illégal. »

    Je hochais la tête et me levais de mon siège, le cœur lourd. Saluant le médecin, j’allais sortir quand il m’arrêta.

    « Qu’allez-vous faire pour le père ? »
    « J’imagine que je vais essayer de le contacter, même si j’ignore encore comment. Merci sensei. »


    Deux jours plus tard

    Le week-end, enfin. J’avais donné mes cours le cœur lourd ces deux derniers jours. Je me sentais mal – pas physiquement mais plus psychologiquement – et franchement, les adolescents et leurs petits problèmes mineurs me tapaient plus sur le système qu’autre chose.

    J’avais beaucoup réfléchi en deux jours. Sur la marche à suivre, les décisions à prendre. Si l’avortement n’était légal que dans des cas restreint au Japon, je pouvais toujours aller en Chine pour avorter… Mais franchement, ça ne me tentait pas plus que ça.

    Le soir même, en rentrant de l’hôpital, j’avais pleuré comme une madeleine et je m’étais endormie toute habillée sur mon lit. C’était le téléphone qui m’avait réveillé en sursaut.

    Flash Back

    Je sentais les traces de mes larmes sur mes joues et ma tête me faisait mal. Je décrochais malgré tout mon téléphone et tombais sur la voix enjouée de Nao.

    « Ohayo Suzu-chan ! »
    « Ne m’appelle pas comme ça… » rouspétais-je d’un ton un peu trop morne.
    « Suzuka ? Ca ne va pas ? »
    « Pas vraiment… »
    « Bouge pas, j’arrive ! »
    « Eh ?!? »

    Mais elle avait déjà raccroché et avait débarqué chez moi en moins d’un quart d’heure. Voyant mon état, elle m’avait tiré les vers du nez et j’avais fini par lui avouer tout en me remettant à pleurer.

    « Je suis enceinte. »
    « Eh ? De qui ? »
    « A ton avis ? Mon coup de folie le mois dernier à l’anniversaire de Riya. »
    « Tu as un numéro, quelque chose ? »
    « Pourquoi ? »
    « Pour l’appeler, idiote ! Il t’a mise enceinte, qu’il assume ! »
    « Je n’ai pas son numéro. Et de toute manière, il n’assumera pas. C’était clair dès le départ. Une nuit et c’est tout. »
    « Quoi ?!? » s’insurgea mon amie.
    « J’étais pleinement consciente de ce que je faisais et j’étais d’accord avec ça. »
    « Tu vas le garder ? »
    « J’en sais rien. Je suis perdue… »

    Fin du Flash Back

    Deux jours plus tard, je n’avais toujours rien décidé concernant l’avenir de ce bébé qui grandissait en moi. Par contre, j’avais pris une décision concernant son père. En mon âme et conscience, je ne pouvais pas le laisser dans l’ignorance, c’était une question de respect. Malgré tout, je me doutais déjà de sa réaction. Lui, le grand Nishikido, idole de son état, prendrait ça pour un piège très bien ficelé et m’enverrai sur les roses sitôt que je lui aurais appris la nouvelle.

    De fait, je devais à tous prix mettre au point une stratégie d’approche, de sorte qu’il ne pense pas cela. J’avais déjà une bien piètre opinion de moi en ce moment même, pas la peine qu’il en rajoute une couche. Mais avant toutes choses, il fallait que je trouve un moyen de le revoir. Et réussir à croiser une idole et à lui parler, n’était pas chose aisée, il fallait bien l’avouer. Surtout qu’il avait fallu que je « choisisse » l’un des plus occupés…


    Deux semaines plus tard

    J’en avais assez… J’étais épuisée, autant physiquement que psychologiquement. Depuis deux semaines, je faisais la tournée des boîtes tous les soirs dans l’espoir de le croiser et jusque là, j’avais fait chou blanc, à croire qu’il ne sortait plus de chez lui. Ce soir serait le dernier soir. Si jamais je ne le croisais pas, j’arrêterai de le chercher.

    J’étais retournée à la boîte où nous nous étions rencontrés. C’était bondé, mais je réussi à me faufiler jusqu’au bar où je m’installais en commandant comme à mon habitude depuis deux semaines, un jus de fruit. Alors que je portais mon verre à mes lèvres, je jetais un coup d’œil à la ronde puis soupirais. Toujours aucune trace de lui. Lassée, je n’avais pas envie d’aller voir ailleurs, je décidais donc de rester encore un peu avant de rentrer chez moi.

    J’attendis sans bouger pendant encore une heure, repoussant plusieurs prétendants qui m’invitaient à danser et scrutant toujours le moindre recoin de la boîte. Jusqu’à ce que…

    … mon regard plonge dans un autre qui m’était familier. Alors que je m’étais décidée à me lever pour rentrer chez moi, nos yeux s’étaient croisés pour ne plus se quitter. Je retrouvais l’intensité de son regard qui, je le constatai, était surpris. Sans doute ne s’attendait-il pas à me trouver là. Rompant le contact je remarquais qu’il était avec des amis et qu’une fille était pendue à son bras.

    Je croisais à nouveau son regard et fit un signe de tête vers les salles VIP en espérant qu’il comprendrait le message. Et il le comprit puisqu’à peine m’étais-je mis en marche que je le vis écarter la fille de lui et s’excuser auprès de ses amis avant de prendre la même direction que moi.

    Il atteignit les salles avant moi et avait même eu le temps d’en réserver une puisqu’il me tint la porte pour que je m’y engouffre avant lui. Lorsqu’il fut entré à son tour, il verrouilla la porte et se tourna vers moi. Je ne le voyais pas, puisque je lui tournais le dos, mais je l’entendis faire quelques pas dans ma direction jusqu’à poser ses mains sur mes épaules nues. Involontairement, je frissonnais à son contact et me traita mentalement d’idiote.

    « Suzuka. » dit-il simplement.
    « Tu te souviens de mon nom ? » m’étonnais-je tout de même.
    « Oï ! » fit-il, vexé semble-t-il que j’ai une si piètre opinion de lui.
    « Gomen. »

    Il me força à me retourner et plongea son regard dans le miens. Ses yeux étaient froncés, il semblait partagé entre la perplexité, la colère et l’indignation. Finalement, avant que j’ai pu réagir, il se pencha vers moi et captura mes lèvres en un baiser passionné. J’avais l’impression de revenir près de deux mois en arrière, et je ne pu m’empêcher de répondre à son baiser. Mon corps agissait de lui-même sans que je n’ai rien à faire.

    Mais soudain, l’une de ses mains passa sur mon ventre et je me rappelais la raison de ma présence. J’ouvrais les yeux en grand et le repoussais brusquement. Il me regarda avec incrédulité, complètement perdu par mon geste.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? Ce n’est pas ce que tu voulais ? » me demanda-t-il brusquement.
    « Non. » répondis-je en reprenant mes esprits.
    « Alors pourquoi m’avoir demandé de venir ici ? » continua-t-il en désignant la pièce où nous étions.
    « J’ai quelque chose à te dire. »
    « Eh ? »
    « J’ai eu du mal à te trouver, mais il fallait absolument que je te parle. »
    « De quoi ? »

    Nerveuse, je lui tournais à nouveau le dos. Je n’arrivais pas à le regarder en face. Et là, je me demandais franchement si c’était une bonne idée de lui dire… Pourtant je respirais un grand coup puis me lançais.

    « D’abord, je te demande juste de me croire quand je te dis que ce n’est pas un piège. »
    « Un piège ? »
    « Je n’avais rien prémédité. »
    « Prémédité quoi ? » demanda-t-il en se plaçant face à moi, le regard à présent flamboyant de colère.
    « Les conséquences de notre… aventure. »
    « Conséquences ? »

    Je baissais les yeux, incapable d’affronter son regard dur. Je lui aurais bien tourné le dos à nouveau mais il avait posé ses mains sur mes épaules et me tenais fermement.

    « Continue. » m’ordonna-t-il.
    « Je… Il y a quelques semaines, je ne me sentais pas bien, je suis donc allée faire des analyses. »
    « En quoi ça me concerne ? »
    « J’y viens. Le médecin que j’ai vu m’a annoncé que j’étais enceinte. »

    Voilà, je l’avais dis. Et maintenant je fermais les yeux en attendant la tempête qui ne tarderait pas à s’abattre sur moi. La pression de ses mains devint rapidement plus forte sur mes épaules.

    « Qu’est-ce que tu veux dire ? »
    « Juste ce que j’ai dis. Je suis enceinte… Et le seul avec qui j’ai eu des rapports ces huit derniers mois… C’est toi. »

    J’ouvris soudainement les yeux et les relevais pour fixer les siens. Ils étaient agrandit par la surprise, et ses mains glissèrent de mes épaules pour retomber le long de son corps alors qu’il reculait de deux pas. Il était troublé, ça se lisait facilement sur son visage. J’attendis qu’il réalise ce que je venais de lui annoncer. Il y eut un moment de flottement, puis il se reprit, ses yeux flamboyant de colère, il s’approcha à nouveau et me reprit brusquement par les épaules avant de commencer à crier.

    « Te fous pas de moi ! »
    « C’est la vérité. » répondis-je calmement.
    « Pourquoi je te croirai ? Si ça se trouve, je suis pas le père mais vu que je suis connu… »
    « Ne te prend pas pour le centre de l’univers ! » coupais-je. « Je te l’ai dis, non ? Ce n’est pas un piège ! Je n’ai rien prémédité ! »
    « Et moi je suis le petit-fils de l’empereur ! A d’autres ! »
    « Est-ce que je t’ai demandé quelque chose ? NON ! Je ne te demande rien, je t’informe juste ! Je n’ai pas besoin de ton argent, ni même de ta personne ! Tu peux continuer à vivre ta vie comme bon te semble ! » m’énervais-je à mon tour.
    « Pourquoi venir me dire ça alors, si tu ne veux rien ? »
    « Je trouvais juste plus correct vis-à-vis de toi de te mettre au courant ! Si j’avais voulu te nuire, je serais allée raconter ça aux tabloïdes ! »

    Cette dernière phrase sembla le calmer puisqu’il me lâcha et recula de nouveau d’un pas.

    « Peut-être, mais rien ne prouve qu’il est de moi. »
    « Si tu ne veux pas me croire, tant pis. J’aurais ma conscience pour moi, c’est ce qui m’importe le plus. »
    « Qu’est-ce que tu vas faire ? Le garder ? »
    « Ou le faire adopter. Je n’ai pas encore décidé. »

    Le silence s’installa pendant un instant, il semblait réfléchir, le regard rivé au plafond. On pouvait entendre la musique à travers les cloisons de la pièce. A présent, je n’avais plus qu’une envie, partir. M’en aller et ne plus jamais le voir. Je m’attendais à une réaction de ce genre mais ça me blessait tout de même…

    « Je ne te crois pas. » répéta-t-il en posant un regard légèrement apaisé sur moi.
    « Je m’y attendais. » répondis-je.

    Soupirant doucement, je fermais les yeux un instant. Je sentais les larmes me picoter, il fallait que je m’en aille, je ne voulais surtout pas pleurer devant lui. Quand je les rouvrais, il me fixait toujours.

    « Je crois qu’on en a fini. » dis-je simplement.
    « Mm. »
    « Sayonara Ryo. »
    « Sayonara. »

    Je fis volte-face et me dirigeais vers la porte que je déverrouillais avant de l’ouvrir. Alors que j’allais la franchir, je sentis sa main sur mon poignet et il me tourna vers lui, plongeant un regard scrutateur dans le miens. Je ne dis rien et attendis de voir ce qu’il voulait. Finalement, il soupira et me lâcha.

    « Fais attention à toi, Suzuka. »

    Je lui lançais un regard surpris, et ne pu plus retenir les larmes qui piquaient mes yeux. L’une d’elle roula sur ma joue, laissant un sillon humide sur son passage. Je hochais la tête et passais la porte en le laissant là. En moins de cinq minutes j’étais dans un taxi, en route pour mon appartement.

    A présent, les choses étaient réglées, je pouvais me concentrer sur l’avenir et décider calmement ce que j’allais faire.

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Sam 3 Oct - 21:33

Ce passage avec Ryo me perturbe toujours autant même à la deuxième lecture... On comprend Ryo, on lui en veut pas qu'il réagisse comme ça, c'est presque normal qu'il le fasse, mais... ça me peine T_T
Je trouve la scène très intense. D'abord parce qu'ils se revoient, mais aussi par la façon dont tu nous fais ressentir leurs sentiments. Les mouvements des yeux, le ton utilisé, les quelques gestes qu'il y a entre eux,... Tout ça met l'ambiance tendue et lourde en place sans beaucoup de mots. J'aime ^^

Bon, je connais un bout de la suite, mais je la veux en entière maintenant ! xD

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Sam 3 Oct - 21:46

Uwa!!! Surpise, surprise xD

Pauvre Suzuka quand même mais bon maintenant faut assumer ^^

« Quelles sont mes options ? »

Cette phrase m'a trop fait penser à celles que disent les malades de cancers ou autres ^^

C'est vrai qu'au Japon on a le droit d'avorter que dans des cas précis?
Je trouve ça bizarre ^^
Mais bon, chaque pays fait comme il veux =)

OYRK comment il réagit ^^
En même temps ça doit pas être facile de se voir anoncer ça xD
Mais direct croire que c'est parce qu'il est connu ^^
Faut réfléchir un peu Ryo

Et la fin xD
Il lui dit une deuxième fois "adieu" mais je suis sûre qu'ils vont se revoir ^^
Et puis, il l'a retient =)
C'est qu'il tient à elle quand même xD

Bref, j'espère qu'il y aura une suite =)

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......
Les Eitos sont déjà les rois du monde de toute façon xD
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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Dim 4 Oct - 13:03

Premier avis que je poste sur une fiction de ce forum... *fière*
xD
Sérieusement, j'aime beaucoup ! Comme Suki-Chan, j'espère qu'il y aura une suite :)
J'aime la façon dont tu écris. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas lu de fiction non-yaoi ^^
D'ailleurs, c'est la première fois que je lis un lemon qui n'est pas yaoi ! & ça me déplait pas :p
Enfin bref...
Une chose à dire : Bravo =D
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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Dim 4 Oct - 13:56

Je me sens privilégiée XDDD
Merci de ton com' Mayaa, ravie que ça t'ai plu et que tu ai apprécié mon lemon non-yaoi XDD Faut dire que j'arrive pas à écrire du yaoi, va savoir pourquoi...

Merci aussi à mes deux petites soeurs ! ^^ En effet il y a une suite, même si je sais pas encore comment je vais la terminer.... xD

Et un mot pour ma dernière soeur : Ilyyyyy !!! Mais tu vas le lire mon lemon, oui ? C'est un ordre de ta nee-chan !!! T'as intérêt à trouver du temps !! XDDDD (Tiens, tu pourrais lire au lieu de baver devant le concert des Eito >.< *Moi, jalouse ? Oui, parfaitement*)

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Mar 13 Oct - 18:41

    Partie 3 :
    Mi-Mai 2010

    Je me sentais lourde, et grosse. Mon ventre pointait fièrement en avant et j’avais de plus en plus de mal à me déplacer. Le médecin m’avait dit que c’était un gros bébé… Il n’aurait pas eu besoin, je l’avais constaté par moi-même. C’était un gros bébé, tellement confortablement installé bien au chaud dans mon ventre qu’il ne voulait pas en sortir.

    J’aurais dû accoucher la semaine dernière, date de mon terme, mais mon fils – puisque c’était un garçon – semblait s’accrocher. Je n’en pouvais plus. Fort heureusement, il avait été décidé que si dans deux jours, il n’était pas né, on provoquerait l’accouchement.

    Pour l’instant cependant, j’étais toujours chez moi, et je ne bougeais guère plus. Me lever du canapé me demandait déjà de fournir un gros effort alors je restais allongée la plupart du temps. Une ambulance devait me chercher le lendemain en fin de journée mais jusque là, tout ce que je pouvais faire était d’attendre et supporter l’horrible douleur lancinante dans mon dos qui me faisait souffrir depuis la veille.

    La sonnette de la porte d’entrée me fit relever la tête et je me demandais qui osait me faire bouger. Les filles avaient toutes les clés et ne se gênaient pas pour les utiliser et venir me tenir compagnie… Avec difficulté, en m’appuyant sur les accoudoirs, je réussi à me relever alors que mon visiteur insistait.

    « J’arrive » criai-je depuis mon salon pour le faire patienter.

    Je me trainais comme je pouvais vers l’entrée puis déverrouillais la porte avant de l’ouvrir en grand.

    La surprise me cloua sur place et je restais sans bouger à le fixer. Lui avait les yeux braqués sur mon ventre rond. Reprenant mes esprits, je refermais à moitié la porte, prête à la lui claquer au nez à tout moment.

    « Qu’est-ce que tu fais là ? » demandais-je de façon mi-colérique, mi-aimable.

    Il releva les yeux vers mon visage et les planta dans les miens. Il semblait troublé, une expression que j’avais eu le loisir de voir sur son visage quand je lui avais annoncé la nouvelle de ma grossesse.

    « Je ne sais pas. » répondit-il.

    Sur le coup, c’est moi qui fus surprise. Je m’attendais à tout, vraiment tout, mais pas à cela. Néanmoins je repris contenance assez vite.

    « Si tu ne sais pas, tu ferais mieux de t’en aller. » lui conseillais-je.
    « Tu n’as rien dit… à personne. »

    Sous entendu sur sa prétendue paternité… C’était plus une constatation qu’une question. Je haussais les épaules, mon regard toujours fixé dans le sien.

    « En effet. Les seuls au courant sont toi et moi. Maintenant si tu veux bien m’excuser, je suis fatiguée… » répondis-je en faisant mine de fermer la porte.
    « Juste un moment… J’aimerai te parler. »

    Je soupirais et fini par rouvrir la porte en grand et me reculer pour le laisser passer. Il inclina la tête pour me remercier et passa devant moi, retira ses chaussures et s’aventura dans l’appartement.

    « Ojamashimasu ».

    Je le suivis à l’intérieur alors qu’il passait dans le salon comme s’il connaissait mon appartement par cœur. Certes, il était petit et Ryo y était déjà venu une fois mais ça remontait à neuf mois… Il resta planté au milieu de mon petit salon et tourna son regard vers moi pour me fixer. D’un geste, je lui proposais de s’asseoir, alors que je me dirigeais vers ma petite cuisine.

    « Je te sers quelque chose à boire ? »
    « Une bière ne serait pas de refus, si tu as. »
    « Ai pas. »
    « Ah… Du thé alors… »

    Je rajoutais encore un peu d’eau à la bouilloire que j’étais en train de remplir puis la mettait en marche tout en farfouillant mes placard à la recherche du thé. L’avantage – ou l’inconvénient selon le point de vue – de mon petit appartement, c’est que la cuisine est quasiment intégrée au séjour, du coup, il était à seulement trois mètres de moi et je sentais d’ailleurs ses yeux qui suivaient le moindre de mes mouvements.

    Une fois l’eau bouillante je la versais dans une théière où j’avais déposé un sachet remplis de feuilles de thé. J’amenais le tout sur un plateau avec deux tasses et déposais mon fardeau sur la table basse avant de me relever en grimaçant, mon dos me faisant souffrir et le petit ayant décidé de jouer au foot dans mon ventre.

    « Ca va ? » s’inquiéta-t-il.

    Je m’assis avec précaution dans le fauteuil face à lui et lui lançait un regard surpris.

    « Oui, il me donne des coups, rien d’alarmant. »
    « So ka. Il ? C’est… »
    « Un garçon, oui. »

    Je fis mine de me pencher en avant pour servir le thé mais il m’arrêta d’un geste en saisissant la théière.

    « Laisse, je vais le faire. »

    De plus en plus surprise par son comportement, je le laissais faire en l’observant. J’étais perplexe. Qu’était-il venu faire chez moi au juste ? De quoi voulait-il me parler ? Il avait les yeux baissé sur ce qu’il faisait mais même avant, il avait eu tendance à fuir mon regard. Il me tendit ma tasse et je le remerciais poliment en m’installant plus confortablement dans mon fauteuil. Portant ma tasse à mes lèvres, j’avalais une gorgée du liquide brulant tout en l’observant toujours. Il but lui aussi une gorgée puis fixa son regard au sol. Finalement, je soupirais.

    « De quoi voulais-tu parler ? »
    « Maa~ Eh bien… »
    « Ryo… »

    L’entente de son prénom lui fit relever la tête et il planta enfin ses yeux dans les miens.

    « Pourquoi es-tu venu ? »
    « Pourquoi n’as-tu rien dit ? » demanda-t-il en guise de réponse.
    « Eh ? »
    « Pourquoi n’en as-tu parlé à personne ? La presse ou … » répéta-t-il.
    « Je n’avais aucun intérêt à te nuire… » répondis-je en haussant les épaules.
    « Tu aurais pu m’obliger à … »
    « Assumer ? »
    « Mm. »
    « Tu aurais fait quoi alors ? Tu aurais nié en bloc, je serais restée campée sur mes positions, il est probable qu’il y aurait eu un procès, on aurait eu à faire un test de paternité – qui aurait été positif soit dit en passant –, tu aurais eu des problèmes avec la Jimusho et on aurait fini par se détester. »
    « C’est une analyse très… »
    « Réaliste ? Oui je sais, je suis peut-être un peu trop réaliste. Je te l’ai dit, non, je n’ai besoin ni de ton argent, ni de ta présence. Et je ne voulais pas te détester. »
    « Tu ne me détestes pas, donc… »
    « Tu m’as fais oublier des choses qui me bouffaient l’existence et puis… » je tapotais mon ventre avec tendresse. « … tu m’as fais un beau cadeau si je puis dire. »
    « Tu continues d’affirmer que je suis le père. »
    « C’est le cas. Je sais que j’ai été idiote… ce soir là. C’était la première fois que je faisais ce genre de choses… une histoire sans lendemain je veux dire. »
    « Je vois. »
    « Je n’ai pas songé aux conséquences. Pour ça, je suis désolée. »
    « Je n’y avais jamais réfléchi non plus. » ajouta-t-il.

    Je souris avec autodérision et but une nouvelle gorgée de thé. Sa gêne semblait s’être envolée puisqu’il m’observait à présent sans retenue.

    « Tu as l’air fatiguée… »
    « Oh merci, ça fait toujours plaisir. » raillais-je en grimaçant.

    Il sourit doucement avant de continuer.

    « En même temps tu es… radieuse. Je crois que c’est le terme qui convient le mieux. »

    Je lui souris en retour, me sentant tout d’un coup gênée, le rouge me montant aux joues. Comment avait-il fait pour inverser les rôles ? Il n’y avait pas cinq minutes c’était lui qui était gêné et là c’était moi qui rougissais. Il fit un signe de tête vers mon ventre et me lança un regard curieux.

    « C’est pour bientôt, non ? »
    « C’était prévu la semaine dernière. »
    « Eh ? »
    « On me provoque l’accouchement dans deux jours… A moins qu’il ne se décide à bouger d’ici là. »
    « Je… »
    « Mm ? »
    « Je peux… le toucher ? »

    J’ouvris de grands yeux surpris face à sa requête. Je ne comprenais pas son comportement. Il n’était pas hostile, mais il refusait toujours de me croire. Et là, il s’intéressait au bébé. Je n’arrivais pas à suivre son raisonnement, si tant est qu’il en ait eu un. Je hochais doucement la tête, je ne voyais pas de raison de refuser. Il se leva donc et s’assit sans gêne sur l’accoudoir de mon fauteuil avant de tendre une main légèrement tremblante vers mon ventre.

    Doucement, je pris sa main entre les miennes et la déposait dessus. Presque instantanément, le bébé réagit et donna un coup juste à l’endroit où j’avais posé sa main, déformant du même coup la peau tendue de mon ventre alors que Ryo sursautait sous la surprise. Il recula prestement et je lâchais sa main alors qu’il me jetait un regard nerveux. Je lui souris comme pour l’encourager et c’est une main hésitante qu’il avança à nouveau vers moi jusqu’à la poser de lui-même sur mon ventre. Ventre qui se contracta instantanément sous les quelques coups que le bébé continuait à donner.

    « Ca ne fait pas mal ? »
    « Pas vraiment, et il s’est calmé, il y a quelques semaines c’était pire. »
    « Tu as décidé de le garder, pas vrai ? »
    « Mm. J’avais entamé les procédures… pour le faire adopter mais… j’ai changé d’avis. »
    « So ka. »
    « Ryo, je peux te poser une question ? »
    « Nani ka ? »
    « Qu’est-ce que tu cherchais en venant me voir ? »

    Il ne répondit pas mais lâcha mon ventre et se leva jusqu’à rejoindre la fenêtre, me tournant ainsi le dos. Il haussa les épaules sans pour autant ouvrir la bouche, lui-même ne devait pas savoir pourquoi il avait eu envie – besoin ? – de venir ici. Je soupirais et me relevais à nouveau avec difficulté. Récupérant la théière et les deux tasses vides, j’entrepris de déposer le tout à la cuisine, le laissant ainsi un peu seul face à ses pensés. Je déposais mon fardeau à côté de l’évier et me mis à faire la vaisselle. J’avais envie de me retourner et de lui crier dessus pour le faire réagir mais je me retins.

    Le bébé avait cessé de gigoter mais mon dos me faisait toujours souffrir. Je terminais donc rapidement ma vaisselle, la laissant sécher seule sur l’égouttoir. Je récupérai un chiffon et m’essuyait les mains tout en fixant mon regard sur son dos, songeuse. Au moment où il se retourna vers moi pour planter un regard déterminé dans le mien, je sentis un liquide chaud couler entre mes jambes et je baissais des yeux ébahis au sol pour constater qu’une flaque venait de se former à mes pieds.

    Je relevais des yeux affolés vers lui et il perdit instantanément toute sa belle assurance.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? » me demanda-t-il.
    « Tu es venu en voiture ? »
    « Eh ? Oui, pourquoi ? »
    « Tu crois que tu peux m’emmener à l’hôpital ? »
    « Eh ? » répéta-t-il. « Nande ? »

    Je baissais à nouveau les yeux au sol et posais doucement mes mains sur mon ventre, grommelant pour moi-même et pour mon fils « Il a fallu que tu choisisses ce moment précis, ne ? » avant de soupirer doucement pour me calmer. J’avais encore pas mal de temps devant moi – enfin normalement – mais je n’avais pas envie d’attendre anxieusement une ambulance.

    « J’ai perdu les eaux. »
    « Eh ? Comment ça ? »
    « Le bébé va arriver dans les heures qui viennent, il faut que j’aille à l’hôpital. »
    « Uso ! »
    « Tu crois sérieusement que j’ai envie de plaisanter ? »

    Il finit par me rejoindre dans la cuisine, d’où je n’avais pas bougé et constata par lui-même mon état. Il commença d’emblée à s’agiter, ce que je ne trouvais pas surprenant, mais je devais avouer que ça n’était pas pour me rassurer.

    « Wakatta, wakatta… » répétait-il inlassablement. « Tu dois emmener quelque chose ? »
    « Ma valise est prête, dans ma chambre. »

    Il fila sur l’instant la récupérer alors que je bougeais enfin pour récupérer mon sac avec mes papiers et mes clefs. J’étais déjà en train de mettre mes chaussures quand il arriva. Il enfila rapidement les siennes et me tint la porte, allant jusqu’à me prendre les clefs des mains pour la verrouiller à ma place.

    En moins de cinq minutes, j’étais installée dans sa voiture et il me conduisit à l’hôpital dont je lui avais donné le nom. Ryo roulait vite, en me jetant de fréquents regards légèrement affolés. La situation le dépassait. Je tentais de calmer mon propre affolement et les contractions en respirant calmement et en me disant que les femmes enfantaient depuis la nuit des temps.

    « Pas trop secouée ? » s’inquiéta mon chauffeur.
    « Ca va. Evite quand même de faire un accident s’il-te-plait, on n’est pas à une minute près. »
    « Tu es sûre de ça ? »
    « A 95 %. »
    « Tu aurais pas pu répondre 100% ? »
    « Désolée. » dis-je en souriant avec amusement.

    Un quart d’heure après, j’étais prise en charge par les infirmières qui m’installèrent dans une chambre à la maternité. Elles regardèrent Ryo de travers, se demandant certainement ce qu’il fichait là et je me doutais de ce qu’elles pensaient.

    « C’est un ami. » finis-je par dire avant de m’adresser directement à lui. « Tu peux y aller maintenant si tu veux. Merci de m’avoir emmené. »
    « Je vais pas te laisser toute seule ! » s’indigna-t-il en attrapant ma main.

    Je fixais mon regard surpris dans le sien, je le comprenais de moins en moins. Il était déterminé.

    « Tu veux bien que je reste un peu ? Au moins jusqu’à ce qu’ils t’emmènent en salle de travail… »
    « Si tu veux… » finis-je par soupirer alors qu’une contraction me faisait souffrir et que l’infirmière encore présente m’enjoignait à respirer pour calmer la douleur.

    Je lui lançais un regard noir et lui demandais de façon assez sèche où était mon médecin et quand il comptait venir me voir. Elle prit un air pincé avant de quitter la chambre en me disant qu’elle allait se renseigner. Je soufflais lourdement et tournais mes yeux vers Ryo qui se mordait la lèvre.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? »
    « Tu peux… lâcher ma main, s’il te plait ? » demanda-t-il en grimaçant.

    Je m’exécutais et il la récupéra d’un mouvement vif avant d’ouvrir et fermer le poing comme pour vérifier que ses articulations fonctionnaient encore.

    « Désolée… » m’excusais-je d’un air contrit.
    « C’est rien, tu m’as pris par surprise, je pensais pas que tu avais autant de force dans les mains. » Il reprit ma main avant de poursuivre. « Evite juste de me la broyer totalement, j’en ai besoin pour travailler. »

    Je souris, amusée, et hochais la tête. Je me sentais bizarre, de l’avoir avec moi dans un moment pareil. Pas étonnant que les infirmières l’aient regardé de travers, il avait bel et bien le comportement d’un petit ami, exception faite qu’il n’était pas mon petit ami et ne le serait jamais…

    Le médecin vint me voir quelques temps plus tard et constata que le col était déjà bien dilaté sous le regard horrifié de Ryo qui le détourna même vers la fenêtre. Quand il se redressa, Kobayashi-sensei planta un regard bienveillant dans le mien.

    « Vous n’avez rien ressentit d’étrange ces dernières 24h ? »
    « Eh bien… j’avais mal au dos depuis hier soir, c’est tout… »
    « Le travail a du commencer à ce moment là. Vous avez bien fait de venir tout de suite. Le bébé est bien placé, il ne devrait pas y avoir de problème. On va vous emmener en salle de travail. »
    « Déjà ? » m’étonnais-je. Ca faisait à peine une heure que j’étais là.
    « Oui déjà. Le papa peut attendre à l’extérieur de la salle… » continua-t-il en fixant son regard sur Ryo.

    Je n’osais rien dire et gardais obstinément mon regard sur un point invisible sur ma couverture. Ryo, lui, réagit au quart de tour.

    « Iie. Je ne suis pas… »
    « Ahh, so ka, so ka… »

    Je tournais mon regard vers Ryo et lui offris un léger sourire.

    « Tu peux y aller maintenant. Merci. »
    « Mm. »

    Il lâcha ma main et hocha la tête alors que le médecin, aidé par deux infirmières, débloquait le lit pour le faire quitter la chambre…


    Le soir même.

    J’étais allongée dans mon lit d’hôpital et je repensais à la folle journée que je venais de passer tout en regardant mon fils dormir dans son petit lit. Je restais songeuse et perplexe face aux paroles d’une infirmière un moment après l’accouchement.

    Flash Back

    « Vous avez de la chance d’être amie avec Nishikido-san. » disait-elle en m’aidant à m’installer confortablement pour manger un peu.
    « Ha ? » fis-je étonnée.
    « Il est resté longtemps avec vous. J’imagine qu’il était déjà en retard pour ne pas être resté pour vous voir à votre sortie de la salle… »
    « Comment ça ? Il est parti quand je suis allée en salle de travail, non ? »
    « Iie. Il est resté et a attendu de savoir que vous vous portiez tous les deux bien avant de s’en aller. »
    « Ha ? »

    Fin du Flash Back

    Quelques coups frappés à ma porte me firent redresser la tête et sortir de mes pensées. Je vis entrer mes trois meilleures amies, les bras remplis de fleurs, ballons et petits cadeaux.

    « Les filles, vous êtes folles ! » souris-je avec bonheur. J’étais heureuse de les voir.
    « Comment tu te sens Suzu-chan ? » me demanda Nao.
    « Arrête de m’appeler comme ça ! Nana-chan ! Je vais bien merci. »
    « Et comment s’appelle ce petit ange ? » demanda Reya, déjà penchée sur mon fils en compagnie de Minami.
    « Il est trop kawaii ! En plus il a tes yeux ! » s’extasia cette dernière. « Par contre le nez… »

    Je souris doucement. Il avait le nez de son père. Et ça ne serait que plus flagrant lorsqu’il grandirait... Je répondis enfin à leur question alors qu’elles se tournaient toutes les trois vers moi.

    « Yukihiro. Kondô Yukihiro. »

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Mar 13 Oct - 19:02

Roooh !!!
Je suis toute émotionnée xD
J'adore la réaction de Ryo ! xD Panique pas, voyons ! xDD
« A 95 %. »
« Tu aurais pas pu répondre 100% ? »

Ou comment faire encore plus paniquer Ryo xDD
J'étais morte de rire de la différence de comportement entre Suzu et Ryo sur le trajet de l'hôpital xD Ryo qui panique et Suzu qui tente de rester calme mais qui le laisse paniquer xD
Et Ryo qui reste ! Jusqu'à savoir s'ils vont bien tous les deux. *larme à l'oeil* Ryo, admets que tu es le papa, quoi ! Le petit Yukihiro a l'air si mignon !

La suite, la suite, la suite ! xD

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Mer 14 Oct - 17:57

Uhm... Mais tu gères la nee-chan XD
Chaud chaud le premier chapitre !
Les personnages ont une "vraie" personnalité. Pour être plus vulgaire, c'est pas qu'une simple scène de c** XD
Re-Lemon quand tu veux hein ? (je lirais peut-être plus vite *sors*)


Vouh je m'attendais pas à ca pour un deuxieme chapitre.
Mais les comportements de chacun sont compréhensible.

Le troisième chapitre ne n'étonne pas en fait, il pouvait pas la laisser comme çà XD
le passage de la cuisine, celui de la voiture aussi muahahah ... Ah, fallait pas rire ? :D
J'ai aimé comme elle le laisse réfléchir sur le pourquoi de sa venue.
Ca nous laisse un temps de réflexion à nous aussi ^^


Je crois qu'on peut le dire, Ryo est mon "passe-nerfs" XD
Le voir dans une situation critique, ou même le critiquer me rend presque folle de joie.
(enfin niveau fictif hein !)
L'histoire prends une tournure peu commune, mais ca ne sent pas pour autant la mauvaise fin,
je doute encore sur le Happy end tout de même.
MAis nee-chan étant nee-chan, même pas peur !!
J'aime tes descriptions !!
L'impression de voir agir les personnages sous mes yeux. Les regards, les gestes.
Même sans écrire les pensées, on peut surement les deviner.

En espérant que le chibi grandisse plus vite, et ne soit pas aussi fière de son nez que l'autre nain qui lui sert (ou pas (encore)) de père.


*cours*

Je veux une suite !!!

*cours plus vite*



Oui j'ai posté un commentaire !! hip hip hip ! Yeay !! XD

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Lun 19 Oct - 16:33

Gomen, j'ai pas eu le temps de commenter avant...
Mais j'aime ! La troisième partie est magnifique, Ryo est tout simplement génial dedans =D Malgré qu'il n'assume pas encore tout à fait... Mais ça va venir ? (yn) ^^
En tout cas, c'est clair que Yukihiro à l'air tout mignon !
Je veux la suite =3
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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Ven 6 Nov - 16:52

    Partie 4 :
    Début Juin 2010

    Etre mère célibataire était plus fatiguant que je ne l’aurais cru, surtout que Yukihiro avait quelques problèmes de digestion qui le faisait souffrir et donc qu’il pleurait une bonne partie de la nuit au lieu de dormir. Le médecin m’avait affirmé qu’il n’y avait rien d’alarmant à ce qu’il ait quelques coliques, il avait simplement la flore intestinale fragile pour l’instant, ça s’arrangerait avec le temps.

    Toujours était-il que du coup, je dormais peu la nuit, peu le jour également et donc forcément, mon état général s’était rapidement dégradé. Heureusement que les filles étaient là pour me garder mon petit ange ce qui fait que j’avais réussi à avoir une nuit complète depuis sa naissance. J’avais fêté mes 25 ans la semaine passée, mais au lieu de sortir fêter ça comme toutes personnes de mon âge, j’avais passée ma soirée à me relaxer dans un bain avant de m’endormir dans mon lit pour ne me réveiller que le lendemain sur les coups de 9h.

    Des cernes se dessinaient cependant sous mes yeux fatigués mais je faisais bonne figure et continuais à dire « Daijoubu, daijoubu » à chaque fois qu’on me demandait si tout allait bien. Je sentais pourtant parfaitement que mes limites étaient proche d’être atteintes. J’avais les nerfs à fleur de peau et la moindre anicroche me faisait sortir de mes gongs, chose qui ne m’était pas arrivé pendant ma grossesse malgré les hormones.

    Je venais à peine de terminer mon ménage que la sonnette retentit dans tout l’appartement. Je tendais anxieusement l’oreille vers la chambre où dormait Yukihiro et constatait avec soulagement qu’il ne s’était pas réveillé. J’avais eu du mal à l’endormir, ce n’était pas pour qu’il se réveille au moindre bruit. Je me dirigeais vers la porte d’entrée et l’ouvris doucement avant de m’arrêter, plus que surprise. Je restais là, plantée comme une idiote, la poignée de la porte toujours en main, à l’observer. Une casquette sur la tête et des grosses lunettes de soleil sur le nez, il avait voulu passé inaperçu mais il n’était pas difficile de le reconnaître.

    « Ohayo. » dit-il simplement.
    « O… Ohayo. » fut la réponse qui franchit mes lèvres.

    J’étais si surprise de le trouver là que franchement, je ne savais pas quelle attitude adopter. Il le remarqua certainement puisqu’il fit un signe de tête vers l’intérieur avant de poursuivre.

    « Je peux entrer ? »
    « Ha… Hai. » dis-je en me décalant pour le laisser entrer. Pourquoi est-ce que je bégayais au juste ?
    « Ojamashimasu. » dit-il en passant devant moi avant de rejoindre d’emblée le salon.

    Je refermais la porte doucement, secouais la tête pour remettre mes idées en place et le rejoignis. Il s’était tout de suite posté devant la fenêtre, avait retiré casquette et lunettes, et me tournait le dos. Il se retourna vers moi sitôt qu’il sentit ma présence dans son dos et m’étant repris, j’eus le loisir de l’observer un peu mieux.

    Des cernes ornaient également ses yeux, plus prononcées qu’à leur habitude. Il était habillé de façon décontractée et je me demandais s’il avait un jour de congé pour venir en plein milieu de matinée. Ses yeux étaient déterminés et fixés sur moi et une nouvelle fois, je me demandais ce qu’il fichait ici. J’ouvris la bouche pour le lui demander mais il me coupa dans mon élan en prenant la parole.

    « Je suis désolé de débarquer à l’improviste… »
    « Pourquoi es-tu là, Ryo ? »

    Il soupira, sa belle assurance s’envola d’un coup et il se laissa tomber assis sur mon canapé en se prenant la tête entre les mains. Je le regardais faire, encore plus surprise. Voyant qu’il ne se décidait pas à parler, je m’installais sur le fauteuil à côté de lui et posais ma main sur son bras. Il réagit aussitôt en tournant un regard perdu vers moi.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? » demandais-je doucement.
    « Je deviens fou. »
    « Quoi ? » dis-je, surprise en me redressant.
    « Toute cette histoire me rend malade, ça m’obsède. Je… je sais vraiment plus quoi faire. »
    « Par ‘cette histoire’, tu veux parler de moi et du bébé ? »
    « Mm. »
    « Je vois. »
    « Tu crois que tu peux m’aider ? »
    « T’aider à quoi ? Je vois vraiment pas comment. Si tu es si perturbé par ‘toute cette histoire’ comme tu dis, il n’y que toi qui peux faire quelque chose. »

    Ca y est, ma mauvaise humeur refaisait surface et j’avais haussé le ton sans m’en rendre compte. Je m’étais aussi relevée d’un bond, rompant ainsi le contact physique. Il baissa aussitôt la tête, l’air encore plus mal qu’avant.

    « Sumimasen. » l’entendis-je dire tout bas.
    « Non, c’est moi qui m’excuse. » me radoucis-je. « J’ai tendance à partir au quart de tour en ce moment. Désolée. »

    Je soupirais lourdement et quittait cette atmosphère lourde pour aller préparer du thé à la cuisine, le laissant là ruminer tout seul. Il était drôle aussi à me demander de l’aide ! Je ne pouvais pas décider les choses à sa place !

    Lorsque je revins dans le séjour avec ma théière et deux tasses, il releva les yeux vers moi. J’étais toujours un peu énervée mais je m’étais déjà grandement calmée.

    « Tu as l’air fatiguée. »
    « Toi aussi, si je peux me permettre. » répondis-je en servant le thé.
    « Mis à part la fatigue… Tu… Comment tu vas ? »
    « Bien. Merci de t’en inquiéter. »
    « Pourrais-tu être moins… sarcastique ? »
    « Désolée mais la situation est tellement étrange que c’est un automatisme. »

    Je me redressais et me réinstallais sur mon fauteuil, ma tasse en main. J’en bu une gorgée avant de fixer à nouveau mon attention sur lui.

    « Si tu m’expliquais clairement ce qui te pose problème pour commencer. »
    « Je… Je me sens bizarre. Je suis perdu. »
    « Dans quel sens ? Enfin je veux dire… Les choses sont claires pourtant… »
    « Pour toi peut-être… »
    « Bon, je résume la situation, tu m’arrêtes si quelque chose n’est pas claire. »
    « Hm. »
    « L’année dernière, j’ai rompu avec mon petit ami qui me trompait depuis près d’un an… »
    « Quoi ? »
    « Pas besoin de s’étaler là-dessus… Evite de m’interrompre à tout bout de champs. Bref, six mois plus tard j’ai accepté d’aller en boîte pour fêter l’anniversaire d’une amie. Là, je t’ai rencontré et j’ai fais une chose qu’il ne m’était encore jamais arrivé, j’ai terminé la nuit avec toi. On passera sur les détails, j’imagine que tu t’en souviens aussi bien que moi… Quoique… »
    « C’est bon, j’ai pas non plus une mémoire de poisson rouge, je te remercie. »

    Je lui offris un sourire amusé alors qu’il me lançait un regard noir.

    « Comme convenu, nos chemins se sont séparés là et auraient d’ailleurs du le rester mais… il faut croire que le destin en a voulu autrement… J’ai repris ma petite vie tranquille, au grand damne de mes meilleures amies qui croyaient qu’une fois le premier pas fait, je recommencerai à sortir tous les soirs comme quand j’avais encore 18 ans… Passons. Un mois et demi après notre… euh… aventure… j’ai commencé à me sentir mal chaque matin sans pour autant m’inquiéter. Ce n’est qu’en surprenant une conversation de l’infirmière du lycée que la vérité m’est revenue en pleine figure, et je peux t’assurer que ça m’a fait très mal. »
    « Stop, là je suis plus. De quel lycée tu parles ? »
    « Eh ? Ah, c’est vrai que tu ne sais pas. Je suis prof dans un lycée. Un jour alors que je corrigeais des copies en salle des profs, l’infirmière est entrée en grande conversation avec une collègue. Elle parlait d’une étudiante qui pensait être enceinte et était venu lui demander conseil. Les infos se sont imbriquées dans mon cerveau et j’ai filé à l’hôpital où on m’a confirmé que j’étais enceinte. Jusque là, c’est bon ? »
    « Hm. »
    « Pendant quelques jours, j’étais perdue, je ne savais vraiment pas quoi faire, et après avoir discuté avec une amie j’en suis venue à la conclusion que je devais tout de même t’avertir. Pendant près de deux semaines, je suis allée chaque soir en boîte dans l’espoir de te croiser. »
    « Ehhh ? »
    « Ca t’étonne tant que ça ? J’avais aucun autre moyen de te contacter je te rappelle. Bref, le soir où je t’ai enfin trouvé, je m’étais dit que si jamais c’était pas le cas je laisserai tomber. Et là, comme par enchantement, tu es entré dans mon champ de vision. J’imagine que tu te souviens de la suite. »
    « Oui. Tu m’as dit que tu étais enceinte et que j’étais le père. »
    « Et tu ne m’as pas cru, ce dont je ne te tiens pas rigueur, après tout je m’y attendais. »
    « J’ai quand même réagit assez violemment. »
    « C’était logique mais bon. Par la suite, je suis sorti de ta vie avec l’intention de ne plus jamais y remettre les pieds mais là encore, je me suis trompée. »
    « Parce que je suis venu te voir. »
    « Et tu as choisi pile le bon jour pour venir. J’avoue, là c’est moi qui suis perdue, je n’ai toujours pas compris pourquoi tu étais venue. Et quand les infirmières m’ont dit que tu étais resté jusqu’à la fin de l’accouchement et que tu as attendu de savoir qu’on allait bien tous les deux pour partir, j’ai été encore plus perdue. Et là, tu réapparais à nouveau comme par magie un peu plus de deux semaines après. Sérieux Ryo, je te suis pas du tout. Je sais pas ce qui te passe par la tête alors je vois mal comment je pourrais t’aider. »
    « C’est vraiment mon fils, n’est-ce pas ? » demanda-t-il soudainement en relevant les yeux pour me fixer sans ciller.
    « Ha… Hai. » répondis-je, prise de court. « Enfin, légalement il n’a pas de père. »
    « Comment ça ? »
    « A l’état civil, il est né de père inconnu. Je n’allais pas mettre ton nom tout de même ! Pas envie de voir débouler des paparazzis sous ma fenêtre ! »
    « So ka. »
    « Tu… tu es enfin prêt à l’admettre ? »
    « Hmm. Tu n’as pas du tout le comportement de la nana qui veut à tous prix refourguer son gamin à une célébrité. »
    « Ravie de l’entendre. Mais ma position reste la même. Je ne t’ai pas informé pour obtenir quoique ce soit si ce n’est ma tranquillité d’esprit. »
    « Tu refuserais donc si je te proposais de l’aide… »
    « Tout dépend de l’aide que tu proposes… »
    « Eh ? »
    « Si c’est pour me laisser tomber à la moindre difficulté c’est non. Si ton aide se résume à me faire un virement chaque fin de mois c’est aussi non. »
    « Et si je veux m’impliquer dans la vie du bébé ? »
    « Comment ? »
    « Je ne sais pas moi ! En le gardant de temps en temps, en m’occupant de lui moi aussi… »

    Il semblait sincère, je ne pouvais pas m’opposer à ce qu’il veuille s’impliquer, après tout, n’était-ce pas ce que j’avais secrètement espéré tout ce temps ? Je restais cependant silencieuse et il sembla comprendre que je pesais le pour et le contre puisqu’il m’offrit un superbe regard mi-déterminé, mi-suppliant.

    « Je peux le voir au moins ? » demanda-t-il soudainement.

    Comme un automate, je hochais la tête et lui fit signe de me suivre. La pièce qui me servait auparavant de chambre était devenue une nurserie. Elle était plongée dans le noir mais j’allumais deux petites lampes de chevets à côté de l’entrée qui diffusèrent une douce lueur tamisée. Il faisait assez clair pour qu’on ne se cogne pas contre les meubles et en même temps la lumière n’était pas trop violente. Ryo me suivait de près alors que je m’approchais du couffin où dormait mon fils. Je me penchais dessus et caressait la joue de l’endormi avant de poser ma main sur son front. Il dormait paisiblement, ses douleurs semblaient l’avoir quitté pour le moment. Je souris tendrement puis tournais mes yeux vers Ryo qui le fixait avec une attention curieuse.

    « Comment l’as-tu appelé ? » chuchota-t-il.
    « Yukihiro. » répondis-je sur le même ton.
    « Yukihiro ? C’est joli. »

    Il regardait Hiro avec un mélange d’émerveillement et de crainte, ce que je pouvais tout à fait comprendre, il ne devait pas avoir l’habitude de côtoyer des bébés, encore moins quand ils ont à peine quelques jours…

    « Tu veux le porter ? »
    « Eh ? Tu veux dire que tu acceptes que je… »
    « Mm. Mais tu n’as pas intérêt à me faire regretter ma décision. »

    Il me sourit largement, heureux que j’ai cédé, et hocha la tête avec entrain. Puis il retourna son regard vers le berceau et se fit plus hésitant.

    « Je ne sais pas, il est si petit… »
    « Contrairement à ce qu’on peut penser, les bébés ne sont pas en verre, tu ne risques pas de le casser… »
    « Sûre ? »
    « A 200 %. »

    Il hocha la tête, l’air concentré et me regarda faire alors que je sortais le bébé du berceau. Yukihiro avait le sommeil lourd, il ne broncha même pas alors que je le plaçais avec délicatesse dans les bras de son père.

    « Là, soutiens bien sa tête pour qu’elle ne parte pas en arrière… »
    « Comme ça ? » demanda-t-il en joignant le geste à la parole.

    Je hochais la tête et lui sourit tout m’éloignant d’un pas, laissant le père faire connaissance avec son fils… J’observais la scène avec tendresse alors que Ryo ne lâchait pas Hiro des yeux, s’émerveillant comme un gosse devant son cadeau de noël. Finalement, je n’aurais peut-être pas à regretter cette décision…


    Une heure plus tard

    Je reposais la théière sur la table après avoir remplis nos deux tasses, puis m’installais dans mon fauteuil en face de lui.

    « Alors ? Qu’est-ce que tu en dis ? » demanda-t-il.
    « Tu as déjà gardé un bébé ? »
    « Eh bien… Je me suis déjà occupé de mes neveux… »
    « Tu les as changé ? Tu leur as donné à manger ? »
    « Euh non… »
    « So ka. »
    « Mais je peux apprendre ! » ajouta-t-il précipitamment ce qui me fit sourire. « On peut faire un essai si tu veux…. »
    « Un essai ? De quelle manière ? »

    Il haussa les épaules et sembla réfléchir. Nan mais je vous jure ! Il proposait quelque chose mais au fond il ne savait lui-même pas quoi … Les hommes….

    « Je pourrais m’occuper de lui en ta présence, tu n’interviendrais que s’il y a un problème. Ca te permettra de voir comment je me débrouille sans pour autant intervenir. Tu pourras te reposer un peu. »
    « Si je peux me permettre, toi aussi tu as besoin de dormir. »
    « J’ai l’habitude. »
    « C’est pas une question d’habitude ! Ton corps a besoin de moments de pause. »
    « Merci de t’inquiéter mais je vais bien… »
    « Soit. Faisons un essai. Quand ? »
    « Tout de suite ? »
    « Eh ? »
    « Je ne travaille pas demain. »
    « Mais je… enfin… »
    « Le temps d’aller récupérer quelques affaires et je reviens… Dis oui, s’il-te-plait ! »
    « Tu me fais penser à un gosse qui demande une faveur à sa mère… »
    « Bonjour la comparaison… »
    « Désolée. Bon, ok. Mais on va procéder autrement. »
    « Comment ? »
    « Aujourd’hui, considère ça comme une formation. On fera un essai en conditions réelles plus tard. »

    S’il me faisait l’effet d’un gosse, je me faisais l’effet d’un instructeur ce qui n’était pas franchement fait pour me plaire. Ryo hocha la tête et but son thé presque cul sec avant de se lever et de renfiler chapeau et lunettes de soleil.

    « Je reviens pour quelle heure ? »
    « Quand tu veux, je ne bouge pas d’ici. » répondis-je en levant les yeux vers lui.

    Il hocha une nouvelle fois la tête avant de tourner les talons et quitter mon appartement. La soirée promettait d’être très intéressante…


    Fin d’après-midi

    Ryo revint sur les coups de 16h et je fus surprise de le voir débarquer les mains vides. N’avait-il pas dit qu’il allait chercher quelques affaires ? Je lui lançais un regard surpris alors qu’il passait à côté de moi et rejoignait le salon où Yukihiro était installé dans un petit lit sur le canapé. Il était réveillé depuis un petit quart d’heure et observait son environnement avec de grands yeux étonnés. Ryo se stoppa net en le voyant et je lui fonçais dedans sans le vouloir.

    « Désolée. »

    Il avait sursauté au moment du choc et me jetait un regard étonné, comme s’il se demandait ce que je faisais là. Haussant un sourcil, je lui lançais moi-même un regard curieux.

    « Je croyais que tu allais récupérer des affaires… »
    « Ah ? Eto… Je vais pas m’installer chez toi alors… Pas la peine d’emmener de bagages. Je me suis simplement douché et changé… »

    Et c’était vrai qu’en y regardant de plus près, il n’avait pas la même tenu. Mais bon, moi, même pour une soirée/nuit, je ne venais pas les mains dans les poches.

    « Et tu dors comment ? Je veux dire… »
    « En général, en sous-vêtement, mais si ça te gêne, je reste habillé… »
    « C'est-à-dire que… oui, ça sera sûrement mieux… »

    Déjà qu’on aura à se partager le salon… Pourquoi j’ai accepté déjà ? Dans quelle folie je me suis encore embarquée ?

    « Il est réveillé à ce que je vois. » dit Ryo en me tirant de mes pensées.
    « Ah ? Oui. » souris-je en retournant m’asseoir près de mon fils à qui je tendis son doudou.

    J’invitais Ryo à s’installer ce qu’il fit avec nervosité.

    « Si tu veux changer d’avis, il est encore temps. »
    « Non ! Je veux dire… J’ai pas changé d’avis, c’est juste que… »
    « Tu es nerveux. »
    « C’est pas tous les jours qu’on accepte le fait qu’on est père. » marmonna-t-il.
    « Je comprends. »
    « Bon. On commence par quoi ? » demanda-t-il en souriant.
    « Que d’enthousiasme tout d’un coup ! Je m’apprêtais à aller le changer quand tu as sonné… Leçon numéro 1, changer une couche. »
    « Ehhhh ? »
    « Il faut bien commencer quelque part… » dis-je en prenant le bébé dans mes bras, un sourire malicieux sur le visage.

    Il ne le vit pas, fort heureusement, il aurait vu que je me fichais de sa poire. En attendant sa réaction avait été celle à laquelle je m’attendais. Je l’entraînais à ma suite dans la salle de bain où commença la première de toute une série de leçon… S’il n’avait pas fut d’ici quelques jours, je saurais pour de bon à quoi m’en tenir.

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Ven 6 Nov - 17:12

"Tu me fais penser à un gosse qui demande une faveur à sa mère…"
Déjà, me suis trop marrée avec cette phrase-là xDD C'est trop ça ! xD Un gamin capricieux xD
Et cette première leçon ! xD Roh la vache, elle commence par le plus horrible là xDD Quoique, les cris en milieu de nuit ne doivent pas être mieux xD
Mais j'adore les réactions de Ryo xD Il veut essayer mais il stresse et paniquerai presque à la première leçon xDD Suzu est légèrement machiavélique sur les bords xD
Mais le point de vue de Suzu me plaît toujours autant. Elle n'ira pas vers Ryo, elle sait que ça ne servirait qu'à compliquer les choses mais si Ryo vient elle ne le renvoie pas, elle lui accorde une chance. (Au passage, imaginer Ryo en papa poule, c'est trop chou xD)

Ryo va passer la nuit chez elle... Tu sais quoi, je vais te surprendre mais j'ai pas vraiment envie qu'il se passe quelque chose entre eux u_u (Moi, je dis ça ?? O_O) Enfin, ça me plairait bien d'un côté, hein xD Mais je trouve que ça gâcherai peut-être un peu la nouvelle relation qu'ils sont en train de construire... Après, je suis contre aucune des deux solutions, tu fais comme tu veux, c'est toi qui écris xD

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Ven 6 Nov - 17:24

J'aime la façon de penser de Suzu =)
Et Ryo me fait marer xD
Comment il panique lol
Les cours risques d'être bien drôle =)

Moi non plus j'ai pas vraiment envie qu'il se passe quelque chose entre eux. C'est déjà assez compliqué comme ça pour l'instant xD

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MessageSujet: Re: [Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}   Ven 6 Nov - 22:46

très bien comme fict..... me dis pas qu'elle es finit ?
non veut pas , je veut encore lire ryo en papa pas douer ^^
lol

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[Mini-fic] Coup de Folie {U.C.}

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